dimanche 18 mars 2012

Des milliards de tapis de cheveux d'Andreas Eschbach


Nombre de pages: 314
Auteur: Eschbach Andreas
Edition: L'Atalante
Emprunt bibliothèque
Challenge:

Mon avis:
C'est une histoire bien étrange que nous raconte l'auteur. Sur un planète éloignée et aux conditions climatiques difficiles des hommes tissent. Rien d'exceptionnel jusqu'ici, mais ils tissent les cheveux de leurs femmes et de leurs filles. Chaque homme ne peut faire qu'un seul tapis dans sa vie. Les tapis vendu sont convoyés jusqu'au palais de l'Empereur. Mais il n'y a pas qu'une planète de tisseurs et encore plus mystérieux il n'y a pas un seul tapis dans le palais de l'Empereur. Alors pourquoi ces tapis?
On découvre d'abord un monde avec une religion particulièrement contraignante, (chaque tisseur n'a le droit qu'à un seul fils), qui prône l'obéissance et l'adoration d'un Empereur-Dieu. Très vite l'auteur élargit notre vision à un Empire avec à sa tête un Empereur immortel et une rébellion opportune, puis un trou noir ...
Il n'y a pas vraiment de personnages principaux si ce n'est les tapis. Mais on partage une tranche de vie de nombreux personnages. C'est par eux que l'on comprends toute la substance de ce monde.
J'ai tourné chaque page de ce livre pour savoir pourquoi ces tapis de cheveux étaient fabriqués. Et lorsque la réponse arrive ma réaction fut la même que celle du personnage a qui elle fut révélée.
Le style est agréable. J'ai dévoré le livre en quelques heures. Plus qu'une histoire l'auteur nous montre les dangers de l'endoctrinement.

En résumé: Un livre particulièrement bien écrit qui nous pousse à nous demander pourquoi?, et à se rendre compte que la la folie est facile.

4ème de couverture:
Noeud après noeud, jour après jour, toute une vie durant, ses mains répétaient les mêmes gestes, nouant et renouant sans cesse les fins cheveux, comme son père et le père de son père l'avaient fait avant lui...
N'est-ce pas étrange qu'un monde entier s'adonne ainsi au tissage de tapis en cheveux? L'objet en est dit-on, d'orner le Palais des Etoiles, la demeure de l'Empereur. Mais qu'en est-il de l'Empereur lui-même? N'entend-on pas qu'il aurait abdiqué? Qu'il serait mort, abattu par des rebelles?
Comment cela serait-il possible? Le soleil brillerait-il sans lui? Les étoiles luiraient-elles encore au firmament?
L'Empereur, les rebelles, des milliards de tapis de cheveux; il est long le chemin qui mène à la vérité, de la cité de Yahannochia au Palais des Etoiles, et jusqu'au Palais des Larmes sur un monde oublié...

Entre Chiens et Loups de Malorie Blackman


Nombre de pages : 396
Auteur : Blackman Malorie
Edition: Milan
Emprunt bibliothèque
Challenge : Big Challenge n°27

Mon avis :
Callum et Séphy sont jeunes et amis, malgré la société. Car ils grandissent dans un monde inégalitaire où la couleur de votre peau dira si vous êtes privilégié ou désavantagé. Mais lorsqu'on est enfant et que l'on s'aime tout paraît possible.
L'univers décrit par Malorie Blackman est régi par un racisme individuel et d'Etat. J'aurais aimé croire qu'il ne s'agissait que d'une idée saugrenue d'un auteur de science fiction, mais hélas elle s'est inspirée de situation bien réelle, (l'apartheid d'Afrique du sud, la ségrégation, les castes en Inde,...).
Ici on découvre la situation du point de vue des deux héros. Callum fait partie des nihils et grâce à une évolution de la loi il peut enfin aller au collège. Séphy, en plus d'être une Prima, est la fille d'un membre important de la classe politique. Ils se sont rencontrés lorsque la mère de l'un était la domestique de l'autre. Ils sont amis mais on sent très vite qu'ils seront plus que cela.
Si Séphy est assez rêveuse et ne se rend pas compte des difficultés que leur amitié peut susciter, Callum lui est réaliste et sait que leur histoire sera au mieux compliquée au pire impossible.
Autour d'eux et de leur découverte des émotions adolescentes, les évènements de l'Histoire les rattrape. L'esclavage a été aboli il y a 100 ans et pourtant la situation des nihils est loin d'être meilleure qu'avant. Même si sous la pression les Primas ont pris des mesures pour garantir plus d'égalité, il ne s'agit que d'apparences. Certains nihils vont , pour l'égalité, se livrer à des actes terroristes.
La fin est terrible. J'ai souvent l'habitude de lire la fin des livres pour m'assurer des intentions de l'auteur. Ici j'avais confiance. Niaisement je pensais que, comme il s'agit d'un roman jeunesse et qu'il est déjà bien noir vu le sujet dont il traite il y avait de l'espoir...
Règle n°1 : Ne jamais faire confiance à un auteur, la plupart n'aime pas la facilité (ou me faire plaisir, c'est au choix!)

En résumé : Un livre noir sans concession, dans peu de temps je lirais les autres tomes, avec une certaine appréhension, malgré mon coeur de pierre j'ai besoin d'espoir!

4ème de couverture:
"Callum m'a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m'a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres et mon nez et mon front. J'ai fermé les yeux et je l'ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pris le relais et ont à leur tour exploré mon visage. Nous allions faire durer ce moment. Le faire durer une éternité. Callum avait raison: nous étions ici et maintenant. C'était tout ce qui comptait. Je me suis laissée aller, prête à suivre Callum partout où il voudrait m'emmener. Au paradis. Ou en enfer."
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coup de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Séphy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin...
Et s'ils changeaient ce monde?

A Mélie, sans mélo de Barbara Constantine


Nombre de pages: 244
Auteur : Constantine Barbara
Edition: Calmann-Levy
Emprunt bibliothèque
Challenge: Baby challenge Littérature Contemporaine

Mon avis:
C'est l'histoire d'un été. Mélie vieille dame plein de Peps et de fantaisie a reçu ses résultats d'analyse. Elle se moque de savoir, elle a décidé de se consacrer pleinement à sa petite fille Clara.
J'ai lu ce roman d'une traite, une fois ouvert je n'ai pu le refermer avant la dernière ligne, et même là ce fut difficile.
L'auteur ne nous raconte rien de bien compliqué mais c'est un fabuleux portrait de la vieillesse. Un portrait gai, plein de tendresse. Cela me donne envie de vieillir pour être comme Mélie, ou alors comme Tatie Danielle, j'hésite!!
Mélie est la grand-mère idéale et les vacances passées par Clara sont un rêve. Entre Farniente, moment d'intimité avec sa grand mère et aventures amicales et amoureuses, tout est décrit avec joie et bonheur. Ce livre m'a rappelé mes vacances chez mes grands-parents.
J'ai également aimé les histoires d'amours sur trois génération. D'abord Clara, qui du haut de ses 10 ans, nourrit de tendres sentiments envers Antoine, jeune garçon plein de ressources. C'est un amour pur mais néanmoins sincère et intense. En parallèle vous avez l'histoire d'amour entre Fanette, la mère de Clara, et Gérard. Un passion fortuite entre deux anciens amants qui se sont rencontrés trop tôt et qui se retrouve par hasard! Et enfin Mélie et Marcel, leur histoire est celle qui m'a le plus émue. Ils vivent cet amour au Crépuscule de leur vie et pourtant c'est beau et fort. Un joli portrait de l'amour à tous les âges.
Ce livre m'a fait sourire et rire. J'ai aimé les ressorts comiques dont celui des vélos, un comique de répétition, j'attendais la chute avec plaisir.
Le style de l'auteur m'a quelque peu déconcertée au départ. C'est du langage parlé! Mais au bout de quelques chapitre l'histoire passe au premier plan.
Il existe d'autres personnages que ceux cités au-dessus, ils sont tous attachants.

En résumé: Un merveilleux petit livre.

4ème de couverture:
Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Sa petite fille, Clara, vient pour la première fois passer toutes les vacances d'été chez elle. La veille de son arrivée Mélie apprend qu'elle a un problème de santé... Elle verra ça plus tard. La priorité, c'est sa Clarinette chérie!
Mélie, le mélo, c'est pas son truc. Elle va passer l'été (le dernier?) à fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi ... le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique, Fanette, sa mère, qui va lui trouver un beau-père, Bello, son parrain, qui va agrandir sa bande de filleuls musiciens. Et puis, comme la vie est vraiment dingue des fois, il y à Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour ... Cent cinquante ans à eux deux? Mais quand on aime, on ne compte pas!

samedi 17 mars 2012

Kafka sur le rivage de Haruki Murakami


Nombre de pages: 619
Auteur : Haruki Murakami
Edition : Belfont
Emprunt bibliothèque
Challenge : Baby Challenge Littérature Contemporaine



Mon avis:
L'avantage avec les challenges est que je ne lis plus les 4èmes de couvertures , ce qui ne m'empêche pas de lire de merveilleux livres. Ici la 4ème de couverture en dit beaucoup trop. Elle ne laisse que peu de place au roman. Du coup, petit changement la 4ème de couverture viendra dorénavant à la fin.
Kafka Tamura, 15 ans, a eut une enfance marquée par l'abandon de sa mère à l'âge de 4 ans. Elle le laisse seul avec un père artiste et maltraitant. Il jette sur son fils une malédiction antique qui place la destinée du jeune Tamura sous de sombres hospices. Kafka décide de fuir Tokyo, son père, son destin. Ses pas le conduiront à Takamatsu dans une bibliothèque étrange.
Nakata, est un vieil homme simple, naïf et bon. Un "accident" dans son enfance a fait de lui un être à part. Il ne sait pas lire, il ne se souvient de rien mais il parle aux chats. Ce don le conduira à découvrir des forces mystérieuses qui feront de lui un héros. En chemin il rencontrera Hoshino, un jeune routier perdu qui le secondera dans sa mission.
Kafka sur le rivage est un roman à la fois sombre et lumineux. Le fantastique est présent à chaque ligne. Il s'agit de deux voyages initiatiques, l'un fuit, l'autre suit un chemin qui lui est imposé.
Ce roman m'a donné envie de découvrir les légendes japonaise (Le dit de Gengis), ainsi que les auteurs. Les personnages sont tous attachants et liés les uns aux autres par le destin. Un des personnages parle de Tragédie grecque et c'est vrai que ce roman a un petit goût de Tragédie.
Mon personnage préféré est celui de Oshima. D'une parce que j'aime sa personnalité son humour. La scène avec les deux féministes est un délice. D'autre part parce qu'il aide et aime Kafka sans question, sans condition.
Autres personnages Sakura et Mlle Saeki, sont deux femmes qui indépendemment de leur qualité ramène Kafka à sa malédiction familiale et à sa condition de jeune homme de 15 ans découvrant sa sexualité.

En résumé : Un livre fantastique qui nous parle de quête et de destin.

4ème de couverture:
Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d'initiation où se déploient, avec une grâce infinie et une imagination stupéfiante, toute la profondeur et la richesse de Haruki Murakami. Une oeuvre majeure, qui s'inscrit parmi les plus grands romans d'apprentissage de la littérature universelle.
Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui.
Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse.
Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore ... Avant de voir leur destin converger inexorablement, et de découvrir leur propre vérité.

jeudi 15 mars 2012

Les chroniques des Crépusculaires de Gaborit Mathieu



Nombre de pages: 304

Auteur: Gaborit Mathieu

Edition: Mnémos

Emprunt Bibliothèque

Challenge:


4ème de couverture:

Il existe un endroit occulte, source de nombreuses légendes, que l'on nomme Souffre-jour. Niché sous l'ombre éternelle d'un arbre gigantesque, c'est un collège où les maîtres d'armes et de magie enseignent les arcane d'un pouvoir étrange. Plongé dans cet univers mystérieux, Agone, fils du défunt baron de Rocheronde, se retrouve confronté aux forces les plus obscures. Tantôt élève, tantôt conspirateur, il tente de survivre au centre d'un écheveau d'intrigues qui convergent vers un dessein caché: qui sont ces mages de l'Eclipse qui hantent les abords du collège? Qui est l'énigmatique Diurne, dissimulé au tréfonds de l'Arbre noir? Agone doit se battre s'il ne veut pas sacrifier son idéal. Ses cauchemars le rattrapent ... Trouvera-t-il son salut dans le pouvoir de l'Accord, la musique de l'esprit? L'avenir du royaume est entre ses mains, une poigne fermement accrochée à une rapière dotée d'une âme...

Ainsi commencent Les Chroniques des Crépusculaires, la genèse d'un monde flamboyant, peuplé de créatures étranges, tiraillé par les conflits des nobles et des mages avides de puissance, et enchanté par l'inoubliable magie des Danseurs.


Mon avis:

Agone, jeune homme au passé noir forgé par son père le Baron de Rocheronde, a décidé de renoncer à son titre et à ses terres pour suivre le chemin pacifique et altruiste du collège de Préceptorale. Le testament de son père, qui lui enjoint de rejoindre Souffre-jour pour une durée minimale de six jours, va mettre à mal sa volonté. Tout semble se liguer contre lui et la destinée noble qu'il s'était choisi. Plus Souffre-jour s'approche et plus Préceptorale s'éloigne. De pacifiste, Agone deviendra malgré lui un guerrier. Le royaume d'Urgemand est cerné par ses ennemis à l'intérieur comme à l'extérieur.

L'univers de Mathieu Gaborit est d'une richesse extraordinaire. On ne peut que regretter que le livre ne soit pas plus long. C'est avec joie que j'aurais arpenté tous les recoins de ce monde pour en appréhender toutes les richesses, tous les mystères. Les créatures de légendes sont nombreuses. Vous trouverez des lutins , sensibles et proches de la natures et des saisons, des farfadets, à l'âme tortueuse, des nains, grands bâtisseurs, des fées noires, accoucheuses de merveilles, des licornes, des ogres, des sirènes. Ils ne sont pas tous étudiés en profondeur et on ne peut que le regretter. J'aurais aimé tout connaître de ces créatures. Il y a aussi le peuple des Danseurs, source de magie. Ces petits être m'ont particulièrement émue de part leur fragilité, leur grâce. On ne peut qu'être choqué, révolté face aux Obscurantistes. Les arbres du Souffre-jours sont également des entités "magiques" liées à Diurne. Comme vous le voyez un univers très riche et ici il n'a pas été évoqué la magie, celle des Mages, liée aux Danseurs, celle des Accordés, liée à la musique, celle des invocateurs, liée aux démons. Trois cent pages c'est insuffisant pour être rassasiée de ce monde.

Agone, le personnage principal, est très attachant. J'ai aimé la façon qu'il a eut de s'attacher à la fée noire, Amertine. Il subit sa destinée mais je trouve qu'il reste sympathique malgré les situations qui ne luis donnent pas forcément le beau rôle.

L'histoire est bien pensée. On découvre petit à petit l'ampleur du complot et ses conséquences.


En résumé : Pourquoi ce livre n'est-il pas trois fois plus gros?

mercredi 14 mars 2012

Emma de Jane Austen

Nombre de pages: 512
Auteur: Jane Austen
Edition:
Emprunt bibliothèque
Challenge :

4ème de couverture:
Orpheline de mère, seule auprès d'un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s'est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille qu'elle a recueillie chez elle. Ce faisant, ne s'est-elle pas attribué un rôle qui n'est pas (ou pas encore) pour elle? Son inexpérience des coeurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu'elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes.

Mon avis:
J'ai découvert Jane Austen avec Orgueil et préjugés. J'avais trouvé Elisabeth Bennett, l'héroïne, attachante et sympathique et c'est à regret que je l'ai quittée à la fin du livre. Ici l'héroïne, Emma Woodhouse, a suscité des sentiments forts différents. En effet je l'ai trouvée au mieux agaçante au pire antipathique. Elle n'a trouvé grâce à mes yeux que dans les derniers chapitres lorsqu'elle a enfin céssé de se mêler de ce qui ne la regarde pas et de créer des catastrophes. Mais jusque là je n'ai fait que lui souhaiter des malheurs (renard enragé, gredins, voleurs, assassins, météorites, ...). En fait j'ai trouvé la plupart des personnages agaçants. Pourtant le style de Jane Austen est toujours aussi agréable à lire. Mais suivre les aventures de personnages que vous n'aimez pas n'a rien d'une sinécure. A la rigueur le seul que j'ai apprécié est Mr Knightley, image même du gentlemen anglais.

Jane Austen, sous couvert d'histoire de mariage, nous fait découvrir la vie de cette société anglaise de nanti. Il s'agit de portrait de femmes libres même si paradoxalement elles sont très dépendantes de leur statut social. Elles peuvent travailler si elles le doivent (Miss Taylor, Miss Fairfax) , épouser qui elles désirent. J'aime les rapports hommes-femmes de ces romans. La passion passe par les paroles, les regards, les silences et lorsqu'elle atteint son comble ils peuvent même se prendre la main ou le bras,( scènes censurées au moins de 18 ans!!!).

En résumé: Même si j'ai aimé le style du roman il m'a été difficile de passer outre l'aversion suscitée par le personnage d'Emma.

lundi 12 mars 2012

Le livre sans nom d'Anonyme



Nombre de pages: 461
Auteur: ?
Edition : Sonatine
Emprunt Bibliothèque
Challenge : Baby challenge Thriller,

4ème de couverture:
Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets ...
Un serial killer qui assassine ceux qui ont eut la malchance de lire un énigmatique livre sans nom ...
La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique ...
Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d'arts martiaux,une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d'oeil à Seven et à The Ring ... et voilà le Thriller le plus rock'n'roll et le plus jubilatoire de l'année!

Mon avis:
Déjà quelle histoire étrange que celle de ce livre. L'auteur, refusé par les maisons d'éditions, est passé directement par Internet pour le vendre. Face au succès il a signé avec Sonatine. Aujourd'hui "le livre sans nom" est le premier d'une trilogie. Comme quoi la persévérance ça fonctionne!!
Jusqu'ici les thrillers que j'ai lus avaient une certaine logique. Le surnaturel apparaissait au début du roman pour trouver des explications rationnelles à la fin. Ici ce serait presque l'inverse.
Pour ceux qui connaissent, cela m'a fait penser au film "une nuit en enfer" de Robert Rodriguez avec Quentin Tarentino. Tout commence de façon "normale" et à un moment ça part en vrille !!
Pour ce qui est de l'histoire en elle-même elle se découvre peu à peu. On met un certain temps à découvrir tous les tenants et aboutissants de l'affaire.
Un regret : La pléthore de personnages. On ne suit personne en particulier et tout le monde en général. Du coup je ne me suis attachée à aucun d'eux. Dommage!!!
J'ai lu le synopsis du prochain tome "l'oeil de la lune", il semble être centré sur le Bourbon Kid. Vu ce qu'on apprends de lui ici cela peut être fort intéressant.

En résumé: Un livre déroutant qui ne vous laisse pas le temps de respirer mais hélas qui ne permet pas de s'identifier ou même de s'attacher à un personnage.

dimanche 11 mars 2012

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer

Nombre de pages : 391
Auteurs: Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
Edition : Nil
Emprunt Bibliothèque
Challenge : Baby challenge Littérature Contemporaine

4ème de couverture:
Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique; celui d'un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l'occupant allemand : le "Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates". De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour, d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey ...

Mon avis:
Il est agréable de découvrir une histoire et des personnages par le biais d'échanges de lettres. On entre petit à petit dans l'intimité de Juliet mais aussi dans celle des autres personnages. J'ai eut l'impression de recevoir du courrier d'amis.
L'histoire est celle d'amoureux de la lecture. Certains y sont arrivés de leur plein gré d'autres par le détour d'évènements imprévisibles. Il est agréable de lire un roman qui nous parle de romans. Dans les arguments évoqués pour l'attrait de la lecture je me suis reconnue. Notamment dans le caractère de Juliet, capable de quitter un homme qui ne comprend pas l'importance de sa bibliothèque. J'ai partagé avec Isola la découverte d'Orgueil et préjugés de Jane Austen. C'est un roman que je viens aussi de lire il y a quelques jours et je ne sais pas comment j'ai pu vivre sans jusqu'ici!
Tout comme Juliet je me suis attachée à Elisabeth, l'absente si présente.
Ce livre est aussi l'histoire d'un groupe réuni de façon fortuite face à l'occupation. Il n 'y a pas ici d'actes de résistances flamboyants et pourtant pour moi ils ont résisté. Ils sont restés profondément humains, dans le sens le plus noble du terme.
Les personnages sont nombreux et tous attachants je ne les décrirai donc pas tous.
Juliet, écrivain et journaliste, est pleine de vie, intelligente, ouverte et impulsive. J'aime l'humour qu'elle met dans ses écrits.
J'ai un petit coup de coeur pour le personnage d'Isola, dame excentrique et affirmée. Sa franchise est désarmante. J'ai adoré la façon qu'elle a eu de se décrire. Un délice!!
Et pour finir un personnage antipathique,( parce qu'il en faut). Markham Reynolds, le macho bas du front dans toute sa splendeur. Même s'il est décrit par Juliet comme un homme plein d'élégance je l'imagine plus facilement avec une peau de bête et un gourdin. Il est plein de suffisance. J'ai adoré le détester.

En résumé : Un livre qui se lit facilement et se termine avec regrets. Il est difficile d'accepter de ne plus avoir de nouvelles de ces gens que l'on a appris à connaître et à aimer.

samedi 10 mars 2012

Le pacte des marchombres Tome 1 - Ellana de Pierre Bottero


Nombre de pages : 426
Auteur : Pierre Bottero
Edition : Rageot
Bibliothèque personnelle
Challenges : Big Challenge n°15, Prochaine lecture de sa PAL

4ème de couverture:
-Ellana, le voie des marchombres ne t'apportera ni richesse ni considération, elle t'offrira en revanche un trésor que les hommes ont oublié : ta liberté. Si tu le désires, je peux accompagner tes premiers pas.
-Que voulez vous dire?

Mon avis:
Livre lu dans le cadre du challenge "la prochaine lecture de sa Pal" organisé sur Livraddict par Magda31. Le livre a été proposé par Kouraï. Merci beaucoup, moi qui n'avait pas envie de lire de Fantasy en ce moment (que je peux être bête des fois!!!!).
Une caravane de colons est attaquée par une horde Raï. La seule survivante est une petite fille de cinq ans. Elle est recueillie par deux frères membres du peuple des "petits". Elle va passer les prochaines années dans l'insouciance, découvrant peu à peu la vie dans la forêt maison. Mais un jour un groupe d'humain, en quête de richesse, va faire irruption au sein du peuple des petits et apporté la confusion. Ellana va alors partir à la recherche de son passé et de son identité. Après un séjour à Al Far , elle s'engage avec une caravane d'Itinérants, reprenant le trajet vers le Nord que des années auparavant ses parents avaient parcouru. Là elle découvrira la vérité, mais surtout la voie des marchombres au travers de la personne de Sayanel.

Ellana apparaît comme une jeune fille téméraire, courageuse, pleine d'impertinence et de joie de vivre. Elle avance à la recherche de la vérité, de SA vérité. Au cours de son périple elle va croiser de nombreux autres personnages.
A noter Pilipip et Oukilip, les deux petits qui ont recueilli Ellana. Chacune de leur intervention m'a fait rire ou tout du moins sourire. Ils sont attachants mais totalement irresponsables.
En arrivant parmi les humains elle va faire la connaissance d'un groupe d'enfants désoeuvrés. Parmi eux Oril et Nahis. Oril est un jeune garçon qui se met dans le pétrin. Nahis est vulnérable et trouve dans Ellana une grande soeur et une protectrice.
Pendant son trajet avec la caravane elle fera la connaissance d'Entara, avec qui elle se liera d'amitié et surtout avec le mystérieux Sayanel.
Ce dernier va passer tout le trajet à jauger les capacités d'Ellana. Plus tard viendra Jilano, un maître marchombre reconnu. Il aura un rôle de guide et de protecteur, un petit côté paternel. Et enfin Nillem, entiché d'Ellana, il arpente une voie trouble.
Le style de Bottero est fluide, facile d'accès. Il développe un univers riche qui donne envie de s'y plonger!

En résumé : Un premier tome qui pose tout en finesse une héroïne et un univers que l'on désire suivre tout au long de sa voie!

vendredi 9 mars 2012

Orgueil et préjugés de Jane Austen

Nombre de pages : 369 pages
Auteur : Jane Austen
Édition : 10/18, domaine étranger
Emprunt Bibliothèque
Challenges : Big Challenge n°26 , Challenge ABC

4ème de couverture:
Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen;
Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage : l'héroïne, la vive et ironique Elisabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy?
Si oui, en sera-t-elle aimée?
Si oui encore, l'épousera-t-elle?
Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

Mon avis:
L'auteur nous décrit une société anglaise privilégiée. Ce portrait est délicat et savoureux.
Mrs Bennet, mère de cinq filles, veut à tout prix marier ces demoiselles. En effet, un "entail" dispose que à la mort de M Bennet, faute d'héritier mâle, le domaine de Longbourn, ainsi que la rente afférente, reviendront à M Collins, neveu et clergyman. Mrs Bennet, même si elle est pleine de bonnes intentions, est maladroite dans ses démarches. Elle mets ses filles dans des situations délicates. Tout se précipite quand emménage dans un domaine voisin, Netherfield, un gentilhomme fort bien doté, M Bingley. Celui-ci ne vient pas seul. Il est accompagné de don ami, M Darcy, gentilhomme encore mieux doté mais à l'allure orgueilleuse, de ses deux soeurs et de son beau-frère. Ce petit monde de la société de Londres va côtoyer la société plus rustique de Longbourn et ses alentours. Les différences sociales s'opposent aux élans du coeur.
M et Mrs Bennet apparaissent comme un couple des plus mal assorti. M Bennet est assez désinvolte et vit quasi reclus chez lui, ou plus précisément dans sa bibliothèque. Il semble tout prendre avec nonchalance. C'est cette dernière qui va le pousser à devoir affronter une situation des plus délicate. Mrs Bennet est une mère attentionnée mais maladroite et surtout un peu bête. Elle est inconsciente de l'inconvenance de ses réactions ou même de ses désirs. Je n'ai pu m'empêcher de sourire à chacune de ses interventions.
Les filles Bennett sont au nombre de cinq. Trois dans ce roman ont une véritable importance. Jane, l'aînée, est une jeune fille délicate, optimiste et assez naïve. Avec elle le monde est un vaste champ de fleurs peuplé de créatures angéliques. Il est pourtant difficile de la trouver agaçante, (pourtant j'ai essayé de toute mes forces!!). Elle reste attachante! Elisabeth, la seconde, est l'héroïne. Elle est intelligente, fière. C'est elle que l'on suit tout au long des lignes. C'est un délice de suivre le cheminement de sa pensée, de ses sentiments. Mary et Catherine, viennent ensuite, elles ne sont que des faire-valoir de leurs soeurs. Lydia ... Ah Lydia! Mon premier réflexe, qui il faut le dire laisse parler mon mauvais fond, est de la décrire comme une pintade, elle en a les capacités intellectuelles. Elle est délurée, irresponsable, sotte, ... Une pintade! M Bingley, gentlemen charmant mais influençable. Son caractère facile et agréable en fait un partenaire tout désigné pour Jane. M Darcy est plus maladroit dans ses rapports aux autres que vraiment orgueilleux. Il est aussi intransigeant envers lui-même qu'envers les autres. Sans concession il est un personnage noble et entier. Gravitent autour d'eux de nombreux personnages secondaires. Wickam, tout en apparence et rien dans l'âme, Collins, le laquais obséquieux, Lady Catherine, dame de la noblesse suffisante et ridicule,...

En résumé: Ce roman, malgré son ancienneté, est agréable à lire. Chaque mot est juste. On ressent toute l'intensité des sentiments, des passions, sans qu'il y ait pourtant de contact charnel. Un petit bijou!

mercredi 7 mars 2012

La promesse des Ténèbres de Chattam Maxime



425 pages


4ème de couverture:

New York mégalopole de tous les possibles. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s'oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l'industrie pornographique underground de développe à une inquiétante vitesse. Où l'on vend de la mort filmée en direct.

Au coeur de ce maelström, le journaliste Brady O'Donnel, dans le sillage de Rubis, femme envoûtante, plonge dans l'enfer.

Celui de la promesse des Ténèbres.


Mon avis:

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Thriller sur Livraddict.


Au départ tout paraît simple. Un journaliste, rencardé par un ami, prends rendez-vous avec une actrice X. Il a été choqué, attiré par une vidéo d'une rare violence la mettant en scène sur son site Internet. Au cours de cet entretien la jeune Rubis, après une proposition indécente, se tire une balle en pleine tête. Brady O'Donnel, le journaliste en question, fuit empli de culpabilité et de questions. Il va mener l'enquête pour savoir qui est responsable du suicide de la jeune femme. Mais il va surtout chercher à savoir qui il est. De son coté l'affaire est confiée à Annabelle, la femme policière de Brady, et à Jack, coéquipier un peu trouble de cette dernière. Même si la thèse du suicide semble la plus logique, ils vont pencher petit à petit vers le meurtre et chercher le coupable, pour eux celui qui était avec Rubis sous ce pont où elle s'est donnée la mort. Tout au long du récit les protagonistes vont se croiser, se précéder, se suivre.

Chattam nous entraîne dans les profondeurs de New York et de l'âme humaine. Ces deux descentes se font de manière simultanée.


Brady O'Donnel, le héros, apparaît comme un homme tourmenté. C'est autant après les meurtriers de Rubis qu'il courre qu'après sa part d'ombre. En s'enfonçant dans les souterrains il perd peu à peu pied. Il est partagé entre un certain héroïsme, pétri de valeurs, et une fascination-répulsion pour le Mal. Pour moi, il se lance dans cette quête pour se rassurer sur son humanité, pour être sûr de ne pas être un monstre. Cette recherche de la vérité, de façon paradoxale, l'enfonce chaque minute un peu plus dans le mensonge et la folie.


Les autres personnages :

A noter la femme de Brady, Annabelle, qui réapparaîtra dans d'autres romans de Chattam. Ici elle n'a pas de rôle à proprement parlé, mais on sent qu'au fur et à mesure de l'histoire, de la descente aux enfers de son époux, elle-même prend conscience d'un malaise. Ses rapports à la victime, aux suspects deviennent plus complexes. La fin du roman fini de poser les bases d'un traumatisme psychologique qui sera sans doute exploité ultérieurement.

A noter également Kermitt, le guide déjanté de Brady dans les méandres des bas-fonds. Acteur pornographie et amateur uro-scato, il apparaît à la fois comme sympathique et profondément repoussant.


Le style de Chattam est toujours aussi redoutable. Il y a dans ce roman des passages à la limite du soutenable. Le plus terrible restant que malgré cette horreur le roman reste réaliste. La noirceur de l'âme humaine y est dépeinte dans toute sa monstruosité.


En résumé: Un livre sombre au rythme effréné qui ne nous laisse que peu d'espoir sur l'humain.

lundi 5 mars 2012

Blacksad-Quelque part entre les ombres de Diaz Canales






























48 pages

4ème de couverture:
"Parfois, quand j'entre dans mon bureau, j'ai l'impression de marcher dans les ruines d'une ancienne civilisation. Non à cause de désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l'être civilisé que je fus jadis."

Mon avis:
BD découverte dans le cadre du Big Challenge de Livraddict. Il occupe la place 50 dans ce classement des 100 livres préférés des livraddictitiens.
Blacksad est un détective vieille génération. Il a du caractère, des méthodes particulières et un imperméable. Cet album commence sur l'image du cadavre d'une femme, une ancienne maîtresse de Blacksad. Du coup la recherche du coupable devient une quête personnelle.
J'ai aimé cet album. Son univers sombre m'a tenu en haleine tout au long des images. Les dessins sont sublimes , on en oublierait presque que ces "hommes" ont des traits animaliers. Moi qui ne suit pas à priori favorable à ce style de dessin, ici j'ai trouvé cela naturel, bienvenu. Cet anthropomorphisme, (à défaut d'être facile à écrire), rajoute au caractère des personnages.

En résumé : Un très bel album qui m'a fait penser aux films noirs.

Challenge ABC 2012

Ma liste :

A- Austen Jane - Orgueil et préjugés-380 pages




E- Edding David - La Belgariade

F- Frayer Arthur - Dans la peau d'un maton- 296 pages

G- Graham Patrick - Retour en Rédemption- 448 pages

H- Herbert Franck

I- Indridason Arnaldur - Hiver arctique- 334 pages

J- Jemisin N.K - Les cent milles royaumes



M- Mccaffrey Anne

N- Nabokov Vladimir - Lolita - 470 pages

O- Oates Joyce Carol - La fille tatouée- 405 pages


Q- Quesne Didier - Magicienne- 315 pages



T- Tolkien J.R.R - Le seigneur des anneaux




X- Xinran - Funérailles célestes- 190 pages

Y- Yoshikawa Eiji - La pierre et le sabre- 780 pages

Z- Zelasny - Le cycle des princes d'ambre

sous le soleil de satan de Georges Bernanos


284 pages

4ème de couverture:
"Chemins du pays de l'Artois, à l'extrême automne, fauves et odorants comme des bêtes, sentiers pourrissants sous la pluie de novembre, grandes chevauchées de nuages, rumeurs du ciel, eaux mortes!"
Pour fuir le désespoir, l'hypocrisie et la misère, Mouchette, révoltée mystique, s'est jetée dans le vice et la violence avant de devenir la meurtrière de son amant. Sa rencontre avec l'abbé Donissan, bourreau d'ascétisme et humble vicaire hanté par la présence charnelle du démon, va sceller les destinées de ces deux âmes surnaturellement liées dans le combat furieux du bien et du mal.

Mon avis:
Il y a peu de livres que je n'aime pas, celui-ci en fait partie. J'ai tendance à croire que lorsque le plaisir de lire n'est pas là, la cause est de mon fait et non celui du livre. Une rencontre manquée en somme.
Ici je n'ai pas aimé le style de l'auteur d'abord. Je l'ai trouvé vieillot, lourd. Ma lecture fut laborieuse, difficile.
L'histoire ne m'a pas accrochée non plus. Je n'ai pas retrouvé l'attrait de la 4ème de couverture. L'idée était séduisante. Cette rencontre entre deux caractères s'affrontant pour le bien et le mal. Deux destinées liées et opposées. En fait la rencontre est épisodique. Certes, elle change la vie de Mouchette mais un peu trop rapidement pour moi. Quand à la vie de Donissan, j'en attends encore le récit ...
Les personnages sont fadasses. Je n'ai pas réussi à déterminer si Germaine (alias Mouchette) est une jeune fille naïve, pétrie de fausses espérances, une folle ou une créature douée d'intelligence et vouée au Mal. Je trouve que l'auteur n'a pas assez creusé le personnage. On la décrit comme se vautrant dans le vice (deux amants on est loin des catins de Babylone!!!), la violence (elle tut par accident son amant , plus par un réflexe d'autodéfense que de sang froid).
Pour l'abbé Donissan mon jugement est encore plus sévère. L'entendre qualifier de "saint" toutes les trois lignes m'a quelque peu horripilée. Ses questionnements métaphysiques, ses monologues-dialogues avec les autres personnages, la façon dont le perçoivent les autres me sont rester incompréhensibles. Je n'ai pas perçu en quoi il était "saint", son traumatisme, son don, sa mission.

En résumé: J'ai lu ce livre en me disant qu'il fallait que je m'accroche, que ça allait prendre, puis au bout du compte, je me suis dit "plus que 50 pages, autant le finir".

dimanche 4 mars 2012

Le dernier hiver de Jean-luc Marcastel

441 pages

4ème de couverture:
Un ciel de sang. De la neige à perte de vue. Et une forêt de pins. Des pins qui dévorent tout. Demain, l'Hiver engloutira le monde. Johan refuse de s'agenouiller devant le sort. Par amour, il décide de retrouver celle qui aime. Par amour, son frère Théo, va lui ouvrir la voie. Par amour, ses amis laissent tout derrière eux pour l'accompagner. Pour cela, ils devront pénétrer jusqu'au coeur des Ténèbres... Au coeur de leurs propres ténèbres.

Mon avis:
Ce roman me rappelle la série des Autremonde de Chattam. Dans les deux cas on se retrouve dans un monde apocalyptique avec des êtres humains qui pour survivre évoluent et qui montrent le meilleur comme le pire.
J'ai aimé le dernier Hiver. J'ai trouvé le récit original et complet. On découvre les personnages peu à peu.
Le personnage de Johan-Corbeau est peut être le plus intéressant. Pour se protéger il a créer un alter-égo dénué de tous sentiments. Du coup nous avons deux personnages pour le prix d'un!
Le monde décrit par Marcastel n'est pas terrifiant en raison de la Nature mais bien de la Déshumanisation. En fait je ne sais pas si on peut parler de Déshumanisation parce que c'est hélas bien typique de l'être humain de profiter de la situation pour faire le mal.

En résumé: Un bon roman, il se lit facilement.

God save la France de Stephen Clarke


359 pages

4ème de couverture:
Nom: Paul West
Age: 27 ans
Costume: Paul Smith
Langue française: niveau très moyen
Fonction: jeune cadre dynamique promis à un grand avenir
Occupation: déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français
Ambition: qu'un jour un garçon de café vienne le servir quand il le hèle
Hobby: lingerie féminine
Signe particulier: Paul West serait le fruit d'un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham.

Mon avis:
J'ai trouvé ce roman très divertissant. C'est plein de stéréotypes et c'est ce que j'ai trouvé drôle. En même temps que je le lisais les infos télé annonçaient une grève!! Et pour ce qui est de l'obsession du narrateur avec les déjections canines, je la partage!!! Pourtant je ne vis pas à Paris!!
Télérama dans sa critique sous-entends que ce livre ne peut pas plaire aux français! Je trouve cela tout à fait incorrecte. C'est sur que si on prends tout au premier degré, ou pire comme le sentiment réel de l'auteur ça risque de grincer!! Mais ce livre aurait put être écrit par un provincial qui monte à la Capitale. Oh si!!! Moi qui vit dans la cambrousse profonde je vous promets que je peux dire des énormités bien plus extravagantes sur les Parisiens.
Le plus drôle c'est que l'auteur parle aussi de mon trou de campagne!!

En résumé: C'est léger, pas de la grande littérature (mais je suis pas sure que l'auteur avait l'intention d'être étudié en classe), mais un ouvrage qui vous fait rire sans laisser une trace indélébile dans vos souvenirs.

Hunger Games, tome 3 : La révolte de Suzanne Collins


416 pages

4ème de couverture:
Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très claire : Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quelque soit le prix à payer.

Mon avis:
Je n'ai pas pu résister. Au détour d'une allée de supermarché il était là, et j'ai bien vu qu'il n'attendais que moi. Donc il a rejoint les poireaux et les navets dans le chariot pour un aller simple vers ma bibliothèque!
Le deuxième tome nous laissait avec une Katniss désorientée, kidnappée par les rebelles et seule, Peeta restant aux mains du Capitole.
Dans ce tome Katniss mûrit, grandit. Elle a perdu de son innocence (c'est un peu redondant mais tellement important!). Enfin consciente de ce qu'elle représente, elle ne se fait plus aucune illusion sur ce qui l'entoure.
Je dois dire que même si j'aimais la Katniss naïve et fraîche j'ai une petite préférence pour celle-ci, rebelle et combative. Elle sait pour quoi et pour qui elle se bat. Elle prends des décisions et les assument.
Peeta, mon chevalier moderne. Jeune j'ai adoré les chevaliers de la Table ronde , leurs valeurs, leurs exploits. On retrouve toutes ces qualités chez Peeta. Il est héroïque, même après avoir été torturé par le Capitole.
Tout le long du roman je n'ai eut qu'une angoisse que l'auteur trahisse mon espoir quant aux amours de Katniss et Peeta.
Je n'ai jamais eut beaucoup d'affection pour Gale, ce tome ne me pousse pas vers de meilleurs sentiments. Je le trouve un peu opportuniste.
Sans trop en dire j'ai aimé la fin, elle est très réaliste!

En résumé : Triste, parce que c'est fini mais en même temps ce fut une belle fin.
Mon avis sur le tome 2

Fruits Basket de Natsuki Takaya


205 pages

4ème de couverture:
Tohru, mignonne et courageuse lycéenne, vivait sous une tente, dans les bois. Recueillie pour ses talents en matière de travaux ménagers par la famille de Yuki Soma, un de ses camarades de classe, Tohru vit maintenant entourée de garçons dans une grande maison. Mais ce qu'elle ignore, c'est que la famille Soma est victime d'une malédiction cachée. Certains de ses membres se transforment, dans des circonstances particulières, en un des douze animaux du zodiaque chinois! Avec d'aussi étranges personnages, la nouvelle vie de Tohru va lui réserver de nombreuses surprises.

Mon avis:
Livre lu dans le cadre du Big Challenge 2012 sur Livraddict.
Un manga se lit toujours très facilement. Celui-ci est mignon. Il titille mon coté midinette adolescente. L'histoire est assez classique .On devine facilement le triangle amoureux qui va se mettre en place. La petite orpheline désoeuvrée accueillie à bras ouvert par une riche famille.
Les dessins sont sympas, les notes de bas de pages de l'auteur sont par contre déconcertantes (en tout cas pour moi).
Petit reproche au genre, vu qu'il y a un effort de traduction pourquoi ne pas remettre le texte dans le bon sens. Je sais cela fait partie du genre!!! Et autre bémol les dessins en noir et blanc. Je fais partie de la génération manga télé, pleins de couleurs, du coup quand je lis un manga papier je suis toujours un peu frustrée, (surtout lorsque l'on évoque des cheveux couleurs de feu!!!)

En résumé: C'est mignon mais je ne pense pas continuer.

La couleur pourpre d'Alice Walker



344 pages

4ème de couverture:
Dans la grande tradition du roman sudiste, dénonçant l'oppression raciale et sexuelle dont étaient victimes les femmes noires, la Couleur pourpre fait date. Le livre raconte l'histoire de Célie et Nettie, deux soeurs, séparées à l'adolescence mais liées par un amour indéfectible que ne terniront pas les brimades et le mépris, les guerres et l'absence.
Célie, mariée enfant à un homme violent, ne reçoit pas les lettres que lui adresse Nettie, devenue missionnaire en Afrique, car son mari les subtilise. Ignorant l'adresse de sa soeur, elle-même envoie ses lettres au bon Dieu. Une correspondance qui sauvera deux femmes du désespoir ...
Ayant découvert l'amour dans les bras d'une amie de son mari, Célie parviendra-t-elle à se libérer de sa tragique condition?
C'est tout le sujet de ce roman poignant, mais d'où l'humour n'est pas absent et qui fit assez sensation à sa parution pour obtenir les deux principaux prix littéraires américains, le Pulitzer et l'American Book Award, en 1983. Puis être ensuite porté à l'écran par Steven Spielberg avec le retentissement que l'on sait.

Mon avis:
J'ai lu ce livre dans le cadre des challenges ABC 2012 et Choisir la prochaine lecture de sa Pal (choix de Crazyprof) sur Livraddict.
Déjà un petit merci à Crazyprof, la couleur pourpre fait partie de ces nombreux livres que je possède, que je veux lire mais qui passent toujours après une foule d'ouvrage plus racoleur. Pourtant je devrais savoir que ces livres d'aspect plus humbles sont des petites pépites.
Et ce livre ne déroge pas à la règle , ce fut une merveilleuse découverte.
Il évoque des choses dures avec beaucoup de sensibilité et d'humour. Ce fut une bouffée d'espoir, de bonheur. Ces non échanges épistolaires nous font partagés l'intimité de deux femmes très différentes. Elles sont toutes les deux confrontées à la violence du monde et chacune réagit à sa manière.
Célie, qui apparaît comme une victime, plie mais ne rompt pas. Au fil des années elle s'affirme, s'impose, s'oppose. Gravite autour d'elle une multitude de personnages qui évoluent, changent. J'ai beaucoup aimé sa façon de rester debout face à l'adversité, sa simplicité, son manque de rancune.
Néttie se rebelle. Elle n'accepte pas de se soumettre aux hommes. Son départ en tant que missionnaire l'amène à se battre contre les préjugés. Elle devient femme et mère.
J'ai aimé l'univers de ces deux femmes. C'est étrange car il ne s'agit pas de mondes où tout est beau tout est rose. On y trouve de la violence, de la bêtise, du racisme, du sexisme et pourtant ... Au milieu de toute cette intolérance, les gens, les femmes s'affirment. Elles assument leur sexualité, on se quitte , on se trompe.

En résumé: Un livre comme un caramel. Il nous parle de choses dures mais avec une douceur et un humour qui m'ont fais sourire et espérer.

Room d'Emma Donoghue


400 pages

4ème de couverture:
"C'est bizarre d'avoir un secret rien qu'à moi et pas à Moi-et-Maman. Tout le reste est à nous-les-deux. Mon corps, je crois qu'il est à moi comme les idées dans ma tête. Mais mes cellules sont faites avec ses cellules alors c'est un peu comme si j'étais à elle. Et aussi quand je lui dis mes pensées et qu'elle me dit les siennes, nos idées de chacun se mélangent dans nos deux têtes comme si on coloriait au crayon bleu par-dessus le jaune pour faire du vert."

Mon avis:
Ce livre est bouleversant. J'évite de lire des témoignages car ils ont tendance à me retourner. Ici il s'agit d'un roman et l'effet fut le même. J'ai passé la nuit à me tourner et retourner en pensant à ce roman.
L'auteur nous raconte l'histoire d'une mère et de son fils, qu'elle a eut avec son ravisseur. Il s'agit d'abord du récit d'une captivité subie pour la mère, normale pour ce petit garçon de cinq ans. C'est le récit d'une mère protectrice, courageuse. Quand elle comprends que tout va basculer elle tente le tout pour le tout.
C'est le récit d'un apprentissage et d'un réapprentissage de la vie en société.
Le narrateur est un petit garçon de cinq ans. Il a l'innocence des enfants de cet âge. Il prends la vie comme elle vient et pourtant il perçoit déjà tellement de choses. Son univers se résume à sa mère et à la Chambre. Elle nous paraît beaucoup plus grande qu'elle ne l'est. On oublierait presque les conditions de son univers.
Le récit est déroutant car la mère , proie du grand méchant Nick, après sa libération devient la proie d'une société avide de sensationnel. L'interview avec la présentatrice télé est le reflet fidèle de ce monde où le héros d'hier devient le coupable.

En résumé: Un très beau livre bouleversant qui nous montre l'abominable avec des yeux d'enfants, mais au lieu d'adoucir le drame cela le rends encore plus terrible.