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mercredi 11 juillet 2012

Chronique du soupir de Mathieu Gaborit

Nombre de pages: 298
Auteur: Gaborit Mathieu
Editions: Le pré aux clercs
Challenge Pal à 0

Mon avis:
L'univers décrit par Mathieu Gaborit est vraiment complexe. Il ne donne pas de suite toutes les clés de lecture, et j'ai trouvé plaisant de tout découvrir petit à petit. Son monde est à la fois très beau et très cruel. Les fées sont à la fois des personnages terrifiants, (les hautes fées), familiers et fragiles, (les fées de chaque personnes), et mythique, (la fée primordiale). Même si les Hautes fées ont l'air toutes puissantes, les individus jouissent de leur libre arbitre. J'ai particulièrement aimé le mélange de légende et de quête. Il s'agit ici d'amour dans tous les sens de ce sentiment.
Saule, est un nain, garde au palais de la Haute fée de Médiane. Il va enlever une brune, une jeune humaine de 15 ans au service de cette dernière. Brune est différente elle est une déviante. Saule et Brune vont se réfugier auprès de la mère de ce dernier, Lilas, une femme de caractère mais aussi une mère de famille aimante. On suit également brièvement Cerne, un chasseur de fées déviantes.
Le plus gros reproche que je puisse faire à ce livre est qu'il n'est pas assez épais. En effet j'aurais aimé que certain point soit plus détaillé. Ainsi les déviantes avaient l'air tout à fait intrigantes et elles sont juste effleurés. On passe également trop vite sur les sirènes. En fait j'ai eut l'impression de traverser ce monde au pas de course alors que j'aurais voulu flâner. J'aurais voulu en connaître beaucoup plus sur chaque créature, les hautes fées, les fées, les nains, les elfes, les humains, les sirènes, l'ancrage, les lignes de vie,... A la fin de ma lecture je me suis sentie un peu frustrée, j'ai entr'aperçus un monde magnifique mais je n'en ai pas savouré toute l'essence, (j'ai une âme de poète de comptoir en ce moment!).
L'histoire en elle-même est bien conçue, avec toute cette trame autour de l'amour, (filiale, amoureux, dévotionnel (pas français ça!), ...). La fin est un peu abrupte!
Le style de Mathieu Gaborit est particulier, on aime ou pas. Beaucoup d'informations arrivent après coup. Moi j'aime bien!

Un petit mot sur la couverture: J'avais déjà été charmée par la couverture de "chroniques des crépusculaires", c'est encore le cas ici. Je trouve qu'après lecture elle illustre parfaitement bien le propos de l'auteur.

En résumé: Tout le problème est là avec les ouvrages de Fantasy (pour moi), j'en ai trop ou pas assez!

4ème de couverture:
Lilas, une naine flamboyante, a choisi, depuis la disparition de Frêne, son époux, de prendre sa retraite de Chef de la garde du palais de la Haute Fée pour ouvrir une auberge au bord de la mer, à l'endroit même ou Frêne s'est "ancré" pour l'éternité. Entourée de quelques amis et d'Errence, un elfe qui est aussi son amant, elle mène une existence un peu trop paisible à son goût.
Alors qu'elle s'interroge avec angoisse sur son devenir, son fils Saule, pourchassé par un groupe de miliciens au service de la Haute Fée, fait irruption dans l'auberge. Il serre dans ses bras une adolescente de 16 ans, Brune, qui est à l'agonie.
Après quelques heures d'hésitation, et bien que pressentant l'immense danger qui émane de façon indicible de la personnalité de Brune, Lilas décide de les protéger envers et contre tous.

jeudi 15 mars 2012

Les chroniques des Crépusculaires de Gaborit Mathieu



Nombre de pages: 304

Auteur: Gaborit Mathieu

Edition: Mnémos

Emprunt Bibliothèque

Challenge:


4ème de couverture:

Il existe un endroit occulte, source de nombreuses légendes, que l'on nomme Souffre-jour. Niché sous l'ombre éternelle d'un arbre gigantesque, c'est un collège où les maîtres d'armes et de magie enseignent les arcane d'un pouvoir étrange. Plongé dans cet univers mystérieux, Agone, fils du défunt baron de Rocheronde, se retrouve confronté aux forces les plus obscures. Tantôt élève, tantôt conspirateur, il tente de survivre au centre d'un écheveau d'intrigues qui convergent vers un dessein caché: qui sont ces mages de l'Eclipse qui hantent les abords du collège? Qui est l'énigmatique Diurne, dissimulé au tréfonds de l'Arbre noir? Agone doit se battre s'il ne veut pas sacrifier son idéal. Ses cauchemars le rattrapent ... Trouvera-t-il son salut dans le pouvoir de l'Accord, la musique de l'esprit? L'avenir du royaume est entre ses mains, une poigne fermement accrochée à une rapière dotée d'une âme...

Ainsi commencent Les Chroniques des Crépusculaires, la genèse d'un monde flamboyant, peuplé de créatures étranges, tiraillé par les conflits des nobles et des mages avides de puissance, et enchanté par l'inoubliable magie des Danseurs.


Mon avis:

Agone, jeune homme au passé noir forgé par son père le Baron de Rocheronde, a décidé de renoncer à son titre et à ses terres pour suivre le chemin pacifique et altruiste du collège de Préceptorale. Le testament de son père, qui lui enjoint de rejoindre Souffre-jour pour une durée minimale de six jours, va mettre à mal sa volonté. Tout semble se liguer contre lui et la destinée noble qu'il s'était choisi. Plus Souffre-jour s'approche et plus Préceptorale s'éloigne. De pacifiste, Agone deviendra malgré lui un guerrier. Le royaume d'Urgemand est cerné par ses ennemis à l'intérieur comme à l'extérieur.

L'univers de Mathieu Gaborit est d'une richesse extraordinaire. On ne peut que regretter que le livre ne soit pas plus long. C'est avec joie que j'aurais arpenté tous les recoins de ce monde pour en appréhender toutes les richesses, tous les mystères. Les créatures de légendes sont nombreuses. Vous trouverez des lutins , sensibles et proches de la natures et des saisons, des farfadets, à l'âme tortueuse, des nains, grands bâtisseurs, des fées noires, accoucheuses de merveilles, des licornes, des ogres, des sirènes. Ils ne sont pas tous étudiés en profondeur et on ne peut que le regretter. J'aurais aimé tout connaître de ces créatures. Il y a aussi le peuple des Danseurs, source de magie. Ces petits être m'ont particulièrement émue de part leur fragilité, leur grâce. On ne peut qu'être choqué, révolté face aux Obscurantistes. Les arbres du Souffre-jours sont également des entités "magiques" liées à Diurne. Comme vous le voyez un univers très riche et ici il n'a pas été évoqué la magie, celle des Mages, liée aux Danseurs, celle des Accordés, liée à la musique, celle des invocateurs, liée aux démons. Trois cent pages c'est insuffisant pour être rassasiée de ce monde.

Agone, le personnage principal, est très attachant. J'ai aimé la façon qu'il a eut de s'attacher à la fée noire, Amertine. Il subit sa destinée mais je trouve qu'il reste sympathique malgré les situations qui ne luis donnent pas forcément le beau rôle.

L'histoire est bien pensée. On découvre petit à petit l'ampleur du complot et ses conséquences.


En résumé : Pourquoi ce livre n'est-il pas trois fois plus gros?