samedi 28 juillet 2012

La comtesse de Ricotta de Milena Agus

Nombre de pages: 119
Auteur: Agus Milena
Edition: Liana Levi

Mon avis:
Voilà un petit livre pas forcement déplaisant mais qui a un énorme défaut. Pour tout expliquer une petit comparaison.
Une bonne copine vient prendre le café avec mignardise et surtout potins, (et oui je suis une potineuse chronique!). Elle commence donc à vous raconter une histoire bien sympathique, celle de trois soeurs issues de la noblesse italienne. Les aléas de la vie ont réduits les avantages acquis par leurs ancêtres. Elles sont un peu paumées. Vous avez celle qui a réussi, qui bosse et cherche à reconstruire la fortune familiale brique par brique. Mais cette quête la transforme en vieille fille aigrie. Heureusement elle va croiser le chemin d'un beau peintre en bâtiment amateur de porcelaine,(miam! Bien qu'un homme fan de porcelaine c'est suspect!). Il y a celle qui est marié et qui n'a pour seul but que de concevoir un enfant. Pou se faire elle va sacrifier sa carrière et attendre cet évènement avec son lot d'espoir et de désespoir. Et enfin il y a celle que l'on surnomme la comtesse de Ricotta, une brave fille avec le coeur sur la main mais une naïveté incroyable, (cela frôle le niaiserie). Elle a été abandonnée par le père de son enfant, qui en contrepartie fait profiter celui ci de ses cours de pianos. La comtesse lui trouve toutes les excuses du monde. En fait elle excuse tout le monde, elle aide tout le monde, elle aime tout le monde. De temps en temps elle prends conscience de la dure réalité et elle pleure. Elle a croiser son voisin, un homme étrange mais généreux.
Palpitant tout cela n'est ce pas? Sauf qu'après vous avoir raconter quelques hauts, quelques bas, votre copine se rappelle qu'elle a un pot au feu sur sa plaque à induction et vous quittes en coup de vent sans vous donner la fin. Rageant!
Alors oui je me doute qu'il y a un second degré, comme pour un conte, mais je n'étais pas forcément d'humeur à creuser...
Du coup même si le style est bon, simple, envoûtant, j'ai été frustrée de cette fin...

4ème de couverture:
La splendeur ancienne n'est plus, le palazzo familial se délabre, la plupart des appartements ont été vendus et les trois soeurs se partagent ceux qui restent. Seule l'aînée, Noémie, rêve de reconquérir le faste perdu et de restaurer la demeure sur les hauteurs de Cagliari. Les deux autres s'accomodent de la déchéance. Le sujet sur lequel en revanche toutes les trois s'accordent est l'amour imparfait. Toujours imparfait. Pour Maddalena, qui s'adonne avec persévérance à une sexualité fiévreuse, le désir d'enfant n'est pas satisfait. Pour Noémie , l'objet de l'amour est fuyant et dédaigneux. Quant à la plus jeune, la fragile comtesse Ricotta, on dirait que la vie entière lui échappe. Comme les objets de ses mains maladroites. Comme l'étrange petit garçon qu'elle élève seule. Mais peut-être que l'espoir se cache tout près, juste de l'autre côté du mur. 

mercredi 25 juillet 2012

Les enfants du pêcheurs, tome 2: La fille du mage de Karen Miller

Nombre de pages: 530
Auteur: Miller Karen
Editions : Fleuve noir
Partenariat avec Livraddict et les éditions Fleuve Noir

Merci à Livraddict et aux éditions Fleuve noir pour ce partenariat qui m'ont permis d'assouvir ma curiosité pour le destin de Lur

4ème de couverture:
Le royaume de Lur se meurt sans les pouvoirs d'Asher qui contrôlait le climat jusque là. Rafel, son fils, était parti en quête d'espoir, en quête d'un peuple qui pourrait les aider. Mais il n'est jamais revenu de son expédition au-delà des montagnes. Tous le croient mort. Sauf sa soeur Deenie qui le voit dans ses cauchemars. Elle sait que seuls les pouvoirs de Rafel pourront les sauver. Deenie est terrifiée à l'idée de partir à sa recherche, car elle a senti l'ombre maléfique d'un nouveau pouvoir assombrir le royaume. Et si Morg était revenu?

Mon avis:
Là encore la 4ème de couverture est loin d'être fidèle au récit, même si il y a une amélioration.
Si le tome 1 faisait de Rafel le héros ici l'histoire se recentre sur Deenie. Et quelle découverte! Elle était effacée dans le 1er tome ici elle se révèle comme déterminée, courageuse, pleine d'espoir et d'humour . Face à la situation désespérée du royaume de sa famille, elle prends la seule décision possible. Elle part à la recherche de son frère avec Charris, la fille de Pellen Orrick, l'accompagne dans son périple. De nouveaux personnages apparaissent, dont Ewen, homme de coeur et de courage. L'histoire quitte assez vite le petit royaume de Lur pour entrer dans des territoires inconnues qui révèlent autant de dangers que d'espoir.
On suit également "Rafel" et Arlin, tout les deux ont évolués. Même si Arlin reste très antipathique, il apparaît également comme plus complexe et avec quelques qualités. 
J'ai trouvé que l'histoire avait accéléré dans ce deuxième tome. J'ai eu à peine le temps de reprendre mon souffle. Là encore jusqu'au bout on se demande si ce sera un happy end, (en fait pour moi j'ai mis fin au supplice assez vite en lisant la fin, mais je suis faible!). On retrouve ici le principe du héros malgré lui de la "prophétie de Lur". Il y est également question de politique puisque les territoires inconnus sont peuplés et gouvernés. 
Je dois avouer que ce tome m'a plus enchanté que le premier, déjà parce qu'il s'agit d'une héroïne, et parce qu'il y a de la romance,(bah oui je suis une fille et un brin fleur bleu en plus!). Par contre j'ai été obligé de lire le dénouement deux fois car je dois concéder qu'à la première lecture je n'avais pas tout compris. Pour ma défense l'auteur nous oriente sur une piste pour prendre une courbe assez impressionnante à la fin. Ce tome réponds également à beaucoup d'interrogations laissées en suspens dans le tome 1 mais aussi dans la prophétie de Lur. Il y a comme un parfum de fin définitive.

En résumé: Un tome trépidant.


Les enfants du pêcheur, tome 1: Le mage prodigue de Karen Miller

Nombre de pages: 489
Auteur: Miller Karen
Editions: Fleuve Noir
Partenariat avec Livraddict et les éditions Fleuve Noir

Merci aux éditions Fleuve Noir et à Livraddict pour ce partenariat des plus plaisants.
4ème de couverture:
Dix-sept ans ont passé depuis la défaite du sorcier Morg et la destruction du mur de Barl, qui protégeait le royaume de Lur.
Très vite après ces évènements, une petite expédition est partie au-delà des montagnes à la recherche d'éventuels habitants. Mais elle n'est jamais revenue.
Asher et sa femme Dathné ont continué leur vie à Doranan, et ont eu deux enfants, Rafel et Deenie. La question d'une nouvelle expédition fait voler en éclats leur famille. Rafel, qui a hérité des pouvoirs de son père, mais a interdiction de les utiliser, décide de partir contre l'avis d'Asher.
Or bientôt, Rafel et ses compagnons tardent à revenir eux aussi...

Mon avis:
Comme souvent la 4ème de couverture est à coté de la plaque. Bien qu'elle soit indispensable pour donner envie aux lecteurs je trouve qu'elle ne rend pas fidèlement le cours de l'histoire. Tout ne commence pas 17 ans après la chute du mur de Barl, mais 10 ans. Si cette partie de l'histoire ne représentait que deux ou trois chapitres j'aurai compris mais il s'agit ici d'une grosse partie et importante qui plus ait.
Donc nous avions quitté Asher, Dathné et Lur à la fin du deuxième tome de la prophétie de Lur avec l'adage bien connu "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants!". Là le bonheur a duré 10 ans et il n'y a eu que deux enfants. La terre de Lur se rebelle contre l'agression de Morg. Cette partie permet de se souvenir d'Asher et Dathné mais aussi de présenter les nouveaux protagonistes.
Asher est toujours identique à lui-même: un homme qui voulait être pêcheur et qui se retrouve héros. Ça lui pèse et du coup le rends très sympathique. On découvre aussi ses deux enfants. Rafel est un garçon impétueux, il plane sur lui un mystère vite élucidé. On sent chez lui le héros en devenir. Sa soeur Deenie est beaucoup plus effacée, elle est dans l'ombre de son frère. Les méchants, parce qu'il y en a, sont Arlin Garrick et son père. Pour Arlin, on le plaint assez vite et je me suis demandée si un autre père n'aurait pas permis un autre destin. J'ai trouvé que Dathné était moins présente que dans la prophétie de Lur.
Pour l'histoire: Les changements opérés par Morg mais aussi par Barl ont endommagé sérieusement la terre de Lur. On suit ici un peuple qui cherche le moyen de sauver son monde pas toujours de façon opportune. De plus sur fond de cataclysme l'antagonisme entre Olkens et Doranens ne cessent de s'amplifier des deux côtés. 
Karen Miller est un auteur cruel, elle a pris mon petit coeur dans son poing et a serré. Il y a une atmosphère très oppressante dans cette lecture. J'ai tourné les pages en me demandant si la situation pouvait être pire, et autant dire que la réponse était aussi souvent négative que positive. Elle finit ce tome sur un gros suspens. Je l'ai plutôt bien vécu puisque le tome 2 était en ma possession. 

En résumé: Peu d'espoir dans ce tome , en plus d'affronter la destruction du royaume nos héros doivent faire face aux antagonismes qui polluent la société de Lur

dimanche 15 juillet 2012

Les chroniques de MacKayla Lane tome 1: Fièvre noire de Karen Marie Moning

Nombre de pages: 414
Auteur: Moning Karen Marie
Editions : J'ai lu
Challenge: Big Challenge n°12
Lecture communue du 15 juillet 2012 proposée par  Freelfe et avec - Math-en-book, - Mademoiselle-Soleil,- Newhope, - LesYeuxPlusGrosQueLeTemps, - Sokitty, (- pimousse4783), - Nefertari, - Mam'zelle Amandine, - jelydragon, - Aveline, - Kirkou3000, - Stellabloggeuse, - Endorphinage, (- lightjok), Guenièvre
- Demolyna, (- Nessa)

Mon avis:
Si pour vous une fée est une charmante créature un peu enfantine avec de jolies ailes et que vous tenez à cette image fuyez ce livre au grand galop! 
On suit MacKayla, une jeune californienne blonde adepte de la "rose attitude", à la recherche de l'assassin de sa soeur dans la verdoyante irlande. Il s'avère que Dublin est loin d'être verdoyante et a en plus une faune locale des plus antipathiques. MacKayla va être confrontée à une réalité terrifiante. Il faut dire que la jeune fille a un certain don et un don certain pour se mettre dans le pétrin.
J'avais déjà une vision un peu plus obscure du monde des fées avec "Faërie" de Feist. Ici on est dans la même tradition, mêmes les fées de lumière ne sont pas particulièrement bénéfiques vis à vis des humains. Quand aux Unseelies...
J'ai aimé le personnage de MacKayla, elle est fraîche, naturelle et plusieurs fois elle a eut des paroles que j'aurai pu avoir. Sans compter ma passion pour le rose, même si je ne m'en couvre pas! Par contre je ne la suis pas forcément dans le choix de ses alliés. Jerricho Barrons est pour moi un mystère. Je n'arrive pas à savoir s'il appartient au côté obscur de la force. Avec lui on procède par élimination, il n'est pas ceci, il n'est pas cela, ... Le soucis c'est qu'à la fin du tome il reste encore un paquet de possibilités inquiétantes.
A côté des Faës on croise également beaucoup d'autres créatures, dont des vampires. Du coup je me demande si le ténébreux Jerricho ne serait pas un lycanthrope.
Le style de Karen Marie Moning est agréable à lire même si ici il ne s'agit pas de grandes littératures. J'ai dévoré ce tome, j'ai bien rigolé, et j'ai même du frémir une ou deux fois. 
Comme il s'agit d'un premier tome il y a plus de questions que de réponses à la fin, sans compter que la différence entre les méchants et les gentils est des plus floues. 
Bon heureusement pour notre héroïne, en plus de son goût certain pour les vernis à ongles, elle est dotée de fabuleux pouvoirs, pas de chances pour elle ses ennemis aussi!

En résumé: Je vais continuer cette série, déjà pour savoir qui est vraiment Jericho et enfin dans les bras de qui va tomber Mackayla, et un tout petit peu pour savoir si le mal va l'emporter (mais ça c'est vraiment accessoire!)

4ème de couverture:
 MacKayla Lane perd sa soeur Alina, victime à Dublin d'un assassinat aussi cruel qu'inexplicable. Devant la mollesse de la police locale, elle quitte le sud des Etats-Unis pour l'Irlande afin de mener sa propre enquête. Elle y découvre que sa soeur y menait une double vie pleine de mystère au milieu de créatures démoniaques.

L'heure de l'ange d'Anne Rice

Nombre de pages: 270
Auteur: Rice Anne
Editions: Michel Lafon
Lecture commune du 15 juillet 2012 proposée par Lamiss59283 et avec Mamz'elle Amandine,
Antomilna

Mon avis:
Anne Rice est mondialement connue pour sa saga sur les vampires. Ici pas de buveurs de sang mais des anges. Ou plutôt un ange et un tueur à gages. 
Toby est un jeune homme au passé douloureux qui a trouvé l'oubli dans le meurtre commandé. Il est effrayant de voir avec quelle facilité il tue. Son dernier contrat est contrariant car salit un de ses refuges. Au cours de cet assassinat il fait la connaissance d'une créature étrange Malchiah. Celui-ci prétend être un ange et lui promets le pardon ainsi qu'une mission. 
Pour ceux ou celles qui auraient souhaité lire un livre consacré entièrement aux anges passés votre chemin. Ici le rôle de l'ange est plutôt celui d'un révélateur. On apprends certes que les anges sont partout mais ils semblent bien dépourvu face aux décisions humaines. Ils sont observateurs avec une sensibilité toute angélique. L'histoire tourne en partie autour de cette impuissance. Parce que Malchiah ne peut agir directement il fait appel à Toby pour répondre aux prières.
Du coup, deuxième partie de l'histoire. Après la découverte de Toby, de son passé, de son présent, on se plonge devant sa mission: sauver une communauté juive d'Angleterre au Moyen âge. J'ai beaucoup aimé les références historiques de cette histoire. Toby apparaît comme un deuxième personnage , par rapport  la première partie. Il semble avoir retrouvé l'usage de ses sentiments et c'est une bonne chose. Il y a quelques ficelles un peu grosses dans cette intrigue moyenâgeuse (les jumelles), mais ça se lit avec plaisir. Comme Toby on s'attache à cette famille, on cherche des rapports entre cette histoire du passé et celle plus personnelle de Toby. 
La foi est omniprésente, sujet oblige je dirais. Mais il est vrai que cela peut parfois être dérangeant! Il est aussi impressionnant de se rendre compte qu'au nom de la foi des crimes sont commis, (l'oppression des juifs!), alors que le motif premier de cette haine est la jalousie!
J'ai aimé la progression du personnage. De tueur froid et efficace il est devenu un être humain.

En résumé: Un premier tome prometteur, les anges n'y jouent par contre qu'un rôle très secondaires!

4ème de couverture:
Lucky, Toby ou encore Tommy… son nom importe peu. L’important, c’est sa discrétion, son professionnalisme, sa compétence à exécuter froidement les cibles qu’on lui désigne. Après un contrat particulièrement éprouvant, Lucky est abordé par un mystérieux inconnu, un certain Malchiah. Ce Malchiah sait tout de lui, dispose de pouvoirs stupéfiants, et prétend être son ange gardien. Il lui offre de racheter ses crimes en sauvant des vies plutôt que de les prendre, et d’aider une famille juive au Moyen Âge accusée de meurtres rituels.
Est-ce un ange, un rêve ou un cauchemar ?

La fille tatouée de Joyce Carol Oates

Nombre de pages: 405
Auteur: Oates Joyce Carol
Editions: Le livre de poche
Challenges: ABC, Un mot des titres

Mon avis:
Tout commence avec Joshua Seigl. Il désire engager un assistant pour le soulager et lui permettre de finir la traduction de l'Eneide de Virgile. Seigl est riche, talentueux et se sent coupable. Il est egalement très hautain et complexé par sa maladie. 
Arrive en ville une fille perdue, couverte de tatouage. Elle tombe d'abord entre les mains de Dmitri, un jeune homme aigri et haineux, sans principes et sans âme.
Au gré des circonstances Alma et Joshua vont se rencontrer et Alma va être engagé comme assistante. 
Là pendant un dixième , que dis-je, un millionième, de secondes je me suis dis que j'allais assister à une histoire à la "pretty woman". Mais ce n'est pas du tout le style de Oates.
Son récit est violent. On s'attache aux deux personnages principaux. Ils éclipsent tous les autres, qui disparaissent complètement. Aux premiers abords Joshua est particulièrement antipathique. Il est imbu de lui-même, il manque parfois de tact. A l'inverse on aurait pu s'attacher à Alma, fille fragile qui tombe entre de mauvaises mains. Mais je ne sais pas dès le départ aussi il y avait comme un petit dégoût!
Ils vont se côtoyer mais jamais se comprendre. L'auteur alterne les points de vue montrant comment chacun se leurre sur l'autre. En plus de la lutte des classes il y a un antisémitisme prégnant. On arrive même à une scène étrange où Seigl explique à Alma qu'il n'est pas juif et celle-ci qui le haïssait pour cette raison en vient à le détester parce qu'il n'est pas juif. 
On connaît intimement les personnages principaux. Au fil des pages ils se découvrent entièrement. La fin du livre m'a donné l'impression d'un énorme gâchis, je me suis dit "et si.., et si .., et si...", et puis je me suis rendue compte que l'histoire ne pouvait se dérouler qu'ainsi et c'est peut être ce qu'il y a de plus effrayant. Pas de jolie fin, pas d'espoir, pas de faux sentiments, juste une violence et une cruauté bêtes.

En résumé:J'avais déjà lu 'petite soeur, mon amour" de cette auteur et là encore il y avait cette violence d'écriture. Elle vous remue jusqu'au fond de l'âme, sans concessions.

4ème de couverture:
Joshua Seigl, la quarantaine, écrivain estimé, riche et séduisant, se voit contraint, à cause d'une mystérieuse maladie, d'engager une assistante. Lorsqu'il rencontre par hasard Alma Busch, une jeune femme pauvre et illettrée, recouverte d'intrigants tatouages, Seigl ne peut résister à l'envie de jouer les Pygmalion. Convaincu de lui offrir la chance de sa vie, il lui propose le poste. Malheureusement pour lui, Alma Busch n'est pas la créature vulnérable qu'il croit... La Fille tatouée est un huis clos érotique qui réunit deux visages de l'Amérique : l'élite cultivée, européenne, urbaine, et les exclus du système, analphabètes, sans ressources ni perspectives.

mercredi 11 juillet 2012

Chronique du soupir de Mathieu Gaborit

Nombre de pages: 298
Auteur: Gaborit Mathieu
Editions: Le pré aux clercs
Challenge Pal à 0

Mon avis:
L'univers décrit par Mathieu Gaborit est vraiment complexe. Il ne donne pas de suite toutes les clés de lecture, et j'ai trouvé plaisant de tout découvrir petit à petit. Son monde est à la fois très beau et très cruel. Les fées sont à la fois des personnages terrifiants, (les hautes fées), familiers et fragiles, (les fées de chaque personnes), et mythique, (la fée primordiale). Même si les Hautes fées ont l'air toutes puissantes, les individus jouissent de leur libre arbitre. J'ai particulièrement aimé le mélange de légende et de quête. Il s'agit ici d'amour dans tous les sens de ce sentiment.
Saule, est un nain, garde au palais de la Haute fée de Médiane. Il va enlever une brune, une jeune humaine de 15 ans au service de cette dernière. Brune est différente elle est une déviante. Saule et Brune vont se réfugier auprès de la mère de ce dernier, Lilas, une femme de caractère mais aussi une mère de famille aimante. On suit également brièvement Cerne, un chasseur de fées déviantes.
Le plus gros reproche que je puisse faire à ce livre est qu'il n'est pas assez épais. En effet j'aurais aimé que certain point soit plus détaillé. Ainsi les déviantes avaient l'air tout à fait intrigantes et elles sont juste effleurés. On passe également trop vite sur les sirènes. En fait j'ai eut l'impression de traverser ce monde au pas de course alors que j'aurais voulu flâner. J'aurais voulu en connaître beaucoup plus sur chaque créature, les hautes fées, les fées, les nains, les elfes, les humains, les sirènes, l'ancrage, les lignes de vie,... A la fin de ma lecture je me suis sentie un peu frustrée, j'ai entr'aperçus un monde magnifique mais je n'en ai pas savouré toute l'essence, (j'ai une âme de poète de comptoir en ce moment!).
L'histoire en elle-même est bien conçue, avec toute cette trame autour de l'amour, (filiale, amoureux, dévotionnel (pas français ça!), ...). La fin est un peu abrupte!
Le style de Mathieu Gaborit est particulier, on aime ou pas. Beaucoup d'informations arrivent après coup. Moi j'aime bien!

Un petit mot sur la couverture: J'avais déjà été charmée par la couverture de "chroniques des crépusculaires", c'est encore le cas ici. Je trouve qu'après lecture elle illustre parfaitement bien le propos de l'auteur.

En résumé: Tout le problème est là avec les ouvrages de Fantasy (pour moi), j'en ai trop ou pas assez!

4ème de couverture:
Lilas, une naine flamboyante, a choisi, depuis la disparition de Frêne, son époux, de prendre sa retraite de Chef de la garde du palais de la Haute Fée pour ouvrir une auberge au bord de la mer, à l'endroit même ou Frêne s'est "ancré" pour l'éternité. Entourée de quelques amis et d'Errence, un elfe qui est aussi son amant, elle mène une existence un peu trop paisible à son goût.
Alors qu'elle s'interroge avec angoisse sur son devenir, son fils Saule, pourchassé par un groupe de miliciens au service de la Haute Fée, fait irruption dans l'auberge. Il serre dans ses bras une adolescente de 16 ans, Brune, qui est à l'agonie.
Après quelques heures d'hésitation, et bien que pressentant l'immense danger qui émane de façon indicible de la personnalité de Brune, Lilas décide de les protéger envers et contre tous.

jeudi 5 juillet 2012

Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini

Nombre de pages: 384
Auteur: Hosseini Khaled
Editions: Belfond
Challenge: Big Challenge n°60

Mon avis:
Tout commence pour nous par un coup de téléphone en 2001 reçu par Amir, un afghan réfugié aux Etats-Unis. A partir de ce moment il va nous raconté son enfance à Kaboul, son exode plus tard. Le récit va reprendre après ce coup de fil sans qu'il y ai de rupture. J'ai trouvé cela agréable et ne m'en suis rendu compte qu'à la fin du récit. J'ai aimé que ces deux histoires s'entremêlent.
Amir , le narrateur, nous raconte son enfance à Kaboul. Il appartient à une famille favorisée financièrement. Lors de son récit il met la lumière sur des instants qui sont autant d'indices pour la suite. Ce récit est à la fois magnifique et triste. Il montre que l'enfance va au-delà des préjugés. Il est ami avec Hassan, malgré le fait qu'ils appartiennent à des milieux et groupes religieux différents. Pour autant Amir se rends compte de cette différence et a du mal à passer au-dessus , d'autant plus que se mêle un sentiment de jalousie vis à vis d'Hassan, et une impression de désamour de la part de son père.
Amir apparaît comme un gamin normal. Pas très courageux, qui fait des mauvais choix, qui se vengent sur les mauvaises personnes. A l'opposé Hassan est un personnage solaire, il est vraiment décrit comme tel. On le perçoit comme quelqu'un de foncièrement bon, généreux et loyal. Assef est un autre protagoniste qui m'a énormément marqué. Il est le stéréotype de ce que le fanatisme peut donner. Bas du front sans être idiot, il aime la haine et la cruauté. 
J'ai aimé découvrir Kaboul autrement que par l'image des Talibans, il est parfois difficile d'imaginer que ce pays fut autre chose que le champ de ruine que l'on connaît (et encore pour moi que par la télévision). On a un aperçu des coutumes et des gens de l'époque. Le père d'Amir est tout sauf religieux! Et pourtant il y avait comme des germes de ce qui c'est passé ensuite.
On découvre aussi le sentiment des déracinés. Comment à des milliers de kilomètres ils essaient de recréer un bout de chez eux. Pas physiquement mais par les coutumes, la culture. 
La troisième partie du récit consacrée au retour au pays et à la rédemption d'Amir est particulièrement troublante. Elle est la partie la plus triste de ce récit. La confrontation à la réalité et au chemin du pardon sont cruelle. La fin est très réaliste, pas vraiment un happy end!
Pour le style d'écriture, j'ai aimé voir toutes ces expressions arabes se mêler au récit. Je n'en retiendrais sans doute aucune à terme, (en raison d'un gros barrage mental sur les langues étrangères!), mais dans le récit elles m'ont semblé aller de soi. J'ai beaucoup aimé le déplacement chronologique de l'histoire. Ce long récit du passé qui éclaire la décision au moment présent. Décision que l'on ignore pendant longtemps et qui laisse courir notre imagination.
Enfin un petit plus avec l'histoire des cerfs-volants, une sorte de fil conducteur à travers l'histoire, un symbolisme. Et la couverture qui illustre vraiment bien le récit!

En résumé: Une très belle lecture poignante

4ème de couverture:
Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n'entament leur amitié. Jusqu'au jour où Amir commet la pire des lâchetés...

Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. "Il existe un moyen de te racheter", lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.

samedi 30 juin 2012

Forteresse digitale de Dan Brown

Nombre de pages: 503
Auteur: Brown Dan
Editions: Le livre de poche
Lecture commune du 30 juin 2012 organisée par  LaMiss59283  , Zazou8888, Luthien , Kourai , Coconut


Mon avis:
J'ai lu "Forteresse digitale" dans la foulée du "symbole perdu". 
On suit ici Susan, qui travaille à la NSA. Elle est appelé en urgence par son supérieur, le Translat, grosse machine déchiffrant les messages cryptés, à un problème. Il se trouve face à un code inviolable, "la forteresse digitale". Son créateur menace de le livrer au monde, il faut alors retrouver "la clé". David , le fiancé de Susan, est envoyé en Espagne pour récupérer la clé sur le cadavre du concepteur du code.


Cet univers m'a beaucoup moins plu. Déjà parce que je ne suis pas du tout férue d'informatique, donc beaucoup de choses me sont restées étrangères. Ensuite je n'ai pas retrouvé la magie du "Da Vinci Code" ou du symbole perdu". L'histoire n'est pas dénuée d’intérêt. Je voulais savoir comment cela finissait! 
Là encore on retrouve les flash backs qui nous renseignent sur la personnalité des protagonistes. On flaire assez vite les coupables! 
Par contre après lecture de cet ouvrage je suis un peu paranoïaque! Sommes nous espionner ? Les limites entre libertés individuelles et sécurité de l’État sont souvent en conflit. 


En résumé: Aï e! Pas grand chose à dire! Pas désagréable mais loin pour moi de me faire l'effet de mes deux autres lectures de Brown.

4ème de couverture:
Lorsque le super-ordinateur de décryptage de la NSA ne parvient pas à déchiffrer un code, l'agence appelle à la rescousse sa cryptanalyste en chef, Susan Fletcher, une belle et brillante mathématicienne. Ce que va découvrir Susan ébranle tous les échelons du pouvoir : la NSA est prise en otage - non sous la menace d'une arme ou d'une bombe, mais par un système de cryptage inviolable qui, s'il était mis sur le marché, pulvériserait tout le renseignement américain ! Prise dans un tourbillon de secrets et de faux-semblants, Susan se bat pour sortir l'agence de ce piège. Trahie de tous côtés, il ne s'agit bientôt plus seulement pour elle, de défendre son pays mais de sauver sa propre vie, ainsi que celle de l'homme qu'elle aime.

Le symbole perdu - Saga Robert Langdon de Dan Brown

Nombre de pages: 595
Auteur: Brown Dan
Editions: JC Lattès
Lecture commune du 30 juin 2012 proposée par LaMiss59283  et avec Zazou8888, Lux Oxa, (Aniouchka), Kourai


Mon avis:
Saga en trois épisodes elle commence avec "Ange et démon", puis "Da Vinci Code" et le dernier "Le symbole perdu". Comme prendre une série dans l'ordre est banal, voir trop logique, j'ai commencé par le Da Vinci , enchaîné le symbole et prévu de lire Ange et démon. Tout va bien! Heureusement les tomes peuvent se lire séparément , j'évite donc l’aberration!
On retrouve ou trouve Robert Langdon, professeur en Symbologie, en partance pour Washington pour animer une conférence sur invitation de son ami Peter Solomon, franc maçon. Sauf qu'en arrivant, point de conférence, juste une main tatouée!
Comme pour le Da Vinci, on a le droit à la grande théorie des signes cachés dans les œuvres de personnages illustres. Le principe me plaît toujours autant. Je suis partagée entre l'envie de le croire sur paroles ou de me jeter sur les reproductions pour vérifier. Heureusement pour lui je suis une grosse feignasse et je préfère donc croire qu'il dit la vérité! 
Ici en plus de décoder des œuvres anciennes, on a le droit à une leçon d'architecture. La construction de la ville de Washington obéirait à un plan précis. On découvre une science étrange "la noétique". Dan Brown la définit mais je dois dire que mon cerveau n'a pas tout bien compris de quoi il s'agissait (pouvoirs psychiques ou autres choses!). 
Les personnages: Robert Langdon est un septique, il ne croit en rien, ce qui quelque part est déjà croire en quelque chose. Il affronte Mal'ach, un espèce d'allumer qui lui croit en quelque chose. Ce personnage est terrifiant. On a l'impression qu'il oscille entre la foi et la folie ou peut être les deux (réponse à la fin du livre). Il a des complices, et comme souvent leur identité n'est pas des plus simples à deviner! Dan Brown affectionne les personnages secondaires un peu troubles et surtout taiseux. Comme personne ne dit rien on suppose tout, comme Robert Langdon, et du coup pas mal de boulettes, (et oui l'instinct est un outil peu fiable!). 
Pas mal de suspens, même si avec les flash back Dan brown nous donne pas mal d'indices. Mais comme je suis un peu blonde, je ne m'aperçoit de l'évidence que lorsqu'elle me rentre en pleine poire! 
J'aime bien le style de Dan Brown, cette façon de poser l'histoire, et d'exposer les personnalités de ses héros par des flash backs détaillés. Le livre se lit vite, avec un début un peu mollasson, style Diesel, et une fin sur les chapeaux de roues hors d'haleine!

En résumé: Suspens et culture, la prochaine fois que je vais au musée je perce à jour le Grand Complot!


4ème de couverture:
Après les secrets du Vatican et de la pyramide du Louvre, Dan Brown, l’auteur du Da Vinci Code, nous dévoile la face cachée de Washington et les mystères du Capitole.

Robert Langdon, professeur en symbologie, est convoqué d’urgence par son ami Peter Solomon, philanthrope et maçon de haut-grade, pour une conférence à donner le soir même.

En rejoignant la rotonde du Capitole, il fait une macabre découverte.

Ce sera le premier indice d’une quête haletante, des sous-sols de la Bibliothèque du Congrès aux temples maçonniques, à la recherche du secret le mieux gardé de la franc-maçonnerie.

Une aventure où s’affrontent les traditions ésotériques et la formidable intelligence de Robert Langdon.

Anita Blake tome 1: Plaisirs coupables de Laurell K. Hamilton

Nombre de pages : 400ko
Auteur: Hamilton Laurell K
Editions: Milady
Challenge: Big challenge n°83 et Lecture commune du 30 juin 2012 organisée par Lamiss59283   et avec LaetiChOùuxx , Aidel, (_ananas_), (isallysun)

Mon avis:
Anita Blake évolue dans un univers étrange où à la vue de tous vivent des vampires, des garous, des goules, des morts vivants. Effrayant pour nous mais normal ici. Autour de ce petit monde les religions se sont adaptées ainsi que les métiers. Anita est releveuse de cadavres et elle croise l’Église de la vie éternelle , qui comme son nom l'indique, vous propose l'éternité, (dans la peau d'un vampire!). Tout irait bien dans le meilleur des mondes, (question de point de vue!), si un psychopathe n'assassinait pas sauvagement de pauvres petits vampires sans défenses ,(sauf qu'ils ne sont pas pauvres, pas petits et pas sans défenses ). Le maître des vampires s'inquiètent un peu et recrute Anita pour retrouver le meurtrier? Autant le dire tout de suite les méthodes de recrutement des vampires sont loin d'être amicales.


Pour la petite anecdote, j'avais décidé que ce genre n'était pas pour moi. Bah oui, je suis comme ça! Mais il faut me comprendre, la Bit-lit a envahi ma bibliothèque grignotant le rayon de la Fantasy (mon genre chouchou). En plus je ne suis pas fan des couvertures , sans doute mon côté coincée, elles me font penser à des pornos, (et je peux pas acheter des pornos, je vis dans une petite ville où tout le monde se connaît, et où tout le monde connaît ma môman!). Autant dire qu'Anita ne partait pas gagnante à la fois dans son histoire et dans mon estime de lectrice.
Certains se demandent pourquoi je vous raconte ça? Parce que j'adore faire mon Mea Culpa, à l'heure qu'il est j'écris à genoux sur le sol en me flagellant ! (en fait non, mais c'est l'avantage d'Internet je peux bien dire ce que je veux!). Fin du suspens j'ai apprécié cette lecture!


Alors encore là, ce n'est pas de la Littérature, je ne risque pas de me la raconter dans les cocktails mondains! Par contre c'est très divertissant. L'univers est bien construit. L'héroïne n'est pas toute puissante, j'ai même deviné l'identité du coupable avant elle, (pour sa décharge , moi je suis tranquille dans mon lit et mon garou est hyper domestiqué! En un mot je ne risque pas ma vie!). Elle est même un peu poissarde Anita! Par contre elle a une certaine force de caractère, elle ne se laisse pas faire! J'ai un problème avec les prénoms choisis pour les personnages. Jean-claude!!! Comment voulez vous imaginer un sex symbole avec un tel prénom , (traumatisme "les bronzés"). 
L'histoire est sympathique! Simple au départ elle devient vite embrouillée, entre le tueur à gages, le maître vampire complètement cintré, l'église de la vie éternelle, les goules vagabondes, les vieux ennemis et les décisions lourdes de conséquences c'est le bazar! 
Un petit point que je tiens à soulever, dans ma tête les garous étaient seulement des lycanthropes , des loups. Alors le fait d'imaginer des rats-garous (beurk, beurk!). Là encore ce n'est pas sexe, la scène avec le rat garou est à la limite de ce que je pouvais supporter. Le rat garou qui joue avec sa queue rose (Pas celle là l'autre, espèce de vicieux!!!!).
J'ai aimé le fait que les vampires deviennent plus puissants avec l'âge et leurs relations avec les humains, plus complexe que celle de prédateurs et proies. Je ne sais pas si c'est voulu mais j'ai trouvé que le maître de la ville était un clin d’œil à entretien avec un vampire d'Ann rice, suis-je la seule?


En résumé: Vraiment sympa et je vais me jeter sur les autres (enfin pas vraiment puisqu'il y a LC tous les 30 du mois!), le plaisir va durer, durer, durer!

4ème de couverture:
Mon nom est Blake, Anita Blake. Les vampires, eux, m'appellent "l'Exécutrice" et par égard pour les oreilles les plus chastes, je ne vous dirai pas comment, moi, je les appelle. Ma spécialité, au départ, c'était plutôt les zombies. Je relève les morts à la nuit tombée pour une petite PME. Ce n'est pas toujours très exaltant et mon patron m'exploite honteusement, mais quand on a un vrai don, ce serait idiot de ne pas s'en servir. Tuer des vampires, c'est autre chose, une vieille passion liée à des souvenirs d'enfance. Depuis qu'ils sont officiellement reconnus et ont pignon sur rue, ils se croient tout permis. Certes, il yen a de charmants, voire très sexy, mais il y en a aussi qui abusent. Ceux-là je les élimine. Rien de tel pour garder la forme : ça vous fouette le sang !

vendredi 29 juin 2012

La voleuse de livres de Markus Zusak

Nombre de pages : 633
Auteur: Zusak Markus
Editions: Pocket
Challenges: Big Challenge n°84 et Lecture commune du 29 juin 2012 organisée par Bambi_Slaughter et avec Lucie2006, Yogi , Achille49, Soso0806, Melisende , BeL  ,Stephanie-plaisir de lire, Felina

Mon avis:
Dans l'Allemagne Nazie on suit l'histoire de Liesel, une jeune enfant de 11 ans confiée à Rosa et Hans dans la rue de Munich dans une petite ville proche de Dachau. C'est la Mort qui nous raconte son histoire!


J'ai particulièrement aimé ce parti pris de faire conter l'histoire par la Mort. Elle est un personnage à part entière avec son histoire , sa personnalité. Et aussi étrange que cela paraisse, elle m'a été sympathique. Je l'ai trouvé pleine d'humanité, d'humour. Elle a une certaine distance face à son "travail", et je trouve que cette distance mets bien en relief l'absurdité du comportement humain. Elle se prend d’intérêt pour la jeune fille qu'est Liesel. Elle attire son attention par son courage et par un comportement étrange: elle vole un livre. Pour ma part ce n'est qu'un demi-vol puisqu'elle le ramasse par terre.
J'ai particulièrement apprécié la place qu'occupe la lecture et la force des mots, à la fois comme outil de propagande et d'espoir. Le livre en lui-même en est la preuve. L'histoire commence avec l'évocation d'un événement particulier, que j'ai certes trouvé triste, mais je dirai sans plus! Lorsque la Mort le raconte à nouveau j'ai fondu en larmes. Au fil du récit je me suis attachée durablement aux personnages. Pour autant la Mort ne nous ménage pas, ne nous ment pas, elle annonce très vite la couleur.
Ce livre est aussi l'expression de ce qui est le meilleur et le pire chez l'être humain. Hans et Rosa , les parents adoptifs de Liesel sont incroyables de bonté et de caractère. Ils sont entiers et humains. Max est également très touchant. J'ai beaucoup aimé sa relation avec Liesel et avec les mots. Ses dessins et écrits m'ont beaucoup touchés.
J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur! Les petites apartés de la Mort, les extraits des livres de max, les descriptions des couleurs du ciel et ce qu'elles représentent. A part la fin qui m'a fait chialer comme une madeleine j'ai trouvé ce livre plein d'une certaine joie d'enfance. Malgré les privations, malgré les malheurs, chaque moment de joie de Liesel sont formidables. Son amitié-amour pour Rudy, sa complicité pour Max, son amour pour ses parents adoptifs, sa relation étrange avec Ilsa.
Ce livre est vraiment étrange, il se lit facilement! Il parle de choses tellement dures sans fioritures, sans complaisance. Je n'aurai jamais ouvert ce livre sans Livraddict, il fait parti du Big challenge et comme ma bibliothèque l'avait et qu'une LC était organisée je me suis dis "pourquoi pas?". Et heureusement ce fut vraiment une très belle découverte!


En résumé: Un livre émouvant à la fois sur l'enfance et sur une période difficile avec un regard différent!

4ème de couverture:
 Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

jeudi 28 juin 2012

la chambre des morts de Frank Thilliez

Nombre de pages: 311
Auteur: Thilliez Franck
Editions: Le passage
Challenge: Prochaine lecture de sa Pal (choisie par Bookworm)

Mon avis:
Je découvre Thilliez dans le désordre! Bah oui tant qu'à faire autant le faire n'importe comment! 
L'histoire se passe dans le Nord, sinistré économiquement. Un accident mortel, un sac de billets, des meurtres... 
Pourquoi le Laïus sur le désordre? Parce que ce roman est le premier où l'on découvre le personnage de Lucie Hennebelle, et donc pour moi une redécouverte rétroactive( en cause la lecture du syndrome E et de Gataca). Et c'est étrange de la trouver à ses débuts, intelligentes mais peu confiante, manquant de sommeil et de compagnie! Elle me plaît comme petite bonne femme. Ce tome met bien en lumière sa part d'ombre. On sent beaucoup de non dits autour d'elle! J'ai bien aimé sa relation avec Normant! Comment ils fonctionnent, ils se cherchent, ils se respectent.
L'histoire en elle même est pleine de suspens. Quand on pense arriver à la fin on rebondit (d'accord on s'en rend vite compte vu l'épaisseur du livre qui reste!)! Jusqu'à l'épilogue qui comme le cadeau bonux nous réserve un dernier sursaut, une dernière histoire, la réponse à une dernière énigme que je ne mettais même pas posée!
Tellement de choses à dire mais qui briseraient le travail d'écriture. Les suspects s'accumulent mais pas forcément pour les mêmes crimes. A la fin j'étais complètement paranoïaque et aurait bien suspecté les jumelles,(là j'exagère un peu!).  En tout cas Thilliez mets bien en valeur la nature humaine. Le terme est vraiment pas heureux car c'est plutôt une valeur négative ici. Il y a quand même quelques lueurs d'espoir dans ce triste monde!


En résumé: Une histoire passionnante qui m'a bien mené en bateau!

4ème de couverture:
Imaginez… Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints. Devant vous, un champ d’éoliennes désert. Soudain le choc, d’une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. À ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d’euros, à portée de la main. Que feriez-vous ? Vigo et Sylvain, eux, ont choisi. L’amitié a parfois le goût du sang : désormais le pire de leur cauchemar a un nom… La Bête.

Death Note tome 1 de Tsugumi Ohba

Nombre de pages: 195
Auteur: Ohba Tsugumi
Editions: Kana
Challenge: Big challenge n°46

Mon avis:
Light est un jeune lycéen qui s'ennuie et qui trouve par hasard un livre. Ce livre est un Death Note appartenant au Dieu de la mort Ryuk, qui lui aussi s'ennuie. Et là, c'est le début de l'hécatombe!


Conclusion: L'ennui est dangereux pour la santé (surtout celle des autres!).


Cette série a eut beaucoup de succès! L'histoire est intéressante, avec quelques questions non résolues à la fin de ce tome mais... Je n'ai pas accroché! Trop lent! Si une BD, manga ou autre illustré ne me fait pas rire il fait "flop". 
Le personnage ne m'est pas du tout sympathique. Je l'ai trouvé très arrogant et un peu irréfléchi. Il ôte la vie de centaine de personnes, certes ceux sont des criminels mais aussi des êtres humains! On a tous eut envie de voir mourir des monstres mais où commence les limites de la monstruosité. 
Ryuk est une énigme pour moi. Il est spectateur. On sent qu'il cache beaucoup de choses, notamment le devenir du deuxième death note ou ses véritables intentions. On le perçoit comme plein de duplicité, en même temps avec sa trombine il est difficile de lui faire confiance, (du délit de faciès c'est pas bien!!).
L est un enquêteur intelligent, qui perce facilement (un peu trop facilement!) les subterfuges de Kira (pseudo de light donné par le grand public!). 
Le dessin est plutôt réussi, avec de belles illustrations entre les pages-chapitres. J'ai apprécié la petite blague de fin, un petit bonus plein d'humour! Mais j'ai toujours autant de mal avec le sens de lecture, (ce qui va faire rire les puristes j'en suis sure!). Et même si le noir et blanc est la règle, quand il ne s'agit pas de mots la monochromie me déprime!


En résumé: Bon concept, Bons dessins mais mon cerveau n'est (hélas !) pas programmé pour apprécier à sa juste valeur ce manga.


4ème de couverture:
Light Yagami ramasse un étrange carnet oublié dans la cour de son lycée. Selon les instructions du carnet, la personne dont le nom est écrit dans les pages du Death Note mourra dans les 40 secondes !! Quelques jours plus tard, Light fait la connaissance de l’ancien propriétaire du carnet : Ryûk, un dieu de la mort ! Poussé par l’ennui, il a fait entrer le carnet sur terre. Ryûk découvre alors que Light a déjà commencé à remplir son carnet…

samedi 23 juin 2012

le seigneur des anneaux tome 1: la communauté de l'anneau de J.R.R Tolkien

Nombre de pages: 539
Auteur: Tolkien J.R.R
Editions: Pocket
Challenges: Challenge ABC, Baby challenge fantasy, Big challenge 7, Pal à zéro

Mon avis:
Le seigneur des anneaux est Le classique de la littérature Fantasy. J'ai vu le film et je pense avoir lu le livre il y a fort fort longtemps mais je dois avouer que j'ai un doute. Le film a imprégné mon esprit de façon parcellaire, sans doute en raison d'une maladie rare, grave et incurable: la zapponite aiguë! Les personnes qui en sont atteinte ne peuvent rester plus de cinq minutes sur le même programme, ce qui peut nuire à l'ambiance du couple si le partenaire n'est pas atteint du même mal. J'avais quand même quelques images fortes en mémoire et surtout la physionomie des personnages. Pourquoi le préciser? Parce que du coup malgré les descriptions de Tolkien je ne voyais que les acteurs du film,(qui ne sont peut être nés que pour incarner les héros du seigneur des anneaux qui sait!).
L'histoire: Il s'agit d'une grande épopée qui se situe dans la lignée de Bilbon le hobbit, que j'ai lu mais que je dois relire puisque je ne m'en souvient que partiellement, (encore!! Peut être un Alzeimer ou plus vraisemblablement un syndrome du poisson rouge!). Biblon, qui est un hobbit, a au cours d'un long voyage obtenu un trésor et surtout un anneau ,(appartenant auparavant à une créature blafarde, visqueuse et peu ragoûtante du nom de Gollum!). Cet anneau a le pouvoir de rendre invisible, cool! Il s'avère que Bilbon de retour dans sa Comté se fait un peu suer et décide de repartir à l'aventure. Il lègue tout à son neveu Frodon, y compris l'anneau. Et là les ennuis commencent car l'anneau n'est pas Un anneau mais L'ANNEAU! La petite babiole personnelle de Sauron. Et Sauron n'est rien de moins que le seigneur des Ténèbres! Du coup le cadeau de Bilbon n'en est pas vraiment un et Frodon se retrouve avec un énorme problème sur les épaules, ou au doigt ,(arf, arf! ).
Tolkien aime beaucoup les descriptions et l'aventure qui pourrait aller à un train d'enfer commence plutôt tout doux. Ce n'est pas forcément un mal, car le monde qu'il nous peint est vraiment de toute beauté. Les personnages en pleine tension, prennent le temps de s'asseoir pour se raconter une petite histoire, se chanter une petite ballade. C'est ça la classe. Manque de bol pour moi, je suis incapable d'imaginer un chant, les jours de déluge que nous connaissons son de mon fait je l'avoue,(je chante comme une casserole, et encore c'est faire insulte aux casseroles!). On traverse avec la petite troupe des terres effrayantes, mais aussi magnifiques!
Les personnages sont très travaillés, avec des mystères et des traits de caractères qui peuvent les rendre sympathiques ou non. Frodon est loin d'être mon préféré, je le trouve parfois un peu rude, voir tête à claques. Dans ce tome j'ai une préférence pour Aragorn, fils d'Arathorn, maraudeur et roi. Ahhh l'homme avec une destinée royale et pleins de mystères. Pour le film c'est Legolas, l'elfe. Bah oui! Je ne résiste pas aux longues oreilles pointues! J'aime beaucoup aussi le personnage de Gandalf, le sorcier! De l'humour et une certaine humilité!
Sans révéler quoi que ce soit, j'ai l'impression que certaines scènes importantes ne sont pas dans le film, (Tom Bombadil?), et d'autres ont été "interprétées", comme la constitution de la compagnie, trop déçue de ne pas entendre "ma hache est votre!". Moi qui sors cette phrase à la moindre occasion, mon petit coeur s'est brisé!

En résumé: Je vais visionner le film pour comparer et me lancer corps et âme dans les deux tours!

4ème de couverture:
Dans les vertes prairies de la Comté, les Hobbits, ou Semi-hommes, vivaient en paix...
jusqu'au jour fatal où l'un d'entre eux, au cours de ses voyages, entra en possession de l'Anneau Unique aux immenses pouvoirs. Pour le reconquérir, Sauron, le seigneur ténébreux, va déchaîner toutes les forces du Mal... Frodon, le Porteur de l'Anneau, Gandalf, le magicien, et leurs intrépides compagnons réussiront-ils à écarter la menace qui pèse sur la Terre du Milieu?

dimanche 17 juin 2012

La confusion des sentiments de Stefan Zweig

Nombre de pages: 127
Auteur: Zweig Stefan
Editions: Le livre de poche
Challenge: Big challenge n°53

Mon avis:
Un professeur , à l'occasion de son départ, revient sur la rencontre fondatrice de sa personnalité.
C'est une étrange nouvelle... Cette rencontre nous est racontée par le vieux professeur de longues années plus tard. Du coup je n'ai pas pu me défaire de l'impression que les mots utilisés étaient tous importants. Il utilise beaucoup le registre amoureux, pour ne pas dire passionnel. J'ai eut tout du long l'impression d'une lecture à deux niveaux, ce qui est sans doute voulu et donc réussi! J'étais dans la position du funambule, concentrée de peur de basculer!
J'ai aimé cette histoire d'un jeune homme rebelle mais pas trop, qui va d'abord se perdre à Berlin, pour se perdre dans sa passion pour son maître. J'ai beaucoup apprécié cette description de l'attirance intellectuelle. Roland,(le jeune homme ou le vieux professeur), est d'une naïveté touchante et troublante. Dans ce récit on se demande s'il ne voyait pas ce qui se passait ou plutôt s'il ne voulait pas le voir! 
Aussi bizarre que cela puisse paraître mon personnage préféré est celui du maître. Il est torturé et passionné, luttant sans cesse contre lui! J'ai aimé ce personnage tout en aspérités, à la fois cruel et touchant! Sa femme est à la fois une victime, une complice ou un bourreau. Elle m'a moins touchée!
Il peut y avoir de nombreuses lectures de ce tout petit ouvrage, celui qui m'a le plus marquée est celui qui montre comment ce que nous sommes est une addition de petits moments mais aussi de rencontres. Et aussi qu'on ne peut pas connaître vraiment quelqu'un d'autre que soit, chacun de nous a une énorme part de mystère. 

En résumé: un petit livre qui m'a fait réfléchir sur beaucoup de choses pas forcément explicitées ci-dessus!

4ème de couverture:
Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fascine par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide. Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l'auteur d'Amok et du Joueur d'Echecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet. Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'œuvres du grand écrivain autrichien.

A comme association tome 4: le subtil parfum du souffre de Pierre Bottero

Nombre de pages: 180
Auteur Bottero Pierre
Editions : Gallimard

Mon avis:
La série des "A comme Association" est une collaboration ,(enfin était), entre deux auteur Erick L'Homme et Pierre Bottero. On pourrait dire qu'ils se sont trouvés! Chacun d'eux nous conte l'histoire d'un personnage. Pour Erick L'Homme il s'agit de Jasper et pour Pierre Bottero d'Ombe. Même s'ils suivent des personnages différents leur récit se croisent , se chevauchent. Du coup en les lisant on revit des moments imporantant, ou pas, avec un autre point de vue, ce qui met un peu de piquant!
Comme ici il s'agit du tome de Bottero on suit donc Ombe qui part explorer des hangars à la recherche de loups garous dealers et qui tombe sur Erglug, (un troll ou plutôt Le troll). Elle va ensuite sauvé la vie de Nacelnik, un garou chaud bouillant!
Une histoire d'amour! J'adore! Je ne sais si c'est l'histoire mais j'ai préféré Ombe ici que lors de sa première apparition. Je l'ai trouvé beaucoup plus drôle et sensible! Bon il faut avouer que moi les histoires d'amour ça me fait fondre, j'ai une âme de midinette!! 
Par contre comme dans le deuxième écrit par L'Homme beaucoup de rappel. Ce qui ne m'aurait pas forcément dérangé sur un bouquin de 500 pages mais là j'avais plus envie de voir avancé l'histoire que d'avoir une leçon de rattrapage. Ca donne un peu l'impression que les tomes peuvent être lus séparemment voir dans le désordre,(sacrilège !!!). Derriere l'histoire le mystère d'Ombe s'épaissit encore. On devine, on suppute, (pourquoi son odeur, c'est qui le mec au taser, elle veut quoi sa coloc, c'est quoi le complot?????). A la fin de ce tome vous vous posez donc encore plus de questions qu'au début.
A noter la rencontre prolongée de Jasper et Ombe. Je le signale car vu que normalement c'est L'homme qui écrit sur Jasper et que j'ai lu "l'étoffe fragile du monde" avant je me pose des tas de questions sur le travail d'écriture des deux hommes. Questions qui ont peu d'intêret puisque leur collaboration a été écourtée par la mort de Bottero, (sniff!).
Plus je lis Bottero plus j'aime! Son style agréable, voir magique! J'admire ces auteurs qui vous emmène avec eux comme des amis! 

En résumé: C'est le dernier écrit par Bottero! Du coup comme je le savais avant de le lire j'ai bien savouré j'appréhende un peu la lecture du suivant, que va t'il arriver à Ombe, comment l'histoire peut continuer, elle continue c'est sure puisqu'il y a d'autres tomes ! Mais le suivant ne sera pas pareil!

4ème de couverture:
Lors d’une mission particulièrement éprouvante, Ombe sauve la vie d’un loup-garou. Elle ne l’aurait peut-être pas secouru si elle avait su qu’elle en tomberait amoureuse… Car son corps a beau être incassable, son coeur, lui, ne l’est pas.

La maison de la nuit tome 1 : marquée de P.C C cast et Kristin Cast

Nombre de pages: 307
Auteur: Cast P.C et Kristin
Editions : Pocket
Lecture commune du 17 juin 2012 organisée par Myuki22

Myiuki (organisatrice),beautifulvelma,Ella,lucie2006,cline612,Farahfleur,Jenn,Dex,elodie.book,kokodu22
LivresLove,Anna002,kisse59,Aidoku,Géraldine,Lux Oxa,Sandra

Mon avis:
Il s'agit d'un livre du genre Bit-lit, je dois dire que je ne suis pas fan du terme mais alors pas fan du tout, certains appellent ce genre Urban Fantasy et je vais plutôt utiliser ce terme. 
On suit Zoey , qui au détour d'un couloir de son lycée, va se retrouver marquée, (d'où le titre!). Cette marque signe son éventuelle appartenance au monde des vampires et l'oblige à se rendre dans une école de vampires, (le Poudlard des gens de la nuit!). En plus d'être adolescente, Zoey a une mère démissionnaire, un beau-père intégriste appartenant au "peuple de la foi", un futur ex-petit ami alcoolisé, une meilleure amie dévergondée, des origines indiennes, et là liste est temporairement close, puisqu'elle va devenir la protégée de la directrice, l'ennemie de l'influente aphrodite, l'obsession d'un beau poète, la préférée de la déesse, c'est peut être un peu beaucoup pour une seule personne!!
J'ai aimé ce livre! Le moins que je puisse dire c'est qu'il m'a détendue et il m'arrive de ne pas en demander plus à un roman. Pas de questions existentielles, pas de flots d'émotion qui me transforment en vallée de larmes , pas non plus d'angoisses qui m'obligent à dormir la lumière allumée, (ce qui est bien pour ma facture d'électricité!). Par contre je me suis facilement laissée porter par cet univers. J'ai apprécié ce monde où la condition de vampires découle d'une sorte de virus, présent depuis toujours et où être un vampire s'apprend! On est loin de l'image classique ! J(ai particulièrement aimé la société matriarcale des vampires. Les femmes au pouvoir!!
Pour ce qui est de la trame de l'histoire, ce tome est une amorce ça se sent. On voit se profiler pas mal de choses mais tout reste un peu dans le flou. Une élue, un triangle amoureux, une destinée, des mystères, ... J'ai lu les synopsis des prochains tomes, (pas bien!), donc on voit bien que c'est la mise en place! Pour ma part ma préférence sur les personnages masculins va à Erick, (bah oui c'est pas original!).
Et enfin le style des auteurs: Je me demande comment on peut écrire à plusieurs? C'est vivant, efficace. Ce tome se laisse lire, il fera sans doute grincer des dents les puristes!

En résumé: Le seul vrai gros problème pour moi c'est que cette saga compte au moins 8 tomes... (Fais péter le livret A doudou!)

4ème de couverture:
Entrez dans la Maison de la Nuit à vos risques et périls.
Dans un monde qui pourrait être le nôtre vit Zoey Redbird, une adolescente presque comme les autres...
Un soir après les cours, un jeune homme inquiétant s'approche d'elle. Soudain, il la désigne du doigt et lui dit : "Zoey, ta mort sera ta renaissance, ton destin t'attend à la Maison de la Nuit". a ces mots, une marque mystérieuse apparaît sur son front. Zoey est terrifiée mais - elle le sait - elle doit intégrer le pensionnat où sont formés les futurs vampires, pour y réussir sa Transformation ou... mourir.

mercredi 13 juin 2012

A la croisée des mondes tome 1 : Les royaumes du Nord de Philip Pullman

Nombre de pages: 533
Auteur: Pullman Philip
Editions: Folio
Challenges: Baby challenge Fantasy, Big challenge n°74, choisir la prochaine lecture de sa Pal (Mélymélo)

Mon avis:
Lyra est une petite fille qui vit à Oxford au milieu d'un collège rempli de professeur. De temps en temps un oncle mystérieux vient lui rendre visite. Tout pourrait être simple, voir banal, mais ce Oxford n'est pas notre Oxford. De plus dans ce monde les humains ont un daemon, les ours parlent, et une poussière mystérieuse tombe du ciel. Quand Roger, l'ami de Lyra disparaît, kidnappé par les effrayants enfourneurs elle va tout faire pour le retrouver, même affronter les royaumes du Nord.
L'univers de Philip Pullman est vraiment très riche. Tout d'abord tout sonne avec une certaine familiarité, les noms des villes, les coutumes et puis on nous parle de Daemons. Au départ je les ai pris pour des animaux domestiques améliorés mais ce qu'ils sont est bien plus complexe. Pas de longs cours sur leur nature on découvre tout au détour d'anecdotes. Du coup au départ je me suis "bof, bof pour finir épatée par l'imagination de l'auteur. Les similitudes avec notre monde mets en évidence les différences, l'énergie ambarique, les ours parlants (panserborjnes je crois!), les sorcières, la Poussière, (qui est elle même expliquée en partie!). 
Lyra, le personnage principal, complété par Pantalaimon est une petite fille pleine de fougue et de courage mais elle reste une petite fille. Du haut de mes années il est impossible pour moi de m'identifier et elle va même jusqu'à me taper sur les nerfs, car comme beaucoup d'enfants elle est parfois un peu naïve et un peu distraite. On découvre assez vite qu'un destin formidable l'attends, on en apprend aussi beaucoup plus sur le mystère de sa naissance. Madame Coulter est une méchante pur sucre, une digne héritière des méchantes reines des contes de fée. Il arrive qu'elle fasse preuve d'humanité mais c'est pour mieux nous tromper. Lord Asriel, l'oncle "bienveillant" de Lyra ne m'inspire pas dès le départ. Il a une âpreté qui le place de suite sur la ligne! Par contre j'ai bien aimé les gitans dès le départ, avec leur sens de l'honneur, leur courage et leur force.
La fin nous laisse en plein suspens! Il faudra donc lire le tome 2 pour connaître la suite. 

En résumé : Je dois avouer que même si le livre m'a plu, il n'a pas fait vibrer mon âme. Dis comme ça , ça fais un peu exagéré mais les livres en plus d'être passionnants doivent vous faire vibrer de l'intérieur, comme en amour. Et là il est beau, il est bon , il est intelligent mais on restera juste copain.

4ème de couverture:
Ce n'était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son daemon Pantalaimon, parmi les Érudits de Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d'Oxford à la recherche éperdue d'aventures.

Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d'une extraordinaire particule. D'une taille microscopique, la Poussière que l'on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord - est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises...

Jetée au coeur d'un terrible conflit, Lyra sera forcée d'accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s'opposent des forces que nul ne l'avait préparée à affronter.

dimanche 10 juin 2012

Le ciel est partout de Jandy Nelson

Nombre de pages: 329
Auteur: Nelson Jandy
Editions: Gallimard
Challenge : Big challenge n°10

Mon avis:
 C'est l'histoire d'un deuil, l'histoire d'une absence mais aussi l'histoire d'une belle rencontre! On suit Lennie, 16 ans, qui vient de perdre sa soeur aînée et adorée. Au milieu de tout ce malheur la vie continue.
J'ai aimé la galerie des personnages. La famille de Lennie est originale. Sa mère partie lorsqu'elle était bébé , touchée par "le gène de la bougeotte", sa grand mère, Manou, peintre et grande prêtresse verte, son oncle Big, amoureux et expérimentateur. Lennie est douée pour la musique moins pour le bonheur. Elle avait une relation fusionnelle avec sa soeur et la disparition de celle-ci va entièrement bouleverser son monde.
16 ans est aussi l'âge des premiers émois amoureux! Et là c'est la rencontre avec Joe Fontaine, un jeune homme beau comme un dieu et très attachant!
J'ai ri de bon coeur mais aussi pleuré à grosses larmes, (c'est le retour du lapin myxomatosé!). J'ai trouvé que le ton de l'auteur était juste. Les dialogues entre les personnages avaient un goût de réalisme mais aussi ce petit quelque chose qui fait rêver. Certes j'ai plaint Lennie pour la perte de cette soeur, qui semblait si merveilleuse, mais je l'ai enviée pour son histoire d'amour avec Joe.
Le livre est ponctué de petits mots rédigés par Lennie et retrouvés un peu partout. Tout s'explique à la fin mais j'ai eut un peu peur à un moment de lire une sorte de testament avec un dernier mot pas glop! 
Le récit est également épicé par cette famille peu banale. Peut être que la même histoire de deuil dans une famille Lambda aurait été plus triste, plus dans le pathos! Ici ils réagissent tous de façon différentes mais un peu extrême. L'épisode de Manou et le désenvoutement de la maison est comique! Big et ses pyramides mayas! La plante Lennie! Voilà autant de petits moments à la fois douloureux, car ils expriment la perte, et pourtant délicieux! 

En résumé: Un livre vraiment paradoxal car même s'il parle de deuil et que j'ai pleuré comme une madeleine je l'ai trouvé joyeux et frais, vivifiant

4ème de couverture:
Un amour brûlant.
Une perte dévastatrice,
Lennie lutte pour trouver sa propre mélodie.
Alors que Bailey, sa sœur, sa meilleure amie,
vient de mourir, comment continuer?
A-t-elle le droit de plaire, elle aussi?
De désirer Toby? D'être heureuse, sans Bailey?
Et comment ose-t-elle rire encore?
Parfois, il faut tout perdre pour se trouver...

Un hymne à l'amour, à la vie, à la musique, à la nature et à l'écriture!