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mercredi 13 février 2013

Pain amer de Marie-odile Ascher

Auteur : Marie-Odile Ascher, française
Bibliographie:
Pain amer est sont premier roman,
Le serment de maria, 2012
Editeur: Pocket
Prix: 7.22€
Genre: Historique

Mon avis:
J'ai trouvé ce livre très émouvant. 
Marina est née en France de parents russe. Son père a quitté la Russie lors de l'ascension au pouvoir des Bolcheviks. Il se réfugie en France avec deux de ses frères et son père. Il laisse au pays une mère, un frère et beaucoup de souvenirs. Ces réfugiés refont leur vie dans le Sud mais lorsqu'en  Staline offre une possibilité de retour ils vont quitter ce pays qui les a accueilli pour retourner vers la patrie de leurs souvenirs.
Marina, elle, est née en France, a grandi en France, a étudié, est amoureuse de Marc. Comme ses frères et soeurs elle ne parle pas russe, elle ne le comprends pas plus. Elle va suivre ses parents parce qu'elle est mineure, parce qu'elle est solidaire de sa famille et surtout parce qu'elle pense pouvoir revenir.
Pas de suspens dans ce récit vu que la première page se situe en 1991 en Ukraine d'où Marina se souvient. Je ne suis pas douée en géographie mais l'Ukraine n'est pas un département français ni à l'époque ni dans le passé. On sait donc qu'elle n'a pas pu faire le voyage retour.
C'est une histoire d'amour inconditionnel entre Marc et Marina. Un amour contrarié. Mais pas seulement c'est aussi le récit d'un lent renoncement, de l'étouffement de l'espoir de la capacité de l'individu de croire, de se tromper, de résister, de survivre et de vivre.
Marina est une jeune fille naïve et énergique. Je pense qu'elle se leurre sciemment. Elle est à la fois inconsciente et courageuse.
Son récit m'a arraché des larmes. 
La description de l'URSS y est terrible et paradoxale. Tout y est absurde rien ne semble vrai même les relations humaines. Et paradoxalement il y avait des possibilités quand on accepte l'absurdité du système. 
Les parents de Marina ont cru en chimère et cela bien au-delà du raisonnable mais je comprends ce besoin de retrouver son pays, son identité et la culpabilité qui peut surgir lorsque l'on comprend que ce que l'on cherche n'existe pas. 
Il y a des trous dans le récit. Tout y est perçu par le prisme de Marina et il faut le dire elle est très centrée sur son histoire d'amour contrarié. Mais au-delà de cet amour c'est sans doute l'espoir de retrouver une normalité, une liberté.


4ème de couverture:
En 1946, Staline offre l'amnistie aux Russes blancs résidant sur le territoire français et les incite à rentrer au pays. Quelque quatre à six mille personnes, celles-là même qui avaient fui les bolcheviks en 1920 pour trouver refuge en France, vont répondre à cet appel. Parmi elles, Marina et sa famille. La jeune fille, mineure, accepte d'accompagner les siens en Russie, mais elle est déterminée à revenir afin d'épouser Marc qu'elle aime passionnément. Le voyage en train s'étire, et la séparation se prolonge. Pour tromper l'absence, les jeunes gens s'écrivent, ne sachant pas encore que leurs sentiments vont se heurter au mur du totalitarisme... Pain amer est le récit de ce voyage de retour et des premières années d'installation en URSS d'une jeune fille née et grandie en France. Fondé sur une solide documentation historique, c'est aussi une réflexion sur la part de liberté dont l'Histoire, dans centaines circonstances, nous prive ; et qu'il nous faut reconquérir à force de pugnacité.

lundi 31 décembre 2012

Si c'est un homme de Primo Levi

Auteur: Primo Levi
Editeur: Pcket
Genres: Historiques, autobiographie
Challenge: Big challenge, A vos nombres

Mon avis:
Primo Levi livre un témoignage douloureux d'une période sombre. Il y a une sorte de distance tout au long du récit et cela le rend encore plus effrayant.
Il est difficile de mettre des mots sur un tel ouvrage. J'ai toujours du mal à réaliser qu'il s'agit d'histoire vraie et non d'une extrapolation d'un esprit dérangé.
L'horreur décrite n'est pas le fait de monstres ou de psychopathes mais de personnes ordinaires. 
Le plus effrayant est sans doute de réaliser que nous ne sommes pas à l'abri d'une nouvelle horreur.

4ème de couverture:
On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant.
Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce. C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'on prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité.

mardi 20 novembre 2012

Geisha d'Arthur Golden

Nombre de pages: 602
Auteur: Golden Arthur
Editeur: Le livre de poche
Genre: Historique
Challenges: Big challenge n°59, Challenge Pal à 0
Concours Mybooks

Mon avis:
Ce mois-ci je navigue entre les traditions d'Asie. Ici le livre nous parle de Geisha (d'où le titre). La Geisha est un mystère pour les occidentaux. Il ne faut pas assimiler ces femmes a des prostituées, elles ne couchent pas avec tous leurs clients mais tous les hommes qui couchent avec elles doivent payer! Une geisha pourra très bien n'avoir qu'un seul "client" avec lequel elle entretiendra des relations intimes. Que font-elle avec les autres? Elles les distraient. Par le chant, la danse , la musique, la parole, l'écoute... La Geisha est une tradition japonaise étrange entre soumission et indépendance, respect et mépris, un monde à part.
Ce livre est très bien documenté, et très bien écrit on s'attache d'emblée à la jeune héroïne Chiyo. Pour ceux qui ont lu la 4ème de couverture il s'agit de Sayuri, elle change de nom au cours de sa vie.
Chiyo est une gamine de neuf ans, grandissant dans un petit village de pécheurs. Sa mère est malade, son père est vieux. Elle va susciter l'intérêt d'un notable qui va changer son destin et celui de sa soeur car Chiyo a une particularité. Elle a les yeux gris-bleu ce qui est peu courant en ce lieu et en cette époque.
L'époque, parlons-en. On pourrait croire que les Geishas datent de temps ancestraux mais ici le récit commence autour des années 30 , 1930. Après la crise de 29 et avant la seconde guerre mondiale avec les conséquences que cela peut avoir sur la société japonaise. On suit la vie de Geishas et leur ressenti de la guerre, de la crise, de l'occupation sont sans doute différents de ceux du reste de la population.
Pendant toutes les crises il y a des gens qui s'en sortent, financièrement parlant. Les Geishas font parti d'un monde de luxe et de plaisir, la dépression a donc un impact limité sur elles. A une époque où certains ne peuvent se nourrir elles portent des kimonos hors de pris, leur virginité s'arrache à prix d'or (le mizuage). Leurs clients s'amusent beaucoup, souvent.
Pour ce qui est de la guerre les conséquences sont différentes. Leurs compétences, qualités jouent en leur faveur, mais jusqu'à un certain point. Quand tout va mal les plaisirs et le luxe deviennent secondaires puis indécents. Un quartier (Gion) entièrement dédié à ces deux principes à une existence des plus fragiles dans ces conditions.Et là on découvre toute la précarité de la vie de ces femmes, adulées, adorées, aimées, respectées mais qui peuvent du jour au lendemain ne plus compter.
L'après-guerre avec une armée d'occupation à la culture et aux coutumes très différentes. Un choc culturel qui forcement oblige la société japonaise à évoluer (Bien ou mal ce n'est pas à moi d'en juger), les Geishas sont alors un symbole vivant du passé du Japon.Peu à peu ce monde aux règles strictes et nombreuses disparaît aux profits de plaisirs plus simples, plus accessibles.
Que de digressions...
Ce livre est extrêmement riche grâce à cette qualité d'écriture. Par le destin d'une seule personne, Chiyo - Sayuri, on découvre tout un monde, une société, des coutumes... Le monde des geisha est impitoyable. On y achète les enfants, on y est esclaves, on se trahit, on se méprise, et peut importe sa renommée on risque toujours de tomber en disgrâce. Chiyo a une force de caractère incroyable , elle est à la fois réaliste et incroyablement rêveuse-naïve. 
On connaît la fin de son parcours, geisha établie et reconnue à New york.Mais ce n'est pas la destination qui compte mais le chemin qui l'amène là, et chaque page interroge. Comment vu son point de départ a t-elle pu arriver là? On pourrait penser qu'il n'y a aucun suspens et c'est tout l'inverse. J'ai retenu mon souffle je ne sais combien de fois, tremblant pour l'héroïne, espérant avec elle, pleurant sur son destin, émue par cette fin...Et après cette lecture j'ai l'impression d'avoir touché du bout du doigt le mythe que sont les geishas, et j'ai une soif d'en apprendre encore plus...

4ème de couverture:
À neuf ans, dans le Japon d'avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto.
Dotée d'extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu'il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha. Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l'amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs.
Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d'une rivale. Elle rencontrera finalement l'amour...Écrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d'un exceptionnel document et le souffle d'un grand roman. Il nous entraîne au cœur d'un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.

vendredi 9 novembre 2012

Fleur de neige de Lisa See

Nombre de pages: 404
Auteur: See Lisa
Editeur: Flammarion
Genre: Historique
Challenge: Big challenge 2012 n°100

Mon avis:
C'est une fabuleuse plongée dans la Chine historique par le biais du destin de deux femmes que tout oppose, en dehors des 7 caractères sur 8 nécéssaires. J'ai aimé découvrir toutes ces traditions, même si beaucoup me sont complètement étrangère. La société de l'époque est outrageusement codifiée, rien est laissé au hasard, pour chaque évènement il y a une réaction, une phrase, une attitude attendue.
Même si le livre porte le nom de l'une des héroïne c'est Fleur de Lis qui nous raconte son histoire. Fleur de Lis est né dans une famille de paysans. Le jour où le devin du village vient pour fixer la date du début de la cérémonie du bandage des pieds son destin va changer. Ses pieds sont parfaits et elle est né le même jour qu'une autre jeune fille, Fleur de Neige. Cette dernière appartient à une famille privilégiée. Elles vont alors devenir Laotong. Des âmes soeurs! Fleur de lis va grâce à l'entremetteuse Wang faire un bon mariage et s'élever dans la société.
En plus d'une fabuleuse description des coutumes de l'époque on a le droit à l'histoire de cette relation entre deux femmes. Elles Sont amies mais leur relation comporte beaucoup de non-dits et de malentendus. La société ultra codifiée qui les entoure et les influence sape à leur amitié. 
Fleur de Lis, malgré une apparente soumission, fait preuve de beaucoup de caractère et de détermination. Elle est assez chanceuse et se réfugie derrière les codes de sa société pour se protéger de ses émotions. Par son récit elle nous fait vivre cette époque. On découvre avec elle la tradition des pieds bandés, "les lis dorés", à la fois cruelle et indispensable pour offrir une meilleure vie aux filles. On découvre aussi la difficulté d'être une fille, considérée comme inutile voir encombrante, mariée avec des inconnus, soumises au bon vouloir de leur belle famille . Pourtant certaines arrivent à s'en sortir, les entremetteuses, celles qui arrangent les unions entre les futurs époux ou entre Laotong.
Fleur de Neige illustre également bien cette société. Son mérite et ses qualités ne sont rien vu sa situation. Elle apparaît comme plus fougueuse que Fleur de Lis, plus libre et pourtant elle est plus fragile. A l'inverse de Fleur de Lis elle ne semble pas née sous une bonne étoile.La petite fille pleine de vie et de volonté est brisée par cette société ultra conservatrice.
L'auteur nous décrit avec force détails les paysages, les coutumes mais aussi les émotions des personnages. Je me suis prise au jeu et ai suivi pas à pas le destin de ces deux femmes.

4ème de couverture:
Dans la Chine impériale du XIXe siècle, Fleur de Lis et Fleur de Neige naissant au même instant. Cette coïncidence et sa grande beauté permettent à Fleur de Lis, malgré son extraction modeste, de devenir l'âme-sœur, la laotong, de Fleur de Neige, fille de la haute noblesse. La grande amitié qui lie les jeunes femmes se brise quand Fleur de Lis découvre que son amie l'a trahie...
Une histoire d'amitié et de fascination réciproque qui explore avec lyrisme et émotion l'une des plus mystérieuses relations humaines : l'amitié féminine.

dimanche 30 septembre 2012

Le bal des Louves , tome 1: La chambre maudite de Mireille Calmel

Nombre de pages: 361
Auteur: Calmel Muriel
Editeur: XO
Genre: Historique
Challenges: Big challenge n°67, prochaine lecture de sa PAL choisie par Azalée

Mon avis:
On suit une lignée de femmes au XVIème siècle. Isabeau, jeune et belle, est violée et laissée pour morte par le seigneur du coin, François de Chazeron. Mais Isabeau n'est pas n'importe quelle femme. L'une de ses ancêtres a frayé avec les loups et depuis les femmes de sa famille sont intimement liées à ces animaux. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'au XVIème siècle les loups ne manquent pas. Isabeau, laissée pour morte, sa soeur Albérie va continuer à porter sa vengeance.
L'action se passe principalement en Auvergne, autour du Château de Montguerlhe, lieu de nombreuses légendes. Les contes populaires parlent de souterrains, de trésors cachés mais aussi d'un monstre sanguinaire. Dans ce lieu sombre, idéal pour l'intrigue on retrouve le seigneur François de Chazeron. Seize ans après son forfait il est toujours voir plus maléfique. Sous prétexte de trouver la pierre philosophale, il assouvit ses pires penchants. Cruel, violent, cet homme n'a aucune qualité qui pourrait le racheter aux yeux du monde. En même temps il est l'exemple de son temps où les nobles avaient tout pouvoir sur ceux qui, socialement, leurs étaient inférieurs, du droit de cuissage au droit de vie ou de mort.
Isabeau, va fuir l'Auvergne, laissant à d'autres le soin d'accomplir sa vengeance. Elle va se rendre à Paris pour commencer une autre vie. Avec elle on découvre Notre Dame, et la cour des Miracles, sa beauté lui ouvre beaucoup de portes et d'opportunités, comme cette place chez une couturière qui lui permettra de faire la connaissance de Monsieur de La Palice.
Même si elle a la préférence de la 4ème de couverture, j'ai eut du mal à m'attacher à ce personnage. Oui elle a vécu des choses affreuses, oui elle a raison de vouloir repartir de zéro mais son attitude face à Loraline est difficile à accepter. Il faut avouer que Loraline est l'une de mes préférée. J'ai aimé son innocence, sa passion, son courage. Elle est forte malgré les épreuves. J'ai aussi beaucoup apprécié le personnage d'Albérie qui porte une double malédiction, celle de la vengeance d'Isabeau et celle de ses ancêtres. Elle lutte contre elle-même et ne se permet pas d'aimer, d'être femme. A noter aussi le personnage d'Antoinette de Chazeron, personnage ambiguë, on la plaint, on l'exècre. Elle apparaît comme faible mais aussi manipulatrice.
Ces personnages féminins trouvent leur pendant du coté mâles. Car en parallèle de cette histoire de vengeance c'est bien d'histoires d'amour dont il s'agit. Amour coup de foudre, Amour patient, amour renouveau.
Huc de la Faye, prévôt du seigneur de Chazeron, dégoûté par son impuissance, il prends Albérie sous sa protection. Il l'aime malgré elle, malgré tout. Il ne cesse de chercher à lui prouver. Huc est un homme bon au service d'un monstre. Un peu déstabilisant pour une âme noble.
Philippus, jeune médecin suisse, pleins de vigueur, d'idées, de passion. Il va tomber sur l'amour au détour d'un tunnel. Son destin est sombre. 
Pour ceux qui est de monsieur de La palice, son rôle pour l'instant est secondaire mais, je pense, amené a se développer dans le tome suivant.
Cette histoire prends son ancrage dans des faits historiques, des personnages qui ont réellement existé. Ca donne un peu de réalité au tout. Ainsi on croise le jeune Nostradamus, gamin très sympathique. Mireille Calmel pour rajouter de l'authenticité, écrit dans un style un peu désuet mais facile à appréhender, surtout que des notes de bas de pages viennent expliciter les termes qui pourraient rester obscurs.
Malgré la fin je pense lire le suivant, la vengeance est une motivation nécessaire...

4ème de couverture
Décembre 1500. Au pied des remparts du château de Montguerlhe, sous la lune glacée, gît une jeune fille aux longs cheveux souillés. Elle est ensanglantée, inconsciente. Parce qu’elle était trop belle et qu’elle s’est refusée à son maître, le seigneur François de Chazeron, il a fait pendre son mari à la sortie de leurs noces, il l’a violée, battue, marquée au fer rouge. Mais il a eu tort de la faire jeter aux loups. Car elle n’est pas une jouvencelle comme les autres. Les femmes de sa famille ont d’étranges pouvoirs. Certaines, comme Isabeau, parlent aux loups. D’autres, comme sa sœur Albérie, se transforment les soirs de pleine lune… Et dorénavant, ces deux femmes, ainsi que la petite Loraline qui naîtra de ce viol immonde, ne vivront plus que pour une chose : la vengeance !
Autour de François de Chazeron se trame un complot mortel. Quand il est atteint d’un mal inconnu, sa femme n’en paraît pas très affligée… mais elle a peur de lui et fait donc appel à un médecin. Celui-ci accepte de s’installer au chevet du malade pour tenter de comprendre. Une nuit, dans un demi-sommeil, il lui semble voir une longue silhouette se pencher sur le lit où gémit le seigneur. La Mort peut-elle avoir un si joli visage ? En tout cas, le médecin tombe amoureux et fera tout pour retrouver cette jeune fille, qu’elle soit réelle ou fantôme.
Isabeau, Albérie, Loraline, ces femmes endurcies par les épreuves seront tiraillées entre leur désir de vivre pleinement et la soif de vengeance qui ne les quitte pas. Leur destin nous entraîne des souterrains d’une forteresse auvergnate aux salles de bal du Louvre, de la cour des Miracles à celle de François Ier, des prophéties d’un enfant qui deviendra Nostradamus à la recherche de l’élixir de vie et de la pierre philosophale…

jeudi 27 septembre 2012

Ce qu'il advint du sauvage blanc de François Garde

Nombre de Pages: 327
Auteur: Garde François
Editeur: Gallimard
Genres: Historique, Aventure

Mon avis:
C'est un récit de voyage mais où la plus grande partie du périple reste mystérieuse. Ainsi lorsque Narcisse est abandonné par son navire sur une plage d'Australie on ne découvre pas tout de suite sa destinée. Elle ne nous apparaît que beaucoup plus tard et nous ne voyons de lui que le résultat de ce qui s'est produit sur cette plage.
Petit à petit on découvre ce voyage intérieur qui est l'intégration à une nouvelle culture, à une nouvelle société. On découvre aussi le chemin inverse de celui qui retourne parmi les siens alors qu'il a tout oublié de ce qu'il était "avant". 
C'est un récit étrange où on a l'impression de suivre deux personnages et non un seul. On découvre le Narcisse "civilisé" face aux indigènes d'Austalie en même temps que le Narcisse "indigène australien" face aux "civilisés". Et dans les deux cas ce qui frappe c'est l'incompréhension. 
Le lieu le plus marquant est peut-être l'Australie sauvage, avec ses paysages grandioses , sa nature hostile mais aussi généreuse, ses habitants si vrais si authentiques et si durs. Le présent du récit est lui ancré dans les cités, coloniales , urbaines, mais aussi les petits villages de France. Il y a un contraste entre une nature qui paraît austère et qui est en réalité riche et une société "civilisée" en apparence opulente mais en réalité aride.
On voit tout par les yeux de l'homme blanc . D'abord par le regard que porte Narcisse sur cette tribu qui le recueille, l'adopte puis par la façon dont Octave perçoit l'homme qu'est devenu Narcisse.
Octave est l'autre personnage fort du roman. Même s'il est attachant et généreux, il a parfois un mode de pensées un peu paternaliste. Mais on sent qu'il se remet en question, qu'il cherche le bien de Narcisse même s'il fait fausse route, (pendant un moment j'ai même espéré qu'il allait enfin prendre la seule bonne décision qui s'imposait!). On l'appréhende d'une façon totalement différente à la fin du récit avec le point de vue de sa soeur. Une vilaine voix a même murmurée à mon oreille: "et si elle avait raison...).
Par contre ici pas de récit simpliste avec un "bon sauvage" et un "méchant colon", la réalité est un brin plus complexe et on devine que la bonté ou son contraire sont plus affaire d'individu que de société.
Ce livre est un fabuleux voyage, il ne donne pas d'explications à ce que l'on voit ou perçoit, il nous laisse nous faire notre propre idée, apprendre , découvrir avec Narcisse. 

4ème de couverture:
Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom. Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu'on surnomme désormais le « sauvage blanc ».

mardi 14 août 2012

Ramsès, tome 1, le fils de la lumière de Christian Jacq


Ramses, Tome 1 : Le fils de la lumière de Christian Jacq
Nombre de pages: 441
Auteur: Jacq Christian
Editions: Pocket
Challenge: PAL à 0
Genre: Historique, romance

Mon avis:
J'ai toujours été passionnée par l'Egypte, cette civilisation qui a laissé tant de monuments incroyables. J'ai déjà lu pas mal d'ouvrages de Christian Jacq, j'aime sa façon de faire revivre cette époque.
La série des Ramses est consacré au Pharaon Ramses, comme son nom l'indique. On le découvre dans son intimité. Ce premier tome est consacré à la jeunesse de Ramses, avant son sacrement. On découvre qu'il n'était a priori pas destiné à régner. On découvre également les traditions de l'Egypte pharaonique quant à la transmission du pouvoir.
Le récit nous fait visiter l'ensemble de l'Egypte du Nil au désert. On la découvre au détour des rituels accomplis par le pharaon Séthi, père de Ramses. Les monuments ont une grande importance dans la liturgie pharaonique. On découvre également tout un pan de la politique étrangère et intérieur des pharaons. Maîtres d'un empire ils devaient cohabiter avec des voisins pas toujours amicaux. Avec l'arrivée des grecs il y a une confrontation entre deux philosophies de vie que tout oppose. On retrouve dans cette série des lieux évoqués dans d'autres ouvrages de Christian Jacq, notamment Abydos, grand lieu de culte, Menphis ou encore "la place de vérité".
Beaucoup de personnages dans ce premier opus. Certains sont connus comme Ménélas, Moïse, Homère. D'autres, bien que non illustres, jouent un rôle important dans l'histoire, comme Chénar le frère de Ramses, ou Iset, la maîtresse du futur pharaon. Le personnage principal reste le jeune Ramses. On le voit évoluer au travers de l'enseignement de son père. J'ai trouvé chez lui une certaine innocence, une trop grande confiance dans la nature humaine. Il est également très humble, courageux et généreux.
Ce premier tome présente les protagonistes mais mets aussi en place un ensemble de complots, une énorme toile d'araignée qui semble emprisonné Ramses. Même si par la connaissance de l'Histoire je sais qu'il a été couronné e qu'il a régné j'ai du mal à voir comment il va pouvoir se dépêtrer de tous ces ennuis.
J'aime beaucoup le style de Christian Jacq, je me répètes. Il est simple et vivant et même si après la lecture d'un de ses romans je ne suis pas une spécialiste, j'ai l'impression de m'être cultivée. Je n'ai pas la naïveté de penser que tout est réel, mais comme je ne me destine pas à devenir professeur d'histoire ou Egyptologue je pense être à même d'accepter deux ou trois contre vérités comme étant réelles sans trop me poser de question. En tout cas ces ouvrages m'ont toujours donné envie de prendre un avion direction Le caire pour voir les merveilles de l'Egypte.

4ème de couverture:
Ramses. Son nom incarne l'éclat et la puissance de la civilisation pharaonique.Fils du soleil et du dieu vivant, il a régné pendant plus de soixante ans et a porté l'Egypte à un degré de grandeur jamais atteint dans l'Histoire. Pour l'heure, l'enfant-dieu n'a que quatorze ans. Comment succédera-t-il au pharaon Séthi, son père? Quelles seront les épreuves surprenantes de son initiation secrète? Saura-t-il choisir entre Iset la Belle et la mystérieuse Nefertari? Dans sa marche vers le trône, Ramses ne peut compter que sur de rares amis : Améni, le scribe, Sétaou, le charmeur de serpents, et Moïse, son condisciple hébreu.

vendredi 29 juin 2012

La voleuse de livres de Markus Zusak

Nombre de pages : 633
Auteur: Zusak Markus
Editions: Pocket
Challenges: Big Challenge n°84 et Lecture commune du 29 juin 2012 organisée par Bambi_Slaughter et avec Lucie2006, Yogi , Achille49, Soso0806, Melisende , BeL  ,Stephanie-plaisir de lire, Felina

Mon avis:
Dans l'Allemagne Nazie on suit l'histoire de Liesel, une jeune enfant de 11 ans confiée à Rosa et Hans dans la rue de Munich dans une petite ville proche de Dachau. C'est la Mort qui nous raconte son histoire!


J'ai particulièrement aimé ce parti pris de faire conter l'histoire par la Mort. Elle est un personnage à part entière avec son histoire , sa personnalité. Et aussi étrange que cela paraisse, elle m'a été sympathique. Je l'ai trouvé pleine d'humanité, d'humour. Elle a une certaine distance face à son "travail", et je trouve que cette distance mets bien en relief l'absurdité du comportement humain. Elle se prend d’intérêt pour la jeune fille qu'est Liesel. Elle attire son attention par son courage et par un comportement étrange: elle vole un livre. Pour ma part ce n'est qu'un demi-vol puisqu'elle le ramasse par terre.
J'ai particulièrement apprécié la place qu'occupe la lecture et la force des mots, à la fois comme outil de propagande et d'espoir. Le livre en lui-même en est la preuve. L'histoire commence avec l'évocation d'un événement particulier, que j'ai certes trouvé triste, mais je dirai sans plus! Lorsque la Mort le raconte à nouveau j'ai fondu en larmes. Au fil du récit je me suis attachée durablement aux personnages. Pour autant la Mort ne nous ménage pas, ne nous ment pas, elle annonce très vite la couleur.
Ce livre est aussi l'expression de ce qui est le meilleur et le pire chez l'être humain. Hans et Rosa , les parents adoptifs de Liesel sont incroyables de bonté et de caractère. Ils sont entiers et humains. Max est également très touchant. J'ai beaucoup aimé sa relation avec Liesel et avec les mots. Ses dessins et écrits m'ont beaucoup touchés.
J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur! Les petites apartés de la Mort, les extraits des livres de max, les descriptions des couleurs du ciel et ce qu'elles représentent. A part la fin qui m'a fait chialer comme une madeleine j'ai trouvé ce livre plein d'une certaine joie d'enfance. Malgré les privations, malgré les malheurs, chaque moment de joie de Liesel sont formidables. Son amitié-amour pour Rudy, sa complicité pour Max, son amour pour ses parents adoptifs, sa relation étrange avec Ilsa.
Ce livre est vraiment étrange, il se lit facilement! Il parle de choses tellement dures sans fioritures, sans complaisance. Je n'aurai jamais ouvert ce livre sans Livraddict, il fait parti du Big challenge et comme ma bibliothèque l'avait et qu'une LC était organisée je me suis dis "pourquoi pas?". Et heureusement ce fut vraiment une très belle découverte!


En résumé: Un livre émouvant à la fois sur l'enfance et sur une période difficile avec un regard différent!

4ème de couverture:
 Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

dimanche 29 avril 2012

Les piliers de la Terre - Ellen de Ken Follet





Nombre de pages : 478
Auteur :Follett Ken
Editions: Stock
Lecture commune

Mon avis:
Ken Follett nous décrit la vie d'une famille anglaise du 12ème siècle. Nous suivons donc Tom le bâtisseur, dont le rêve est de construire une cathédrale. Lui et sa famille vont errer sur les routes d'Angleterre et vont rencontrer de nombreux personnages.
On pourrait penser que le récit et le style vont être ennuyeux (la vie au 12ème siècle ...) mais en fait c'est passionnant. Il est incroyable de penser que des monuments comme des cathédrales étaient construites par des hommes ne sachant pas lire et écrire. Pour ma part je sais lire et écrire et je serais bien incapable de construire ne serait-ce qu'une cabane de jardin!!!
J'ai retenu mon souffle pendant tout le récit. On sent la tension dans chaque page, chaque phrase. Ellen, personnage féminin qui donne son nom au chapitre, est à l'origine de cette tension. Elle est une femme de caractère, déterminée et amoureuse.
On s'attache aux personnages, à cette famille, au Prieur Philipp un innocent malin, plein de foi et de bonne volonté. Il croit en la nature humaine!
Les "méchants" sont odieux, je n'ai pas une once de sympathie pour eux. La famille Hamleigh est un ramassis de cloportes, cafards, ... Ils sont liés à Ellen tout comme Remigius et Waleran, les deux autres limaces de l'histoire (Je sais ce n'est pas sympa ... pour les limaces!).
Cette société moyenâgeuse est subtilement décrite par Follett, on apprends de façon bien plus efficace que pendant les cours d'histoire. Je ne verrais plus jamais une cathédrale avec les mêmes yeux.
Pour la petite histoire: J'ai lu le passage de l'incendie avec mon fils de 5 ans. Il était subjugué (non pas par ma voix ), j'ai profité d'une nuit pour escamoté le livre. Car même si ce passage n'était pas trop choquant je me voyais mal lui rapporté certaines scènes. Du coup je me suis rabattu sur une encyclopédie sur les dinosaures....

En résumé: Vivement le tome 2

4ème de couverture:
Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Cette saga est unanimement considérée comme l'œuvre majeure de Ken Follett, qui nous offre ici une fresque monumentale dont l'intrigue aux rebonds incessants s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrémédiablement happé par le tourbillon d'une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu'elle n'ait pas de fin.

Lien vers le tome 2 : Aliena

Aliena- Les piliers de la Terre tome 2 de Ken Follett

Nombre de pages: 596
Auteur: Follett Ken
Editions: Stock
Lecture commune du 30 avril 2012

Mon avis:
Ce deuxième opus est plus centré sur l'histoire de Jack, le fils d'Ellen, et d'Aliena, d'où le titre. Je dois avouer que j'ai pris plus de plaisir encore avec ce tome, peut être parce que Jack et Aliena mettaient plus sympathiques. La construction de la cathédrale de Kingsbridge est une excuse, où plutôt un arrière plan à une intrigue plus complexe. Ken follet arrive à mettre en scène une romance, un drame, une intrigue policière et une étude des rapports de force entre l'Etat et la religion. Et tout ça en plus de 1000 pages, ou que c'est selon. 
L'écriture est sombre, elle transmets bien l'ambiance de l'époque, en tout cas ce qu'on s'imagine être l'ambiance de l'époque puisque je ne suis pas contemporaine. 
D'un point de vue étude de la société, on peut noter l'ouverture de l'époque, on voyage partout, on se fait embaucher partout, on apprends partout! A l'ère des frontières cela paraît incroyable! Les moeurs sont à la fois souples et rigides. Souple parce que les jeunes gens se lient facilement, rigides parce que une fois une union consacrée c'est le bazar! Les rapports de forces entre autorités laïques et religieuses sont complexes. Le prieuré de Kingsbridge cohabite, existe à coté du comté de Shiring. Il est à la fois dépendant et indépendant de cette autorité. En effet au niveau de la justice il dépends du Sheriff de Shiring, mais on apprends qu'il peut acquérir son autonomie, pareil pour le droit de tenir marché. Cette société est très réglementée, on ne peut moudre son blé que dans le moulin du seigneur, le four du seigneur, etc...
Pour ce qui est de l'histoire de nos personnages, ces romans traversent toute une vie d'homme. J'avais déjà bien appréciée Jack dans le premier tome et je l'ai retrouvé avec plaisir ici. Il a grandi, pris en assurance et en intelligence. Il s'affirme et se fait des ennemis, il a un don certain pour cela.
Aliéna est incroyable, d'une parce qu'elle est partie de rien et qu'on la retrouve bien installé, de deux parce que malgré l'adversité elle se relève et reste droite. Bon pas de chance elle a un frère, personne n'est parfait.
Sans trop en dire le voile qui pesait sur beaucoup de questions se lèvent, toute les pièces du puzzle s'imbriquent et on referme la dernière page content. Même si à mon goût les méchants  n'ont pas été assez punis, mais ça c'est mon côté obscur.

En résumé: une façon for agréable d'appréhender l'histoire.

Les avis des autres participants à cette Lecture Commune:

FrenchDawn ,Stellade ,Nanapomme ,Pomm ,Elora ,Pimousse4783  ,Tigrouloup ,Quaidesamoureux  ,Calieb,Nelly17  ,Lizi, Dex, Achille49, Lolie77, Chtitepuce, InkofmyLife, Petit_speculoos ,Amaryllis  ,Toons, LiliDrawinthecity,Isabelle ,Nono in the Sky ,Yogi ,Soso0806 ,Hell-eau, (Ptitelfe) 

4ème de couverture:
Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Cette saga est unanimement considérée comme l'œuvre majeure de Ken Follett, qui nous offre ici une fresque monumentale dont l'intrigue aux rebonds incessants s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrémédiablement happé par le tourbillon d'une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu'elle n'ait pas de fin.

lundi 9 avril 2012

12 femmes d'orient qui ont changé l'histoire de Gilbert Sinoué


Nombre de pages: 337
Auteur: Sinoué Gilbert
Editions: Pygmalion
Challenge: A vos nombres

Mon avis:
Gilbert Sinoué dresse un portrait succinct de 12 femmes d'Orient. Ces portraits ont une valeur assez inégale. Certains m'ont passionnée et du coup je les ai trouvés trop court, d'autres au contraire n'ont suscité chez moi que peu d'intérêt. J'ai une préférence pour l'histoire ancienne plutôt que récente.
Le style de l'auteur est sobre, historique, du coup il manque un peu de romanesque à ce catalogue. Et oui cela ressemble un peu à un catalogue, ou plutôt à un menu. Ça donne envie, ça met l'eau à la bouche. Du coup je me suis jetée sur la bibliographie et me retrouve avec une liste de 17 livres que je veux lire...
Parmi les portraits que je souhaite approfondir: Cléopatre, Bien sûr, Hatshepsout, la Kahina, Zénobie, Makéda, Théodora, Aimée Dubuc de Rivery (la sultane martiniquaise), et Shagarat-el-Dorr. Il s'agit de femmes qui ont gouvernées soit directement soit dans l'ombre.
Petit reproche à l'ouvrage, je n'ai pas compris l'ordre des portraits, peut être géographique... J'aurais préféré un déroulement chronologique, chacune se faisant ainsi l'héritière des autres.. Ici ma lecture a été parasité par la recherche de ce fil conducteur. Ce n'est pas un gros défaut mais du coup cela rajoute à l'effet catalogue.

En résumé: Un ouvrage qui m'a donné l'envie d'en lire d'autres mais qui me laisse sur ma faim (et une faim dévorante!)

4ème de couverture:
Qu'elles soient nées dans la pauvreté ou dans l'aisance, qu'elles aient vu le jour en Egypte ou au Maroc, en Syrie ou à Constantinople, à toutes les époques, des femmes d'Orient ont su forcer le destin et se hisser, envers et contre tous, vers les étoiles.
Qu'il s'agisse de l'inoubliable Oum Kalsoum, "La voix des Arabes ", de La Kahina, la farouche guerrière, de Hoda Shaarawi, féministe avant l'heure, de Hatshepsout, l'unique reine-pharaon, de Zénobie, la reine de Palmyre, ou encore d'Aïcha, l'épouse préférée du Prophète, toutes, à leur manière, ont laissé une empreinte indélébile dans le grand livre de l'Histoire humaine. C'est leur destin éblouissant que Gilbert Sinoué nous rappelle à travers ces pages où rêve et réalité se confondent.

samedi 11 février 2012

Vénus Hottentote de Barbara Chase-Riboud


375 pages

4ème de couverture:
Arrachée à sa terre natale, vendue comme esclave, transformée en monstre de foire, une jeune sud-Africaine allait devenir au XXème siècle, sous le nom de "Vénus Hottentote", le triste emblème du racisme scientifique.
Sa tragique histoire a inspiré Barbara Chase-Riboud, l'auteur de la Virginienne, un roman d'une force dramatique et lyrique exceptionnelle.

Mon avis:
Tout d'abord le récit se passe au début du 19ème siècle pour se terminer au 21ème.
Un seul mot pour décrire ce livre, cette histoire : Bouleversant.
Du début à la fin j'ai pleuré sur cette femme qui je trouve , et ce n'est là que mon avis, est restée digne dans n'importe quelles circonstances. Elle est humaine et du coup ceux qui veulent prouver son infériorité, sa bestialité n'en apparaissent que plus méprisables. Sous couvert de principes scientifiques ou philosophiques ils se complaises dans la fange des idées. Les hommes, parce qu'il s'agit d'eux majoritairement, sont tout près à jurer sur leur honneur, leurs principes, (tout ce qu'ils n'ont pas en sommes), que Sarah Baartman est un animal. Mais secrètement ils la désirent comme une femme. Ils sont hypocrites au possible.
Ce récit à la première personne nous fait découvrir les pensées du narrateur. Mais le narrateur change. On passe tour à tour du rôle de la victime à celui du bourreau. C'est troublant!!
Sarah ou Sessurah est une jeune femme courageuse qui attire la sympathie. Avec elle nous découvrons le peuple des laissés pour compte, ceux qui vivent de leur corps et du mépris des bien-pensants.
Mais il y a une certaine justice dans ce monde. Les tortionnaires finissent mal. Le Karma sans doute.
Ce livre trouve son terme en 2002. En 2002, c'est un scandale en soi.

En résumé : Un livre qui fait réfléchir car je ne suis pas sure que les dérives de l'époque soient derrière nous. Qui n'as jamais entendu quelqu'un prouver ses dires nauséabonds avec des arguments scientifiques, intellectuels, et du coup en niant la valeur première qui est notre humanité.

samedi 14 janvier 2012

Le Montespan de Jean Teulé

309 pages

4ème de couverture :

Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan... Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu'il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l'homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d'assassinat, il poursuivit de sa haine l'homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme...

Mon avis :

En tant que maîtresse du roi de France LA Montespan ne m'avait jamais été sympathique. Par contre j'ai beaucoup apprécié la voir en jeune amoureuse de son époux.
Pour ce qui est du Marquis son courage face au roi de France m'a estomaqué , (le coût des cornes sur le carrosse ou la visite à la reine, le lutinage des prostituées pour attraper des maladies vénériennes,...). La fidélité de son amour, il aimera Françoise jusqu'au bout. Son innocence, à aucun moment il ne se rends compte que sa femme est plus que consentante.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste. On les rencontre dans leur interaction avec le marquis. Ils mettent en relief les qualités et les défauts de cet homme irraisonnablement amoureux.
Il est vrai que ce livre comporte beaucoup de scènes crues. Mais je peux rien dire je me suis trop plainte de ma cure de roman jeunesse et des amours platoniques. Ça m'apprendra !!!
Ce qui est étrange c'est que tout du long je me suis demandée si c'était un roman purement imaginaire ou alors oeuvre d'histoire.
Et bien pour moi cela restera la réalité parce que j'ai trouvé ce récit délicieux.

P.S : il s'agit d'une lecture commune (fortuite mais commune quand même) avec :
-Stellabloggeuse
-Reveline
-Bel et son club
-Ellcrys
-Nane 42
-Kactuss

mardi 10 janvier 2012

A l'abri du monde de Pierre Moustiers



363 pages


4ème de couverture :

Armé de ses dix-neuf ans et de ses idées généreuses, Maxime de Beaumont arrive à Versailles où la Révolution l'attend. Elle l'enthousiasme, l'enflamme, l'emporte à Paris, le roule d'un événement à l'autre. Ce torrent le perdrait si la rencontre de l'amour n'en changeait le sens. Amandine partage et affermit son existence, devient sa raison d'être, son destin. La guerre civile les épargne, mais, engagé volontaire dans l'armée républicaine, il est gravement blessé. Amandine l'aide à accepter, puis à dominer son infirmité : il apprend à écrire de la main gauche, en découvre le mystère. Ces révélations et ces épreuves pourraient l'écarter de la société s'il ne prenait conscience de sa fille Hermine. Dépositaire d'un bonheur étrange, aura-t-il le pouvoir et le droit de se tenir à l'abri du monde ?




Mon avis :

Ce livre se situe entre la fresque historique et la romance.

Les deux histoires (la Grande et la petite) se mêlent sans que l'on sache vraiment laquelle est la plus intéressante.
Il s'agit d'un livre à la première personne. On découvre les événements à travers les yeux de Maxime de Beaumont. Sa vision de l'Histoire est celle d'un témoin, d'un participant de la révolution. Point de vue d'autant plus précieux que j'ai lu il y a peu la princesse effacée d'Alexandra de Broca. Dans ce récit le point de vue était celui de la famille royale.
Maxime en arrivant à Versailles est amoureux de la révolution. En tant que jeune noble de province bercé par les idées d'un précepteur influencé par l'esprit des lumières, il veut participer aux chamboulements de l'époque. Dans un premier temps il y voit la possibilité d'une nouvelle société plus juste, plus fraternelle. Il rencontre Amandine au tout début, il s'agit d'une passion un peu tumultueuse. D'Amandine on ne sera pas grand chose, elle reste mystérieuse tout au long du récit. Sa force de caractère, sa façon d'appréhender la vie, les épreuves en font un personnage fort et sans doute ce qui a permis à Maxime de Beaumont de surmonter les déceptions liées aux dérives des hommes.

Ce livre donne envie de reprendre les vieux manuels d'histoire pour se frotter à cette période.