Auteur: Eric Marty
Editeur: Seuil
Genre : Thriller
Merci à Babelio et aux éditions du Seuil pour cette lecture.
4ème de couverture:
Assassinats, enlèvements, un groupe de l’extrême gauche radicale sème désordre et violence dans Paris, se joue de la police et des médias. Au cœur des événements, une jeune prostituée chinoise, Lu, et un activiste en fuite du nom de Politzer vont croiser leurs destins de désir et de mort.
Un thriller politique intense et une satire cruelle de la France contemporaine. En même temps que l'histoire d'une passion.
Mon avis:
Eric Marty propose un livre assez déroutant. D'abord dans l'écriture. En effet on passe d'un personnage à un autre, du rêve à la réalité, de l'évocation du passé au présent sans balise. Pas de Guillemets, d'italiques, de sauts de lignes, de changements de chapitres. Ce n'est pas plus gênant que cela lorsqu'on lit l'esprit alerte, frais, vif, mais après une longue journée dans la chaleur de sa couette et le brouillard de la fatigue...
Du coup j'ai relégué ce livre aux débuts de matinée, après le café quand je suis au mieux de mes capacités.
J'ai été aussi déstabilisée par tous les discours philosophico-psycho-politique. Là c'est carrément un problème d'intérêt pour la chose (philosophique, politique ou psychologique). Je n'avais pas la bave aux lèvres mais il m'a fallu relire des passages (en vain d'ailleurs).
On pourrait considérer ces deux choses comme de la maladresse de la part de l'auteur mais je pense qu'il a adopté ce style délibérement pour rajouter à la confusion, à l'absurde.
Tout le monde semble courir dans ce roman. Ils ne savent pas trop après quoi, après qui, ils fuient, poursuivent, traquent mais sans véritables visions. Quand au groupuscule de gauche, ses dirigeants assomment avec leurs discours creux auxquels je ne suis pas sure qu'ils croient eux-même.
On oublie presque la trame de l'histoire: Politzer se réveille près de sa maîtresse , morte égorgée. Il va fuir la police, qui le pourchasse parce qu'il est un terroriste ET un meurtrier.
Son groupe monte des opérations de plus en plus sanglantes et de plus en plus ridicules (l'idéologie autour de l'action 24 est incroyable tellement l'argumentaire est stupide!).
A tout ceci se mêle une jeune chinoise, prostituée, objet de désir pour un flic légèrement pourri. C'est une jeune fille un peu naïve qui va accueillir Politzer et l'aider sur la base d'un horoscope. Un présentateur de télévision dénuée de moral et père d'une jeune fille anorexique et angoissée. Un psychiatre imbu de lui-même et consultant pour la police. Un dirigeant terroriste, bon père de famille mais à l'idéologie extrême.
Tout ce petit monde est lié du manière ou d'une autre.
Le plus étrange pour ce livre classé thriller c'est que l'on ne cherche pas l'identité du coupable, ou le mobile ou la prochaine victime. Comme les personnages on courre jusqu'à la dernière page pour savoir si tout ceci a une raison, une justification.
Et à la dernière page on a la réponse que l'on connaît depuis le début, que l'on connaît avant même d'ouvrir le livre.
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mardi 2 avril 2013
vendredi 1 mars 2013
La nuit des enfants rois de Bernard Lenteric
Auteur: Bernard Lenteric, français 1944-2009
Bibliographie:
Genre: Thriller
Challenges: New Pal, Un mot des titres (roi), ABC 2013
Bibliographie:
- La Gagne.
- La Nuit des enfants rois.
- Voyante
- La Guerre des cerveaux.
- Les Enfants de Salonique.
- La Femme secrète.
- Diane.
- Substance B..
- Ennemi.
- Les Maîtres du pain, tome 1.
- Les Maîtres du pain, tome 2. L'Héritage.
- La Fortune des Laufer,
- L'Empereur des rats.
- Le Prince Héritier (suite de L'Empereur des rats).
- L’Ange Gabriel.
- Le Secret.
- Vol avec effraction douce.
- Hiram le bâtisseur de Dieu.
- La Guerre des cathédrales,
- Les Chemins de la gloire
- Toutes les femmes me quittent
Genre: Thriller
Challenges: New Pal, Un mot des titres (roi), ABC 2013
Mon avis:
Un petit thriller bien ficelé qui met en scène des enfants, ou plutôt des adolescents à l'intelligence acérée mais à l'humanité en berne (on ne peut pas tout avoir!).
Jimbo Farrar est lui-même un génie, un être étrange avec beaucoup d'humour , de talents et de sensibilité. Il est l'autre, toujours, celui qui réunit, celui qui comprend, celui qui s'oppose. Il forme un duo étrange avec son compagnon Fozzy, un ordinateur aux voix multiples.
Mais quelle est l'histoire de ce petit thriller me direz vous? Imaginez : pas un mais sept super génies. Pas juste des enfants précoces , des enfants superbement intelligents. Imaginez-les grandissant au milieu d'êtres humains normaux. Imaginez des gamins de cinq ans qui comprennent tout mieux que vous, mais qui comprennent tout avec la froideur des machines. Ils se sentent seuls et c'est là où ils sont humains, la solitude tue.
De suite dans ce groupe de sept découvert par Fozzy et Jimbo on sait qu'il y en a deux dangereux, celui qui n'attaquera que pour se défendre et celui qui attaquera quoiqu'il arrive.
Il faudra attendre la fin pour découvrir leur identité.
L'histoire aurait pu prendre une tournure différente s'il n'y avait pas eu un incident regrettable (ils sont intelligents mais un peu naïfs des fois!) qui les a uni dans la haine. Une haine de l'autre sanguinaire, destructrice.
Face à cette meute assoiffée de sang vous avez Jimbo, grand gaillard , qui se sent différent et coupable et qui ne sait comment et jusqu'où peuvent aller les super-génies.
Ça se lit d'une traite! Une course entre d'un côté des gosses perdus et parce qu'intelligents dangereux et un homme seul.
4ème de couverture:
Sélectionné parmi les meilleurs romans par toute la presse, La Nuit des
enfants rois se déroule à toute allure, comme un merveilleux film, d'où
l'on sort ébloui. Cela se passe, une nuit, dans Central Park, à New York
: sept adolescents sont sauvagement agressés, battus, certains violés.
Mais ces sept-là ne sont pas comme les autres : ce sont des
enfants-génies. De l'horreur, ils vont tirer contre le monde une haine
froide, mathématique, éternelle. Avec leur intelligence, ils volent, ils
accumulent les crimes parfaits. Car ces sept-là ne sont pas sept : ils
sont un. Ils sont un seul esprit, une seule volonté. Celui qui l'a
compris, Jimbo Farrar, lutte contre eux de toutes ses forces. A moins
qu'il ne soit de leur côté... Alors, s'ils étaient huit, le monde serait
à eux et ce serait la nuit, la longue nuit, La Nuit des enfants rois.
lundi 25 février 2013
Ne lâche pas ma main de Michel Bussi
Auteur: Michel Bussi, français
Bibliographie:
Genre: Thriller
Partenariat Babelio et Presses de la Cité.
Merci à Babelio et aux Presses de la Cité, j'avais déjà beaucoup aimé un avion sans elle et cette lecture me confirme dans l'attrait que suscite cet auteur
4ème de couverture:
Un couple amoureux dans les eaux turquoise de l'île de la Réunion. Farniente, palmiers, soleil.
Un cocktail parfait. pourtant le rêve tourne au cauchemar. Quand Liane disparaît de l'hôtel, son mari, Martial Bellion, devient le suspect n°1. D'autant qu'il prend la fuite avec leur fille de six ans.
Barrages, hélicoptères... la course-poursuite est lancée au coeur de la population la plus métissée de la planète.
Et si cette chasse à l'homme, ponctuée de cadavres, dissimulait la plus redoutable des manipulations?
Mon avis:
En utilisant un procédé simple Michel Bussi augmente la pression. Pas de compte à rebours mais les minutes, les heures, les jours s'égrènent inexorablement, planant sur le lecteur comme des oiseaux de mauvaises augures.
Tout commence très vite avec la disparition d'une femme, des traces de sang, un mari victime puis suspect, le fantôme d'un petit garçon de six ans.
Très vite on devine que Martial Bellion connaît l'île, qu'il n'est pas un touriste comme les autres (pas de spoilers on le devine quasi de suite!).
On perçoit les secrets dans les secrets. On se laisse mener sur les fausses pistes pour arriver au bout du voyage la bouche grande ouverte face aux révélations ultimes.
Un suspens haletant du début à la fin. Tout cela dans un univers avec ses propres codes, ses propres noms. On découvre la Réunion , petite île à la population métissées. On découvre, les cafres, les malbars, les zoreilles, les zarabes, les zendarmes, les zamis... Heureusement des notes en bas de pages expliquent tout le folklore.
Les personnages sont un petit plus du roman. Aja femme de caractère, originaire de l'île qui lutte pour ne pas se faire déposséder de l'enquête. Elle est pleine de ressources.
Christos, arrivé par erreur sur l'île et qui ne la quitte pas. Un homme étrange, contradictoire mais tellement sympathique. Et que dire de son Imelda, détective en herbe.
Martial Bellion, père attentionné? Mari éploré? Meurtrier ? Victime? Il reste attachant comme personnage même si on n'arrive pas à le situer exactement. On tremble face à ses pensées, on hésite , on doute.
Un complot? Une vengeance? Un fou ? On s'interroge sur le mobile du crime, des crimes, car les morts s'enchaînent!
C'est bien mené , j'ai eu un mal fou à ne pas lire la fin avant l'heure. Je l'avais fait pour "un avion sans elle" et ça gâche un peu , l'auteur ayant un don pour le rebondissement ultime, le dernier coup qui vous assomme.
Bibliographie:
- Éléments de géographie électorale : à travers l'exemple de la France de l'Ouest,
- Pour une nouvelle géographie du politique : territoires, démocratie, élection,
- Code Lupin,
- Omaha crimes,
- Mourir sur Seine,
- Sang famille,
- T'en souviens-tu mon Anaïs ?,
- Nymphéas noirs,
- Un avion sans elle,
- Ne lâche pas ma main
Genre: Thriller
Partenariat Babelio et Presses de la Cité.
Merci à Babelio et aux Presses de la Cité, j'avais déjà beaucoup aimé un avion sans elle et cette lecture me confirme dans l'attrait que suscite cet auteur
4ème de couverture:
Un couple amoureux dans les eaux turquoise de l'île de la Réunion. Farniente, palmiers, soleil.
Un cocktail parfait. pourtant le rêve tourne au cauchemar. Quand Liane disparaît de l'hôtel, son mari, Martial Bellion, devient le suspect n°1. D'autant qu'il prend la fuite avec leur fille de six ans.
Barrages, hélicoptères... la course-poursuite est lancée au coeur de la population la plus métissée de la planète.
Et si cette chasse à l'homme, ponctuée de cadavres, dissimulait la plus redoutable des manipulations?
Mon avis:
En utilisant un procédé simple Michel Bussi augmente la pression. Pas de compte à rebours mais les minutes, les heures, les jours s'égrènent inexorablement, planant sur le lecteur comme des oiseaux de mauvaises augures.
Tout commence très vite avec la disparition d'une femme, des traces de sang, un mari victime puis suspect, le fantôme d'un petit garçon de six ans.
Très vite on devine que Martial Bellion connaît l'île, qu'il n'est pas un touriste comme les autres (pas de spoilers on le devine quasi de suite!).
On perçoit les secrets dans les secrets. On se laisse mener sur les fausses pistes pour arriver au bout du voyage la bouche grande ouverte face aux révélations ultimes.
Un suspens haletant du début à la fin. Tout cela dans un univers avec ses propres codes, ses propres noms. On découvre la Réunion , petite île à la population métissées. On découvre, les cafres, les malbars, les zoreilles, les zarabes, les zendarmes, les zamis... Heureusement des notes en bas de pages expliquent tout le folklore.
Les personnages sont un petit plus du roman. Aja femme de caractère, originaire de l'île qui lutte pour ne pas se faire déposséder de l'enquête. Elle est pleine de ressources.
Christos, arrivé par erreur sur l'île et qui ne la quitte pas. Un homme étrange, contradictoire mais tellement sympathique. Et que dire de son Imelda, détective en herbe.
Martial Bellion, père attentionné? Mari éploré? Meurtrier ? Victime? Il reste attachant comme personnage même si on n'arrive pas à le situer exactement. On tremble face à ses pensées, on hésite , on doute.
Un complot? Une vengeance? Un fou ? On s'interroge sur le mobile du crime, des crimes, car les morts s'enchaînent!
C'est bien mené , j'ai eu un mal fou à ne pas lire la fin avant l'heure. Je l'avais fait pour "un avion sans elle" et ça gâche un peu , l'auteur ayant un don pour le rebondissement ultime, le dernier coup qui vous assomme.
Charly 9 de Jean Teulé
Auteur: Jean Teulé, Français
Bibliographie (romans):
Editeur: Pocket
Genre: Contemporain
Challenges: A vos nombres, Chez Frogzine (nombre)
Bibliographie (romans):
- Rainbow pour Rimbaud,
- L'Œil de Pâques
- Ballade pour un père oublié,
- Darling,
- Bord cadre
- Longues Peines,
- Les Lois de la gravité,
- Ô Verlaine !
- Je, François Villon
- Le Magasin des suicides,
- Le Montespan,
- Mangez-le si vous voulez
- Charly 9
- Fleur de tonnerre
Editeur: Pocket
Genre: Contemporain
Challenges: A vos nombres, Chez Frogzine (nombre)
Mon avis:
Fou: le personnage principal, l'intrigue, l'écriture. Tout est fou dans ce roman et pourtant il y a comme un quelque chose. L'auteur ne se préoccupe pas de réalité historique et alors. Penser que le 1er avril on fait des farces et on accroche des poissons pour faire la nique au Roi qui change la date du début de l'année au premier janvier. Que le 1er mai on distribue du muguet porte-bonheur à cause de lui. Ça a un côté loufoque qui me plaît.
Le livre commence à la veille de la Saint Barthélémy, moment bien sombre de l'histoire de France. Cette décision ne s'est peut être pas prise ainsi avec cet échange entre le Roi et ses conseillers où l'on passe de 1 mort à des milliers, où la décision est prise un peu au hasard .
Par la suite ce roi ne prend que des mauvaises décisions entraînant encore de nombreuses morts, la ruine , le déclin. Pour sa défense il est entouré d'une famille de vipères, entre le frangin qui ne pense qu'à prendre sa place, la soeur qui se promène avec une tête en bocal et la mère qui collectionne les amulettes et les méchancetés.
Pourtant on le plains ce petit charly, entouré de mauvais et qui jour après jour se rend compte qu'il a fait tuer tous ceux qu'il appréciait.
La prochaine fois que je vais au Louvre je ferme les yeux et imagine des lapins de Garenne fuyant un roi nu sur son destrier.
4ème de couverture:
Charles IX fut de tous nos rois de France l un des plus calamiteux.
A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l Europe entière. Abasourdi par l énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses.
Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous.
Pourtant, il avait un bon fond
A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l Europe entière. Abasourdi par l énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses.
Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous.
Pourtant, il avait un bon fond
vendredi 22 février 2013
Rue des voleurs de Mathias Enard
Auteur: Mathias Enard, français né en 1972
Bibliographie:
Prix: 21.50€
Genre: Contemporain
Bibliographie:
- Parle-leur de batailles, de roi et d'éléphants
- rue des voleurs
- Zone
- L'alcool et la nostalgie
- la perfection du tir
- remonter l'orénoque
- Bréviaire des artificiers
Prix: 21.50€
Genre: Contemporain
Mon avis:
D'emblée je me suis attachée au personnage de Lakdhar. Il aime lire, ce qui me le rend forcément sympathique, il trouve dans la lecture une fuite, un refuge, un espoir, un plaisir. Par contre dans sa vie de tous les jours il vit avec des oeillères, il ne voit pas ce qui est évident. J'ai aimé ce personnage aussi pour sa complexité.
Lakdhar c'est d'abord un jeune marocain de Tanger avec des désirs simples, passer du temps avec son ami Bassam, draguer les filles, lire des polars, s'amuser. Il ne rêve pas de franchir le Détroit vers l'Espagne et des rêves de grandeur. Il désire sa cousine Meryem. Quelque part il est comme tous les jeunes, sauf qu'il vit à Tanger et que la religion tient une part importante dans sa vie et celle des autres.
Il va être le témoin d'évènements sans vraiment y prendre part, sans non plus se rendre forcément compte de leur portée. Ainsi lorsqu'il est recueilli par un groupe d'islamiste il va rester aveugle à leurs vraies motivations.
Lakdhar c'est aussi le chanceux poissard. Contradictoire? Non , il se sort d'une situation pour retomber dans une autre, il peut avoir l'impression que c'est un mieux, de l'argent , de la liberté, une belle histoire, et hop, le destin lui donne un petit coup sur la caboche et arrive les ennuis.
C'est aussi le récit d'une errance, sans vraiment de but. Lakdhar ne rêve pas d'ailleurs mais voyage. Au cours de son voyage il croise des personnages aux caractères très variés. Bassam son ami d'enfance est un gars simple qui s'oublie peu à peu au profit d'une idéologie qui n'est pas complètement la sienne. Ainsi parfois au contact de Lakdhar on voit surgir un espoir , un éloignement des Ténèbres.
Le cheik Nourredine est un serpent aux jolis couleurs, tout chez lui respire la duplicité.
Judit, jeune femme espagnole...Elle est en prise avec la crise Espagnole (l'histoire se déroule au moment des printemps arabes et du mouvement des Indignés). Sa relation avec Lakdhar est étrange , entre rêve et réalité.
La fin du roman est surprenante Même si quelques indices au cours de la lecture laisse deviner où se trouve Lakdhar je n'ai jamais penser que cet acte final serait celui écrit par l'auteur, et pourtant il y a là une certaine logique.
Rue des voleurs est également le titre du dernier chapitre, là où tout fini mais aussi un lieu d'humanité, certes une humanité à la dérive mais vivante. Je ne suis pas sure que le personnage soit malheureux au début ou à la fin du livre, il a trouvé une certaine paix au milieu des bouquins et des souvenirs. Car il s'agit là de souvenirs, racontés à la première personne a posteriori. Quelques apartés montrent que le narrateur (Lakdhar), avec le recul, a pris la mesure de l'importance des détails, des évènements.
C'est un bon livre mais comme beaucoup de mes lectures du moment un livre où il y a un fort sentiment de gâchis.
4ème de couverture:
C'est un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, un musulman
passable, juste trop avide de liberté et d'épanouissement, dans une
société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes
d'espagnol, mais assez de français pour se gaver de Série Noire. Il
attend l'âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C'est
avec elle qu'il va "fauter", une fois et une seule. On les surprend :
les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi.
Commence alors une dérive qui l'amènera à servir les textes, et les morts, de manières inattendues, à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l'amour et les projets d'exil.
Dans "Rue des Voleurs", roman à vif et sur le vif, l'auteur de "Zone" retrouve son territoire hypersensible à l'heure du Printemps arabe et des révoltes indignées. Tandis que la Méditerranée s'embrase, l'Europe vacille. Il faut toute la jeunesse, toute la naïveté, toute l'énergie du jeune Tangérois pour traverser sans rebrousser chemin le champ de bataille. Parcours d'un combattant sans cause, "Rue des Voleurs" est porté par le rêve d'improbables apaisements, dans un avenir d'avance confisqué, qu'éclairent pourtant la compagnie des livres, l'amour de l'écrit et l'affirmation d'un humanisme arabe.
Commence alors une dérive qui l'amènera à servir les textes, et les morts, de manières inattendues, à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l'amour et les projets d'exil.
Dans "Rue des Voleurs", roman à vif et sur le vif, l'auteur de "Zone" retrouve son territoire hypersensible à l'heure du Printemps arabe et des révoltes indignées. Tandis que la Méditerranée s'embrase, l'Europe vacille. Il faut toute la jeunesse, toute la naïveté, toute l'énergie du jeune Tangérois pour traverser sans rebrousser chemin le champ de bataille. Parcours d'un combattant sans cause, "Rue des Voleurs" est porté par le rêve d'improbables apaisements, dans un avenir d'avance confisqué, qu'éclairent pourtant la compagnie des livres, l'amour de l'écrit et l'affirmation d'un humanisme arabe.
vendredi 15 février 2013
Tout pour titou de violaine Bérot
Bibliographie:
Tout pour titou
Notre père qui êtes odieux
Léo et Lola
Editeur:Lunatique
Genre: Drame
Mon avis:
De l'importance de lire les quatrième de couv': Je n'ai lu que les deux premières lignes, vite fait, et me suis dit qu'il s'agissait d'un livre sur le désir d'enfant...
1ère page: Le routier, géniteur de Titou s'exprime, il ignore qu'il est l'inséminateur naturel, il est cru, vulgaire.
Deuxième page: La mère, elle a trouvé une éprouvette à sperme sur pied pour son désir d'enfant. c'est limite mais pourquoi pas on fait avec les moyens du bord!
Troisième page: Elle apprend qu'elle attends des jumeaux, sauf qu'elle voulait UN enfant et pas deux. Elle décide d'ignorer le deuxième sciemment, de souhaiter sa mort. Là déjà je tique!
L'accouchement: à son retour elle mets Titou dans sa chambre , le deuxième bébé sur des coussins dans le cagibi où siège la machine à laver...
Bon à ce stade je vois que j'ai fait fausse route! Je décide de continuer dans ce qui sera un récit de maltraitance, autant pour mon désir de joie et légèreté.
Le point de vue des personnages alterne, principalement la mère, Titou et l'autre. Il y a aussi Betty, seul autre personnage a avoir un prénom.
C'est un récit très violent, très dur, très triste! La mère est frappa dingue, et pas la version gentille de la folie! Cette décision qu'elle prends le jour de l'échographie elle la maintient jusqu'à l'extrême, jusqu'à l'absurde! Elle échoue également à rendre heureux Titou, mais il faut dire qu'il lui manque le minimum de bon sens pour cela.
Titou, ado mal dans sa peau, complètement à côté de ses pompes. Il sent bien que la situation est anormale mais il la vit depuis sa naissance. Il essaie maladroitement de faire changer les choses, au départ pour de mauvaises raisons et puis après par un attachement à cet autre qui lui ressemble;
L'autre, c'est terrible ce petit mot... On a envie de le prendre de le cajoler ou de le secouer en lui disant de se rebeller, de crier, de se débattre. Mais sevré depuis sa naissance de tendresse et d'amour il est incapable de réagir normalement.
La situation a duré des années jusqu'à l'adolescence. Titou veut faire enrager sa mère et fait entrer l'enfant honni dans le jeu. Il va rompre l'équilibre, rebattre les cartes. Sauf qu'il n'a pas forcément la main heureuse.
Betty, la voisine, jeune fille joyeuse, colorée, va être l'explosif, un accélérateur.
Le livre est court, il se lit d'un coup. Le passage entre chaque personnage est douloureux, ils ne se comprennent pas, ne s'entendent pas... Nous seuls savons tout et voyons la situation empirer page après page jusqu'au dénouement.
4ème de couverture:
Quoi de plus beau que l’amour d’une mère pour son enfant ? Titou est choyé, dorloté, adoré. Tout pour Titou. Il se sent pourtant complètement démuni face à cette mère trop aimante. Il étouffe, il n’en peut plus, cherche par tous les moyens à la pousser à bout ; qu’elle le lâche un peu, il est grand maintenant. Mais voilà, Titou et sa mère sont liés par un lourd secret, tapi dans le noir, à côté de la machine à laver, derrière la porte : l’autre, l’ahuri.
Roman expurgé de toute narration classique, Tout pour Titou nous plonge sans ménagement au coeur des pensées intimes de chacun des protagonistes. Une exigence stylistique qui nous contraint à affronter tour à tour leur délire, leur colère, leur désarroi ou leur peur.
Implacable et monstrueux, ce court récit n’en est pas moins d’une noirceur éblouissante.
mercredi 13 février 2013
Pain amer de Marie-odile Ascher
Auteur : Marie-Odile Ascher, française
Bibliographie:
Pain amer est sont premier roman,
Le serment de maria, 2012
Editeur: Pocket
Prix: 7.22€
Genre: Historique
Mon avis:
Bibliographie:
Pain amer est sont premier roman,
Le serment de maria, 2012
Editeur: Pocket
Prix: 7.22€
Genre: Historique
Mon avis:
J'ai trouvé ce livre très émouvant.
Marina est née en France de parents russe. Son père a quitté la Russie lors de l'ascension au pouvoir des Bolcheviks. Il se réfugie en France avec deux de ses frères et son père. Il laisse au pays une mère, un frère et beaucoup de souvenirs. Ces réfugiés refont leur vie dans le Sud mais lorsqu'en Staline offre une possibilité de retour ils vont quitter ce pays qui les a accueilli pour retourner vers la patrie de leurs souvenirs.
Marina, elle, est née en France, a grandi en France, a étudié, est amoureuse de Marc. Comme ses frères et soeurs elle ne parle pas russe, elle ne le comprends pas plus. Elle va suivre ses parents parce qu'elle est mineure, parce qu'elle est solidaire de sa famille et surtout parce qu'elle pense pouvoir revenir.
Pas de suspens dans ce récit vu que la première page se situe en 1991 en Ukraine d'où Marina se souvient. Je ne suis pas douée en géographie mais l'Ukraine n'est pas un département français ni à l'époque ni dans le passé. On sait donc qu'elle n'a pas pu faire le voyage retour.
C'est une histoire d'amour inconditionnel entre Marc et Marina. Un amour contrarié. Mais pas seulement c'est aussi le récit d'un lent renoncement, de l'étouffement de l'espoir de la capacité de l'individu de croire, de se tromper, de résister, de survivre et de vivre.
Marina est une jeune fille naïve et énergique. Je pense qu'elle se leurre sciemment. Elle est à la fois inconsciente et courageuse.
Son récit m'a arraché des larmes.
La description de l'URSS y est terrible et paradoxale. Tout y est absurde rien ne semble vrai même les relations humaines. Et paradoxalement il y avait des possibilités quand on accepte l'absurdité du système.
Les parents de Marina ont cru en chimère et cela bien au-delà du raisonnable mais je comprends ce besoin de retrouver son pays, son identité et la culpabilité qui peut surgir lorsque l'on comprend que ce que l'on cherche n'existe pas.
Il y a des trous dans le récit. Tout y est perçu par le prisme de Marina et il faut le dire elle est très centrée sur son histoire d'amour contrarié. Mais au-delà de cet amour c'est sans doute l'espoir de retrouver une normalité, une liberté.
4ème de couverture:
En 1946, Staline offre l'amnistie aux Russes blancs résidant sur le
territoire français et les incite à rentrer au pays. Quelque quatre à
six mille personnes, celles-là même qui avaient fui les bolcheviks en
1920 pour trouver refuge en France, vont répondre à cet appel. Parmi
elles, Marina et sa famille. La jeune fille, mineure, accepte
d'accompagner les siens en Russie, mais elle est déterminée à revenir
afin d'épouser Marc qu'elle aime passionnément. Le voyage en train
s'étire, et la séparation se prolonge. Pour tromper l'absence, les
jeunes gens s'écrivent, ne sachant pas encore que leurs sentiments vont
se heurter au mur du totalitarisme... Pain amer est le récit de ce
voyage de retour et des premières années d'installation en URSS d'une
jeune fille née et grandie en France. Fondé sur une solide documentation
historique, c'est aussi une réflexion sur la part de liberté dont
l'Histoire, dans centaines circonstances, nous prive ; et qu'il nous
faut reconquérir à force de pugnacité.
dimanche 27 janvier 2013
Un avion sans elle de Michel Bussi
Auteur: Michel Bussi, français né le 29 avril 1965
Bibliographie:
- Éléments de géographie électorale : à travers l'exemple de la France de l'Ouest, Mont-Saint-Aignan, Presses universitaires de Rouen, 1998, 399 p. (ISBN 2-87775-236-4)
- Pour une nouvelle géographie du politique : territoires, démocratie, élection, Paris, Anthropos, 2004, 301 p. (ISBN 2-7178-4764-2)
- Code Lupin, PTC, 2006 (ISBN 2350380181)
- Omaha crimes, PTC, 2007 (ISBN 2350380335)
- Mourir sur Seine, éditions des Falaises PTC, 2008 (ISBN 9782848110707)
- Sang famille, éditions des Falaises PTC, 2009 (ISBN 9782848110967)
- T'en souviens-tu mon Anaïs ?, dans le recueil collectif Les Couleurs de l'instant, éditions des Falaises PTC, 2010(ISBN 9782848111124)
- Nymphéas noirs, Paris, Presses de la Cité, 2011 (ISBN 978-2-258-08826-9)
- Un avion sans elle, Paris, Presses de la Cité, 2012 (ISBN 978-2-258-09278-5)
Editeur: Presses de la cité
Prix: 22€
Genre: Policier
Challenge: A vos nombres
Challenge: A vos nombres
Mon avis:
Un suspens haletant dès la première page. Tout commence avec un accident d'avion, tous les passagers sont morts à l'exception d'une petite fille de quelques mois que l'on retrouve dans la neige près de la carcasse en feu. Cela se passe en 1980, pas d'ADN à l'époque, et aucun moyen scientifique de savoir à laquelle des deux familles (Vitral et Carville) est affiliée l'enfant survivant.
Sauf que l'histoire ne se passe pas du tout en 1980 mais en 1998, 18 plus tard. Le détective chargé de l'enquête a rédigé un journal, long de 18 longues années d'investigations.
On navigue entre le présent, course poursuite entre Marc Vitral et la vérité , et le journal de Crédule Grand Duc, le détective chargé de l'enquête.
Ce livre est une vraie torture psychologique. La plupart des protagonistes, si ce n'est pas tous, entretiennent le doute sur l'identité du meurtrier avec des sous-entendus, des allusions, même quand ils se parlent à eux-même. On ne sait pas sur quel pied dansé jusqu'au dénouement ultime où on reste la mâchoire pendante d'ahurissement.
Deux questions m'ont obnubilée tout le long du récit: "Qui est Lylie , la petite fille rescapée? et Qui est le meurtrier?"
Ne comptez pas sur moi pour vous livrer la réponse où seulement un élément de réponses.
Même si on se doute que certains personnages sont incapables d'être coupables, c'est plutôt un espoir qu'une certitude car ils ont tous à cacher quelque chose.
Ce roman se lit d'une traite, je n'ai pas réussi à le poser avant d'avoir la réponse à mes deux interrogations, le décompte presque heure par heure rajoute à la tension, un compte à rebours morbide vers une fin peut être fatale.
4ème de couverture:
Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l'identité de l'unique rescapé d'un crash d'avion, un bébé de 3 mois ? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les média ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l'histoire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.
Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu'à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu'à ce que les masquent tombent......
vendredi 25 janvier 2013
Odette Toulemonde et autres histoires d'E.E Schmitt
Auteur: Eric-Emmanuel Schmitt,français né le 28 mars 1960
Bibliographie (romans et nouvelles):
Prix: 6.60€
genre: Nouvelles,
Challenges: Chez Frogzine (janvier: Nouvelle), New Pal
Bibliographie (romans et nouvelles):
Romans
- La Secte des égoïstes (1994), prix du premier roman de l'université d'Artois
- L'Évangile selon Pilate (2000)
- La Part de l'autre (2001)
- Lorsque j'étais une œuvre d'art (2003)
- Guignol aux pieds des Alpes (2002)
- Ulysse from Bagdad (2008)
- La Femme au miroir (2011)
Nouvelles
- Odette Toulemonde et autres histoires (2006)
- La Rêveuse d'Ostende (2007)
- Concerto à la mémoire d'un ange (mars 2010), Prix Goncourt de la nouvelle
- Les deux messieurs de Bruxelles (novembre 2012)
Cycle de l'Invisible
Le cycle de l'Invisible regroupe plusieurs romans et nouvelles :- Milarepa (1997)
- Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (2001)
- Oscar et la Dame rose (2002)
- L'Enfant de Noé (2004)
- Le Sumo qui ne pouvait pas grossir (2009)
- Les dix enfants que Mme Ming n'a jamais eus (2012)
"Le bruit qui pense"
- Ma vie avec Mozart (2005)
- (accompagné d'un disque d'extraits musicaux de Wolfgang Amadeus Mozart)
- Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent (2010)
- (accompagné d'un disque d'extraits musicaux de Ludvig van Beethoven)
Prix: 6.60€
genre: Nouvelles,
Challenges: Chez Frogzine (janvier: Nouvelle), New Pal
Mon avis:
J'avais été émue aux larmes par "Oscar et la dame rose" et j'ai retrouvé ici cette sensibilité et cet humour qui se mêlent pour délivrer des récits de vie poignants et authentiques.
a préférée est sans nul doute la nouvelle avec Odette Toulemonde, ce choc de deux vies très différentes et pourtant on sent de suite que les deux protagonistes ont les mêmes envies simples (le bonheur!). J'ai aussi aimé la vision de l'écrivain dans cette nouvelle. Un livre doit vous faire du bien, vous émouvoir, vous toucher, il ne doit en aucun cas être une corvée intellectuelle!
La femme aisée qui retrouve un homme de sa jeunesse et lui rends hommage, le remercie de ce qu'il lui a donné à l'époque et qui lui a permis d'être celle qu'elle est. Et en même temps un petit coup de canif dans cette notion un peu surfaite de ce qu'est le beau en matière d'art! (On le retrouve aussi dans Odette Toulemonde avec l'appréciation de la qualité littéraire d'un livre!).
Cette femme qui n'a existé, aimé que par les yeux de son mari et qui à son décès va devoir continuer malgré elle.
Celle là confrontée à l'intruse, elle est seule et va voir sa vie partir en quenouille peu à peu. J'ai aimé cette évocation de la vieillesse mais aussi de l'amour filiale avec la réaction finale de l'homme (très émouvante).
La maîtresse éconduite et vieillissante qui va devenir aigrie, ne plus croire en rien ni en la bonté, ni en l'amitié. Une vieille femme qui voudra se venger sur une autre qui lui ressemble du temps de sa jeunesse. J'ai trouvé celle-ci très drôle dans sa chute!
"Tout pour être heureuse" rappelle d'une qu'on ne connaît pas l'intimité des gens et que les apparences sont parfois trompeuses et de deux que l'amour peut revêtir des allures bien différentes!
Ce recueil finit sur le "plus beau livre du monde" est je n'ai pu qu'être émue face à la déclaration d'amour à ses femmes internées dans un camp de travail soviétique. A cette façon simple de vouloir déclarer leur tendresse à leurs enfants laissés derrière elles.
Toutes ses nouvelles sont des récits de femmes, touchantes, drôles, tendres ou dures. J'ai aimé les découvrir en quelques pages, en relisant les titres des nouvelles je souris de ces souvenirs.
Sauf pour quelques unes il n'y a pas de suspens mais l'écriture est agréable, juste, émouvante.
Deuxième immersion dans le monde d'E.E Schmitt et deuxième coup de coeur. Je suis séduite par son style ainsi que par les intrigues qu'il noue au fil des mots.
4ème de couverture:
« Cher monsieur Balsan,
Je n'écris jamais car, si j'ai de l'orthographe, je n'ai pas de poésie. Or, il me faudrait beaucoup de poésie pour vous raconter l'importance que vous avez pour moi. En fait, je vous dois la vie. Sans vous, je me serais tuée vingt fois.
Odette »
La vie a tout offert à l'écrivain Balthazar Balsan et rien à Odette Toulemonde. Pourtant, c'est elle qui est heureuse. Lui pas. Leur rencontre fortuite va bouleverser leurs existences. Huit récits, huit femmes, huit histoires d'amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus en passant par des maris ambigus, des amants lâches et des mères en mal de filles, c'est une galerie de personnages inoubliables qu'Eric-Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur.
Je n'écris jamais car, si j'ai de l'orthographe, je n'ai pas de poésie. Or, il me faudrait beaucoup de poésie pour vous raconter l'importance que vous avez pour moi. En fait, je vous dois la vie. Sans vous, je me serais tuée vingt fois.
Odette »
La vie a tout offert à l'écrivain Balthazar Balsan et rien à Odette Toulemonde. Pourtant, c'est elle qui est heureuse. Lui pas. Leur rencontre fortuite va bouleverser leurs existences. Huit récits, huit femmes, huit histoires d'amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus en passant par des maris ambigus, des amants lâches et des mères en mal de filles, c'est une galerie de personnages inoubliables qu'Eric-Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur.
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part d'Anna Gavalda
Auteur: Anna Gavalda, française née le 9 décembre 1970
Bibliographie:
Prix: 5€
Genres: Nouvelles, contemporain
Challenges: New pal 2013, Chez Frogzine( janvier: nouvelle)
Bibliographie:
Recueil de nouvelles
- 1999 : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, Le Dilettante
Romans
- 2001 : L'Échappée belle, France Loisirs - éd. revue : Le Dilettante (novembre 2009)
- 2002 : Je l'aimais, J'ai lu.
- 2004 : Ensemble, c'est tout, Le Dilettante,
- 2005 : À leurs bons cœurs, Cheminements,
- 2008 : La Consolante, Le Dilettante,
- Roman pour la jeunesse
- 2002 : 35 kilos d'espoir, Bayard Jeunesse,
Nouvelles
- 2000 : Ceux qui savent comprendront, Le Grand Livre du mois, nouvelle de 64 pages,
- 2010 : Désordre et sentiments, France Loisirs, nouvelle de 72 pages,
- 2009 : « Nos petites écailles... », Revue L'écho d'Orphée, septembre 2009, no 2 « Femme ? ».
- 2004 : « Happy Meal ». Nouvelles à chute, Collectif. Paris : Magnard, juin 2004. (Classiques & contemporains. Collège-LP, no 59).
- 2001 : « La Moitié d'un confetti ». In Jardins d'enfance, anthologie dirigée par Clausse Cohen. Paris : Le Cherche-Midi, novembre 2001, p. 109-121.
Prix: 5€
Genres: Nouvelles, contemporain
Challenges: New pal 2013, Chez Frogzine( janvier: nouvelle)
Mon avis:
La nouvelle c'est le speed dating du roman. Quelques pages pour vous séduire, ça passe ou ça casse. Et là pour moi ça casse! Je n'ai pas détesté mais la plupart des nouvelles ont fait flop! Elles ne sont pas réussies à imprimer ma rétine.
J'en ai quand même appréciée certaines, c'est l'avantage d'un recueil de nouvelles, on fait son marché, je prends - je prends pas.
La première: l'histoire de cette femme trop exigeante dans ses choix amoureux, qui s'attache au détail et se rends finalement compte que cela risque de l'entraîner vers la solitude.
L'histoire de la femme enceinte m'a particulièrement touchée. Bien écrite avec ce qu'il faut de sentiments.
Le jeune homme qui revient de permission lors de son service militaire et qui est confronté à ses souvenirs de vacances et à l'image du frère aîné "plus mieux"
Et enfin l'épilogue: drôle, drôle, drôle. L'auteur s'y mets en scène et c'est délicieux!
Pas grand chose en somme! Je suis déçue car j'avais été séduite par "Ensemble, c'est tout". Du coup j'ai relu ma chronique, j'avais peur de m'être fourvoyée, de mal me souvenir de ce roman! Mais non j'ai aimé! Il me faudra donc en lire plus pour savoir si cet attrait était un accident ou pas.
4ème de couverture:
Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d'espoirs futiles, ou
de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il
leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques.
Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter
attention, sans se rendre compte de la charge d'émotion qu'ils
transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d'Anna Gavalda.
En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos
propres existences.
La jouissance de Florian Zeller
Auteur: Florian Zeller, français né le 28 juin 1979
Bibliographie(romans):
Prix: 16;90€
Genre: Contemporain
Mon avis:
Bibliographie(romans):
- 2002 : Neiges artificielles, Flammarion (Prix de la Fondation Hachette)
- 2003 : Les Amants du n’importe quoi, Flammarion (Prix Prince Pierre de Monaco)
- 2004 : La Fascination du pire, Flammarion (Prix Interallié)
- 2006 : Julien Parme, Flammarion
- 2012 : La Jouissance, Gallimard
Prix: 16;90€
Genre: Contemporain
Mon avis:
La jouissance est un roman déroutant, j'ai eu l'impression d'être face à un documentaire. Le style pourrait être ennuyeux mais il m'a passionnée de la première à la dernière ligne. Il y a une certaine distance face à l'évocation de cette relation amoureuse (des plus banales il faut le dire!) mais aussi une certaine curiosité. Tout au long du récit l'auteur fait le parallèle avec l'histoire européenne, histoire politique et culturelle. Les rapprochements ainsi évoqués paraissent évidents et je me suis trouvé bête de ne pas y avoir songé avant.
Les protagonistes évoluent dans un milieu privilégié et urbain. Détails importants quand on voit leur réaction face à l'engagement ou leur relation. L'infidélité est une donnée constante voir normale. Et la vision de l'enfant est un brin cynique.
Par contre les différences hommes-femmes, notamment vis à vis de la rupture amoureuse sont évoquées et réalistes. Un homme quitte pour quelqu'un d'autre , une femme quitte tout simplement (attention il y a toujours des exceptions!).
La distance dans le récit ne m'a pas permis de m'attacher outre mesure aux personnages. J'ai suivi leur parcours avec intérêt mais sans me sentir concernée outre mesure.
Je pense lire d'autres romans de cet auteur pour me faire une idée plus juste de son style. Ici il est original, déroutant j'aimerai savoir si c'est le roman ou l'auteur.
4ème de couverture
L'histoire commence là où toutes les histoires devraient finir : dans un
lit. Nicolas vit depuis deux ans avec Pauline, ce n'est donc pas la
première fois qu'ils se retrouvent l'un en face de l'autre et qu'elle
lui fait un sourire équivoque en lui prenant la main. Ce sont des gestes
qu'ils connaissent par coeur, des gestes qui peuplent le territoire des
choses familières et rassurantes.
Ce jour-là, pourtant, quelque chose d'inédit se produit. Il est allongé sur le dos et Pauline, qui vient de retirer son soutien-gorge, ferme légèrement les yeux, comme elle a l'habitude de le faire quand le plaisir commence sa douce anesthésie du monde. Soudain, la couette se soulève, et une troisième tête apparaît.
Ce jour-là, pourtant, quelque chose d'inédit se produit. Il est allongé sur le dos et Pauline, qui vient de retirer son soutien-gorge, ferme légèrement les yeux, comme elle a l'habitude de le faire quand le plaisir commence sa douce anesthésie du monde. Soudain, la couette se soulève, et une troisième tête apparaît.
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