mercredi 21 novembre 2012

Darling River de Sara Stridsberg

Nombre de pages: 332
Auteur: Stridsberg Sara
Editeur : Le livre de poche
Genre: Contemporain
Partenariat avec Livraddict et les éditions du Livre de Poche.
Concours MyBooks

Merci aux éditions du Livre de Poche pour cette lecture.

4ème de couverture:
Variation autour du thème de Lolita, Darling River survole le destin de quatre personnages : Lo, l’éternelle enfant, qui parcourt les routes avec son père à bord d’une vieille Jaguar, sous les lueurs d’incendies de forêts et à travers un paysage apocalyptique. Dolorès Haze, la Lolita de Nabokov, dont Sara Stridsberg imagine ici la fin. Une femelle chimpanzé du Jardin des Plantes, à qui un scientifique cherche à apprendre le dessin.
Et une mère qui erre, seule, sur les autoroutes entourant la ville ; peut-être celle que recherchent désespérément Lo et son père ?

Mon avis:
Cette lecture m'a fait penser à une ballade dans un brouillard épais. Je sais que je peux respirer mais à chaque pas je suffoque sure que cette bouffée d'air sera la dernière.
 Il y a une tension, une angoisse, une violence incroyable dans ce petit roman(par la taille non par le récit).

Chaque personnage semble être un écho des autres. J'ai du tenir mon esprit en brides, cherchant à les lier, les relier, les situer les uns par rapport aux autres. Mais l'auteur brouille les pistes, par un mot , un contexte, une ambiance...
J'ai eut l'impression d'être perdue et pourtant il y a des références géographiques, Paris, l'Alaska, l'Europe... Mais ces lieux décris par les personnages semblent hors réalité, tout comme l'époque. On ne sait qui à la préséance, qui cohabitent avec qui...
J'avais reproché à Lolita de Nabokov de nous parler de Dolores que du point de vue de Humbert Humbert, et donc de nous priver de sa réalité à elle. Ici ce sont les femmes qui parlent (je reviendrai plus tard sur le cas de la femelle chimpanzé, qui vivent...
Tout d'abord Dolorès de Darling river.Enfant blessé par la disparition précoce et inexpliquée d'une mère. Un père étrange, voir pervers... J'ai eut l'impression d'un monde apocalyptique. A la fois à l'extérieur et à l'intérieur. Les paysages incendiés se reflètent sur le corps taché de Dolores. La mort et la maladie sont partout. Tout est corrompu. Elle ne semble pas avoir d'âge précis, de but précis, d'existence réelle...
Ensuite Dolorès Haze, celle de Nabokov, mais pas forcément la première de ce récit. On la suit après que son beau-père, Humbert humbert, lui ait donné l'argent qui lui permet de partir pour l'Alaska avec son mari Richard. C'est plutôt une fuite qu'un voyage vers une destination. Elle apparaît comme fragile mais aussi étrangère à elle-même.Elle se fuit, elle fuit son avenir de mère, son passé.
Une mère et non LA mère. Ce pronom indéfini jette le trouble sur qui elle est. Peut être la mère d'une Dolorès, peut être une Dolorès plus vieille en fuite... Ici aussi on retrouve cette notion de fuite, de négation de soi, d'oubli. Ici aussi l'histoire est cruelle, crue, dure, sans pitié.Elle se perd dans les voyages, dans la photographie, dans le sexe.
Enfin un petit mot sur Ester la femelle chimpanzé aux prises avec un scientifique détraqué. Ici c'est lui qui parle. C'est peut être moi mais j'ai eut l'impression de me retrouver dans la trame de l'histoire du Lolita de Nabokov. C'est peut être voulu ou ce n'est peut être que mon impression. Mais ce scientifique qui cherche à modeler cette chimpanzé selon son désir, qui par son regard même la corromps, qui l'aime mal mais qui l'aime, qui va chercher avec une autre la délivrance physique, qui geint m'a fait penser à Humbert. Cette jeune femelle qui se trouve dépossédée de ce qu'elle est, de qui elle est, obligée d'endosser un rôle qui n'est pas le sien me semble être la soeur de Dolorès, des Dolorès.
L'auteur a un style prenant. Prenant parce qu'on ne s'arrête pas avant le point final. Prenant parce qu'il retourne jusqu'aux tripes, parce qu'il ne laisse pas indemne.
J'ai apprécié les répétitions au cours de la lecture, ces impressions de déjà vu. Ces "Darling", les lys, l'enfant... Autant de petites choses qui augmentent la sensation d'écho, de similitude. J'ai aimé me perdre dans cette noirceur pour une fois le livre fini retrouver un peu de lumière.
Un petit plus avec l'Encyclopédie qui émaille le récit. Des définitions bouleversantes mais tellement parlantes.

mardi 20 novembre 2012

Geisha d'Arthur Golden

Nombre de pages: 602
Auteur: Golden Arthur
Editeur: Le livre de poche
Genre: Historique
Challenges: Big challenge n°59, Challenge Pal à 0
Concours Mybooks

Mon avis:
Ce mois-ci je navigue entre les traditions d'Asie. Ici le livre nous parle de Geisha (d'où le titre). La Geisha est un mystère pour les occidentaux. Il ne faut pas assimiler ces femmes a des prostituées, elles ne couchent pas avec tous leurs clients mais tous les hommes qui couchent avec elles doivent payer! Une geisha pourra très bien n'avoir qu'un seul "client" avec lequel elle entretiendra des relations intimes. Que font-elle avec les autres? Elles les distraient. Par le chant, la danse , la musique, la parole, l'écoute... La Geisha est une tradition japonaise étrange entre soumission et indépendance, respect et mépris, un monde à part.
Ce livre est très bien documenté, et très bien écrit on s'attache d'emblée à la jeune héroïne Chiyo. Pour ceux qui ont lu la 4ème de couverture il s'agit de Sayuri, elle change de nom au cours de sa vie.
Chiyo est une gamine de neuf ans, grandissant dans un petit village de pécheurs. Sa mère est malade, son père est vieux. Elle va susciter l'intérêt d'un notable qui va changer son destin et celui de sa soeur car Chiyo a une particularité. Elle a les yeux gris-bleu ce qui est peu courant en ce lieu et en cette époque.
L'époque, parlons-en. On pourrait croire que les Geishas datent de temps ancestraux mais ici le récit commence autour des années 30 , 1930. Après la crise de 29 et avant la seconde guerre mondiale avec les conséquences que cela peut avoir sur la société japonaise. On suit la vie de Geishas et leur ressenti de la guerre, de la crise, de l'occupation sont sans doute différents de ceux du reste de la population.
Pendant toutes les crises il y a des gens qui s'en sortent, financièrement parlant. Les Geishas font parti d'un monde de luxe et de plaisir, la dépression a donc un impact limité sur elles. A une époque où certains ne peuvent se nourrir elles portent des kimonos hors de pris, leur virginité s'arrache à prix d'or (le mizuage). Leurs clients s'amusent beaucoup, souvent.
Pour ce qui est de la guerre les conséquences sont différentes. Leurs compétences, qualités jouent en leur faveur, mais jusqu'à un certain point. Quand tout va mal les plaisirs et le luxe deviennent secondaires puis indécents. Un quartier (Gion) entièrement dédié à ces deux principes à une existence des plus fragiles dans ces conditions.Et là on découvre toute la précarité de la vie de ces femmes, adulées, adorées, aimées, respectées mais qui peuvent du jour au lendemain ne plus compter.
L'après-guerre avec une armée d'occupation à la culture et aux coutumes très différentes. Un choc culturel qui forcement oblige la société japonaise à évoluer (Bien ou mal ce n'est pas à moi d'en juger), les Geishas sont alors un symbole vivant du passé du Japon.Peu à peu ce monde aux règles strictes et nombreuses disparaît aux profits de plaisirs plus simples, plus accessibles.
Que de digressions...
Ce livre est extrêmement riche grâce à cette qualité d'écriture. Par le destin d'une seule personne, Chiyo - Sayuri, on découvre tout un monde, une société, des coutumes... Le monde des geisha est impitoyable. On y achète les enfants, on y est esclaves, on se trahit, on se méprise, et peut importe sa renommée on risque toujours de tomber en disgrâce. Chiyo a une force de caractère incroyable , elle est à la fois réaliste et incroyablement rêveuse-naïve. 
On connaît la fin de son parcours, geisha établie et reconnue à New york.Mais ce n'est pas la destination qui compte mais le chemin qui l'amène là, et chaque page interroge. Comment vu son point de départ a t-elle pu arriver là? On pourrait penser qu'il n'y a aucun suspens et c'est tout l'inverse. J'ai retenu mon souffle je ne sais combien de fois, tremblant pour l'héroïne, espérant avec elle, pleurant sur son destin, émue par cette fin...Et après cette lecture j'ai l'impression d'avoir touché du bout du doigt le mythe que sont les geishas, et j'ai une soif d'en apprendre encore plus...

4ème de couverture:
À neuf ans, dans le Japon d'avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto.
Dotée d'extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu'il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha. Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l'amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs.
Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d'une rivale. Elle rencontrera finalement l'amour...Écrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d'un exceptionnel document et le souffle d'un grand roman. Il nous entraîne au cœur d'un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.

dimanche 18 novembre 2012

C2H4O2 de Condie Raïs

E-pub (disponible au format kindle sur Amazon à 2.98€)
Auteur: Raïs Condie
Editeur: Raïs Condie
Genres: Nouvelles, Contemporain
Partenariat Livraddict avec Condie Raïs
Challenge: A vos nombres

4ème de couverture:
Une sociopathe qui tue tous ceux qu’elle touche, un frappadingue qui veut réussir dans le roman sentimental, une stagiaire subissant un harcèlement d’un nouveau genre, une dingue qui pense que John Wayne est toujours vivant, une petite fille inquiétante, un gigolo qui picole comme un trou, une femme humiliée et des philosophes néo-kantiens qui s’étripent… Tels sont les personnages de ces huit nouvelles dans lesquelles on oublie souvent que boire et fumer nuisent dangereusement à la santé. Maneater Pars vite mais ne reviens pas trop tard… Harcèlement Éloge de John Wayne La petite fille qui n’aimait pas Noël Décadences Prospérine la louve Métaphysique des mails

Mon avis:
Merci à Livraddict et à Condie Raïs, beaucoup d'humour dans ces petites nouvelles, un plaisir de lecture par temps de grisaille. Mon seul regret: Ne pas savoir ce que deviennent notre jeune sociopathe et Condie Raïs. Et oui l'auteur se met en scène, elle et d'autres auteurs (leurs noms ont été changés pour des raisons d'anonymat).
Les trois premières nouvelles ont un fil conducteur des plus étranges mais qui m'a fait sourire.
Maneater: J'ai aimé le concept de cette héroïne serial killeuse malgré elle et qui fini par l'assumer. J'ai aimé son caractère, mordant et réaliste. J'ai regretté de ne pas la suivre plus longtemps. Quelle histoire! Quelles possibilités!
Pars vite mais ne reviens pas trop tard...: Au départ je me suis demandée où voulait en venir l'auteur. Et le récit prends un virage avec l'entrée de la voisine. Cette voisine bien mystérieuse, troublante. Où part elle? Pour qui travaille t elle? Ses chats sont ils des sociopathes? Ici on découvre les affres de l'écrivain face à la page blanche. Certes la solution adoptée par Marc, le héros (mais est ce vraiment lui le héros de cette nouvelle?), n'est peut être pas la plus courante!
Harcèlement: Gros éclats de rires!! Là aussi j'aurai aimé connaître le destin d'Isabelle. Parviens t'elle à ses fins avec l'autre! Arff, Arff! J'imagine bien les titres des journaux! Ici beaucoup d'allusions aux auteurs contemporains, pas forcément tendre mais férocement drôle! On retrouve la chère voisine de la deuxième nouvelle. Et ce personnage devient encore plus mystérieux! Je ne peux en dire plus sans gâcher la surprise de la nature du harcèlement! 
Eloge de John Wayne: Pas forcément ma préférée mais pour ma défense je suis une bille en westerns, donc je suis passée à côté des références. Par contre j'ai aimé la chute et le mode de raisonnement. Ah la magie de l'esprit humain!
La petite fille qui n'aimait pas Noël: Ici on suit une petite fille qui voit ses parents sombrer dans la mélancolie et l'alcoolisme. Au bout d'un moment la fin devient prévisible! Moins d'humour que dans les autres nouvelles mais une vision assez juste des relations parents-enfants.
Décadences: Là par contre je me suis laissée avoir par la fin. On suit un gigolo, employé par un mari pour coucher avec sa femme et participer à des parties fines. Vous trouvez ça glauque! Le pire vient avec la fille de ce couple. Elle a quatorze ans et pose problèmes. Et bien nos amis aux moeurs dépravés demandent au gigolo de parler à la jeune fille. C'est une descente dans un univers sordide et illogique. Ces parents demandent à leurs enfants d'avoir des valeurs et des comportements que eux n'ont pas. Et ces braves gens s'étonnent que les gamins les renvoient dans les cordes. 
Prospérine la louve: Prospérine vit dans un village pendant la seconde guerre mondiale, elle est amoureuse, elle a couchée, elle est enceinte. Gros problème le monsieur est un soldat allemand. Tout commence avec l'humiliation publique de Prospérine . L'histoire est contée de son point de vue. Et on découvre que ces parangons de vertu sont loin d'être de blanche colombe. Suite à un enchaînement d'évènements Prospérine revient au village... Ce récit m'a émue, parce que Prospérine est une femme blessée. Certes elle a une réaction un brin excessive, surtout vers la fin, mais elle a un mode de pensées logique...
Métaphysique des mails: ou l'art de faire dégénérer une situation. Qui n'a jamais vécu cela! Un message suivi d'une réponse avec une interprétation pas forcément juste et une escalade jusqu'à l'explosion finale, avec le dernier coup en douce...

J'ai eu une grosse préférence pour les nouvelles où l'humour règne. Condie Raïs à une plume incisive mais elle met en lumière les travers de notre société. Je radote mais je me suis bien marrée!

samedi 17 novembre 2012

Chronique du tueur de roi, tome 1: Le nom du vent de Patrick Rothfuss

Nombre de pages: 800
Auteur: Rothfuss Patrick
Editeur: Bragelonne
Genre: Fantasy
Challenges: Big challenge N°11, Baby challenge Fantasy, Challenge Pal à 0, Challenge Littératures de L'Imaginaire
Concours Mybooks

Mon avis:
Un régal pour amateur du genre, 800 pages et j'ai grogné parce que ça finissait (et que je n'ai pas la suite, monde cruel!).
On découvre Kote, un aubergiste bonhomme, dans son auberge de village "La pierre levée". Un soir un habitué arrive en sang blessé par une araignée démoniaque. Puis d'autres arrivent et avec elle un Chroniqueur. Et il s'avère que Kote l'aubergiste n'est pas si bonhomme que ça. Il s'agit même DU Kvothe. Comme Chroniqueur est là autant en profiter pour nous conter l'histoire DU Kvothe par le principal intéressé. D'où le sous-titre de "premier jour".
Kvothe étant un individu bien ordonné, il commence par le début de son histoire, de son enfance chez les Edemha Ruh à son entrée comme Re'lar à l'Université. Et voilà 800 pages résumées en une phrase.
Le monde décrit par Patrick Rothfuss est empli de magie et de démons. Oui mais non! Pour un oeil commun c'est le cas mais Kvothe, comme Chroniqueur, comme Bast, nous démontre que cette magie et ces démons ont une explication rationnelle, voir pour la magie une science qui s'apprend . Bon de mon point de vue c'est de la magie et des démons, mais je suis un brin limitée comme fille.
Kvothe est quand même un garçon à part, certes il est roux avec des yeux verts mais surtout là où n'importe qui galère pour apprendre, comprendre, appliquer, lui fait ça en deux coups de cuillère à pot. Cela pourrait le rendre fort antipathique mais Kvothe est aussi sensible, bon, généreux, impulsif et fier. Et puis surtout sa vie est une vraie galère même si son intelligence, sa faculté à rebondir et une part de chance l'aide à se sortir des mauvais pas.
Même s'il n'y a pas de suspens quant à sa survie, puisqu'il nous narre son histoire, je me suis demandée comment il en était arrivé là, et comment il avait hérité de tous ses surnoms! Alors il ne faut pas se leurrer toutes les réponses ne trouvent pas leur réponse dans le premier tome, (sinon ce serait le dernier!). C'est si bien écrit que l'auteur vous donne quelques miettes de réponses pour vous laisser avec une foule d'interrogations plus grandes et profondes. Et oui vous savez pourquoi il est surnommé Celui qui ne saigne pas, vous savez pourquoi il est aubergiste, vous devinez même pourquoi il a donné ce nom à son auberge! Mais pourquoi fascine t'il autant, qui est la femme (même s'il y a une réponse évidente, mais je me méfies des évidences, surtout que le passage qui introduit LA femme en introduit pléthore en fait!), Les Chandrians et leur plan, "Tueur de Roi", Exclusion de l'Université,... 
Donc beaucoup, beaucoup d'interrogations! Ce premier tome nous permets surtout de nous attacher au personnage, à sa finesse d'esprit, sa ténacité. On le voit mener ses combats à Tarbean , à l'Université contre certains maîtres, contre Ambrose. On découvre ses talents de musiciens, ses débuts avec les filles (on ne peut pas être doué pour tout). 
Mais si on réfléchit , en dehors des Chandrians (dont on ne sait pas grand chose, ils sont vieux , méchants et font des flammes bleues!), rien de ce qui est évoqué n'est du matériau dont on forge les légendes. Certes son entrée et sa progression à l'Université sont remarquables, mais s'il n'y a que cela ... Entre les lignes on devine donc un destin exceptionnel mais pour l'instant c'est l'apprentissage difficile et douloureux de la vie par un jeune garçon aux facultés remarquables.

4ème de couverture:

J'ai libéré des princesses. J'ai incendié la ville de Trebon. J'ai suivi les pistes au clair de lune que personne n'ose évoquer durant le jour. J'ai conversé avec les dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels.

J'ai été exclu de l'Université à un âge où l'on est encore trop jeune pour y entrer. J'y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent. 
Mon nom est Kvothe.
Vous avez dû entendre parler de moi.



Un homme prêt à mourir raconte sa propre vie, celle du plus grand magicien de tous les temps. Son enfance, dans une troupe de comédiens ambulants, ses années de misère dans une ville rongée par le crime, avant son entrée, à force de courage et d'audace, dans une prestigieuse école de magie où l'attendent de terribles dangers et de fabuleux secrets...
Découvrez l'extraordinaire destin de Kvothe : magicien de génie, voleur accompli, musicien d'exception... infâme assassin.
Découvrez la vérité qui a créé la légende.

Le Puits des histoires perdues de Jasper Fforde

Couverture Le Puits des histoires perdues Editions 10/18 (Domaine Etranger) 2006

Nombre de pages: 463
Auteur: Fforde Jasper
Editeur: Fleuve noir
Genre: Science fiction
Challenges, Big challenge n°87, Challenge littératures de l'imaginaire
Concours Mybooks

Mon avis:
Il s'agit d'une suite. Tout commence avec l'affaire Jane Eyre puis Délivrez-moi !. La plume de Jasper Fforde est déjantée. Dans son univers on peut voyager dans le temps, dans la mémoire des gens, dans les livres... La littérature est tellement importante , sacrée qu'une section de la police se consacre entièrement à celle-ci. Dans cet univers les dodos et les mammouths sont encore en vie. Un univers incroyable en un mot!
L'autre univers décrit est celui des livres et si vous pensiez que la réalité était déjà époustouflante vous allez être estomaqué. Les livres, ou plutôt les personnages des livres, ont une véritable existence. Dans ce tome on découvre tout le processus de création d'un ouvrage. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'ici l'auteur a un rôle secondaire dans la naissance de ses ouvrages. Mais le monde des livres est aussi un univers impitoyable! Cruel, surtout pour cette histoire!
L'héroïne est Thursday Next, même moi qui suis une quiche en anglais je perçois le comique de ce nom, surtout quand on connaît le père de la jeune personne. Donc Thursday Next était Opsec, section livre, quand elle s'oppose à Hades Acheron. De cet affrontement résulte un incident dans le livre "Jane Eyre". Thursday découvre qu'elle peut entrer dans les livres, que les personnages des livres peuvent entrer dans la réalité, que le monde est beaucoup plus complexe qu'il y paraît. Elle tombe sous le charme de Landen, un vieil amoureux. Seulement la société Goliath et la famille Acheron (Aornis) ont décidé de lui nuire et pour se faire ils tapent là où ça fait mal! Manque de bol Thursday n'est pas du style à se laisser faire. C'est l'épine dans le pied du méchant, sauf que c'est une grosse épine et que le pied est tout petit! Comme ça chauffe pour elle dans la réalité elle va se réfugier dans le Puits des histoires perdues pour mener ses projets à bien (récupérer Landen et faire un bébé).
Donc a priori ce tome devait être tranquille avec une Thursday qui enfle et réfléchi à la meilleure façon de contrer Goliath, Yorris Caine et comment réintégrer Landen. Sauf que dans la vie de Thursday rien n'est simple. Ainsi , propulsée dans le roman policier les Hauts de Caversham, elle va faire la connaissance de deux génériques, essayer de sauver son ouvrage-refuge, découvrir qui assassine les membres de la Jurifiction et assister à la mise en place d'Ultraword. 
Avec sa fantaisie, son indépendance, son originalité, Thursday invente des solutions à tous ses problème, ou en tout cas essaie!
On se laisse porter par ce récit original. Tout est pensé, rien n'est laissé au hasard. J'ai presque eut envie que la description de l'auteur soit la réalité. J'ai bien dit presque! Notre monde est quand même beaucoup plus reposant. Dans ce tome on découvre de nouveaux personnages savoureux. J'ai beaucoup apprécié Ibb et Obb , les deux génériques colocataires de Thursday.
Le seul drame de ce tome c'est qu'il a une suite et je soupçonne ma bibliothèque d'ignorer qu'il s'agit d'une série puisque les trois tomes sont dispersés dans la ville et que le tome quatre (le début de la fin) est aux abonnés absents. Je prédis que mes étagères vont encore hérités d'un tome orphelin...

4ème de couverture:
Même poursuivie par une multinationale qui a juré sa perte, la star des détectives littéraires a droit à un congé maternité ! Pour Thursday Next, ce sera un séjour secret dans un mauvais thriller, un de ceux qui croupissent au fond du Puits des Histoires perdues. Ici, sous l'oeil de la toute-puissante Jurifiction, on recycle les livres de seconde zone comme les classiques oubliés de la littérature, on pioche un personnage par là pour le remettre ailleurs, on réduit le texte en mots quand il n'y a plus d'espoir. Mais très vite, Thursday doit quitter sa planque. Le Minotaure s'est échappé, semant la pagaille dans le Monde des Livres...


vendredi 9 novembre 2012

Birth Marked, tome 1: Rebelle de Caragh M O'Brien

Nombre de pages: 397
Auteur: O'Brien Caragh M
Editeur: France Loisir
Genres: Science fiction, jeunesse
Challenge: Big challenge 2012 n°77
Concours MyBooks


Mon avis:
Un roman jeunesse bien sympathique à lire.
Dans un futur éloigné une enclave de priviliégé opprime la population des faubourgs. Gaia Stone est une jeune fille de dix-sept ans, elle devient sage-femme comme sa mère du secteur Trois Ouest. Sa vie bascule le jour où ses parents sont arrêtés par les soldats de l'enclave. Gaïa va alors peu à peu se rebeller.
Le monde apocalyptique décrit dans ce roman est complexe. On en découvre les éléments petit à petit et à chaque page je suis comme Gaïa a me demander "pourquoi?". 
Pourquoi les quotas? Ces enfants de la banlieue "avancés" par les sages femmes pour qu'ils soient adoptés par les citoyens de l'enclave. Ensuite pourquoi ceux hors du mur de l'enclave ne se rebellent ils pas face à autant d'injustice! Que s'est il passé pour que cette société soit instituée de cette manière!
Gaïa est au départ une jeune fille bien innocente, un brin naïve, malgré les difficultés qu'elle a dut traverser dans son existence. Elle a en effet été défigurée par de la cire chaude. Elle a dut subir les moqueries et les humiliations . Pourtant je la trouve encore douce et confiante. Elle croit en l'enclave mais découvre peu à peu une autre réalité derrière la propagande. 
En cherchant à délivrer ses parents elle va enfreindre les règles une à une. En faisant cela elle ne va pas juste remmettre en cause les choses de son point de vue mais aussi pour de nombreuses autres personnes. Elle est courageuse et généreuse et par là elle montre qu'elle a plus de valeur que ceux de l'enclave.
Ah, l'enclave! Mélange de paradis et d'enfer! Les personnes qui y vivent sont certes à l'abri du besoin mais aussi de leur humanité. Même si on ne connaît pas la raison de leur établissement, on voit vite les limites de leur raisonnement. Ils n'ont que mépris pour ceux de l'exterieur mais ils ont apparement oublié l'une des règles simples de l'humanité: il faut favoriser la diversité génétique. Et oui , pas besoin de faire de longues études pour savoir que la consanguinité c'est pas le top pour le développement de l'humanité!
C'est un premier tome, il fixe l'univers et ne réponds pas à toutes les questions mais il donne un aperçu de cet univers des plus attirants. Le style est fluide , facile, vivant. J'ai dévoré cette histoire et j'ai hâte de découvrir la suite.

4ème de couverture:
Ceux qui portent la marque sont la clé de l'avenir.

Dans le monde de Gaia, il y a les privilégiés, qui habitent derrière le mur de l'Enclave, et ceux, comme elle, qui vivent à l'extérieur. Tous les mois, la jeune fille aide sa mère, sage-femme, à donner à l'Enclave trois nouveau-nés. Mais, un soir, les parents de Gaia sont brutalement arrêtés et conduits derrière le mur. A peine ont-ils le temps de lui confier un mystérieux ruban sur lequel est brodé un étrange code...

12:21 de Dustin Thomason

Nombre de pages: 383
Auteur: Thomason Dustin
Editeur: Calmann-Levy
Genre: Thriller
Partenariat avec Livraddict et les éditions Calmann Lévy
Concours MyBooks

4ème de couverture:
Los Angeles, décembre 2012, et les graffitis annonçant l’apocalypse fleurissent sur les murs de la ville. Le Dr Gabriel Stanton les ignore le matin où une jeune interne l’alerte sur un cas rare de maladie infectieuse. Presque au même moment, Chel Manu, chercheuse au musée Getty, se voit confier par un homme désespéré un trésor enveloppé dans un sac de toile. Quelques heures plus tard, Stanton, scientifique reconnu dans le monde entier pour ses travaux sur les prions, reste impuissant face à ce patient dont les symptômes le terrifient. Et Chel, prodige universitaire spécialiste des Mayas, commence à déchiffrer un codex inestimable, qui recèle la clé d’un des plus grands mystères de l’histoire : l’anéantissement quasi instantané des royaumes mayas. Et si la même menace pesait sur notre civilisation ? À deux semaines de la date fatidique du 21 décembre 2012, le médecin et l’anthropologue n’ont d’autre choix que d’unir leurs forces pour prendre la fin du monde de vitesse.

Mon avis:
Tout d'abord merci à Livraddict et aux éditions Calmann Lévy pour cette lecture des plus passionnantes.

Pour ceux qui vivent loin de tous médias cette année c'est la fin du monde, le 21 décembre précisemment. Comment je le sais? Comme tout le monde grace aux Mayas et à leur calendrier.
Même si ce livre à pour toile de fond cet évènement hypothétique il ne s'agit pas du noeud de l'intrigue.
Deux histoires se mêlent dans ce roman. D'abord celle du présent avec l'enquête médicale autour de l'épidémie de VIF, variant de l'insomnie fatale. Il s'agit d'une maladie à prions, comme la vache folle, qui cause une insomnie fatale, d'où son nom. Avec cette intrigue j'ai appris beaucoup de choses, sur les maladies à prions et sur l'insomnie. Je vais être angoissée à chaque fois que je n'arrive pas à m'endormir. 
La deuxième intrigue tourne autour d'un vieu codex Maya. Un codex est un vieu livre sacré, il en existe quatre à ce jour. Celui-ci est différent dans sa rédaction et dans son sujet. Par son biais on suit l'histoire de Paktub et sa cité.
J'ai aimé que ces deux intrigues soient intimement liées et par leur biais les deux héros.
Le docteur Gabriel Stanton est spécialisé dans les maladies à prions. C'est un homme étrange et attachant. Il est passionné par son travail mais laisse de la place pour d'autres choses. Il a une certaine ouverture d'esprit, il n'y a qu'à voir ses amis. J'ai aimé son humour et son dévouement. 
Chel Manu est une spécialiste en épigraphie. Si vous êtes comme moi , un peu ignorante, l'épigraphie est l'étude de la langue Maya. Petit détail la concernant elle est d'origine Guatémaltèque et a quitté avec sa mère son village de Kiaqix perdu au milieu de la jungle pour les rues de Los Angeles. J'ai aimé la passion qu'elle mets dans l'exploration de ses origines. 
Si nos deux héros se rencontrent c'est que le codex et la maladie sont liées, bien que le lien ne soit pas évident au départ.
En toile de fond on trouve toute la mythologie Maya autour de la fion du cycle Long, l'effondrement de la quatrième race d'hommes pour voie l'avènement de la cinquième. 
L'histoire se passe à Los Angeles mais je me suis plus attachée au récit dans la jungle, au coeur de la cité Maya. Je suis comme beaucoup à m'émerveiller sur ces immenses constructions. On découvre beaucoup de choses sur la culture Maya. Ce livre est une mine d'or d'informations.
Il faut savoir que l'auteur, Dustin Thomason, est diplômé en anthropologie et en médecine. Cela se ressent dans le récit, même si je ne suis pas moi-même spécialiste dans ces matières. 
Ce livre se dévore du début jusqu'à la fin. J'ai beaucoup aimé l'épilogue et les conclusions qu'on en tire. Maintenant il n'y a plus qu'à attendre le fatidique mois de décembre pour savoir si ce sera bien la fin du monde!  

Fleur de neige de Lisa See

Nombre de pages: 404
Auteur: See Lisa
Editeur: Flammarion
Genre: Historique
Challenge: Big challenge 2012 n°100

Mon avis:
C'est une fabuleuse plongée dans la Chine historique par le biais du destin de deux femmes que tout oppose, en dehors des 7 caractères sur 8 nécéssaires. J'ai aimé découvrir toutes ces traditions, même si beaucoup me sont complètement étrangère. La société de l'époque est outrageusement codifiée, rien est laissé au hasard, pour chaque évènement il y a une réaction, une phrase, une attitude attendue.
Même si le livre porte le nom de l'une des héroïne c'est Fleur de Lis qui nous raconte son histoire. Fleur de Lis est né dans une famille de paysans. Le jour où le devin du village vient pour fixer la date du début de la cérémonie du bandage des pieds son destin va changer. Ses pieds sont parfaits et elle est né le même jour qu'une autre jeune fille, Fleur de Neige. Cette dernière appartient à une famille privilégiée. Elles vont alors devenir Laotong. Des âmes soeurs! Fleur de lis va grâce à l'entremetteuse Wang faire un bon mariage et s'élever dans la société.
En plus d'une fabuleuse description des coutumes de l'époque on a le droit à l'histoire de cette relation entre deux femmes. Elles Sont amies mais leur relation comporte beaucoup de non-dits et de malentendus. La société ultra codifiée qui les entoure et les influence sape à leur amitié. 
Fleur de Lis, malgré une apparente soumission, fait preuve de beaucoup de caractère et de détermination. Elle est assez chanceuse et se réfugie derrière les codes de sa société pour se protéger de ses émotions. Par son récit elle nous fait vivre cette époque. On découvre avec elle la tradition des pieds bandés, "les lis dorés", à la fois cruelle et indispensable pour offrir une meilleure vie aux filles. On découvre aussi la difficulté d'être une fille, considérée comme inutile voir encombrante, mariée avec des inconnus, soumises au bon vouloir de leur belle famille . Pourtant certaines arrivent à s'en sortir, les entremetteuses, celles qui arrangent les unions entre les futurs époux ou entre Laotong.
Fleur de Neige illustre également bien cette société. Son mérite et ses qualités ne sont rien vu sa situation. Elle apparaît comme plus fougueuse que Fleur de Lis, plus libre et pourtant elle est plus fragile. A l'inverse de Fleur de Lis elle ne semble pas née sous une bonne étoile.La petite fille pleine de vie et de volonté est brisée par cette société ultra conservatrice.
L'auteur nous décrit avec force détails les paysages, les coutumes mais aussi les émotions des personnages. Je me suis prise au jeu et ai suivi pas à pas le destin de ces deux femmes.

4ème de couverture:
Dans la Chine impériale du XIXe siècle, Fleur de Lis et Fleur de Neige naissant au même instant. Cette coïncidence et sa grande beauté permettent à Fleur de Lis, malgré son extraction modeste, de devenir l'âme-sœur, la laotong, de Fleur de Neige, fille de la haute noblesse. La grande amitié qui lie les jeunes femmes se brise quand Fleur de Lis découvre que son amie l'a trahie...
Une histoire d'amitié et de fascination réciproque qui explore avec lyrisme et émotion l'une des plus mystérieuses relations humaines : l'amitié féminine.

mercredi 7 novembre 2012

Cul de sac de Douglas Kennedy

Nombre de pages: 292
Auteur: Kennedy Douglas
Editeur:Folio
Genre: Thriller
Challenge: Baby challenge thriller

Mon avis:
Le moins que l'on puisse dire c'est que Nick, le héros, manque cruellement de chance mais aussi de perspicacité. De son départ sur un coup de carte à la fille qu'il drague en passant par le mini bus qu'il achète il cumule les mauvaises décisions. Mais c'est à la fois drôle et cruel. Drôle parce qu'il a une naïveté touchante. Là où la plupart des êtres humains auraient eut leur instinct de survie les informant d'un danger lui fonce, et fonce... Par contre une fois dans la panade la plus totale il fait preuve d'une obstination des plus impressionnantes.
Tout se passe dans le désert australien le Bush. Et c'est rouge, chaud, aride, pas amical pour un sou. Notre ami a décidé de le traverser et va donc s'offrir un voyage au milieu de nulle part. 
Pour l'intrigue c'est vraiment bien mené, on voit les nuages s'amonceler mais j'ai été bernée sur le moment où l'orage éclate et enfin sur la nature de cet orage. Parce que lorsqu'il éclate ça devient assez incroyable. On se demande où on, ou plutôt Nick, est tombé. C'est surréaliste avec un petit goût de film d'horreur. Ce qui est bien c'est que l'on a le droit au pourquoi du comment!
Une petite citation, indispensable pour vous messieurs:2ème loi de l'outback
"Qui baise avec une timbrée s'expose à se faire baiser par une timbrée!"
Et pour le plaisir: la première règle
"Ne jamais conduire de nuit. Tu risques de gros pépins si tu percutes un kangourou".
Voilà un bon petit roman avec certes de la tension, du suspens, mais surtout un héros un peu gauche mais tellement attachant.

4ème de couverture
Cul-de-sac est le récit d'un voyage au paradis des grands espaces australiens qui vire au cauchemar éveillé. Nick, héros bien malgré lui de ce thriller féroce, n'avait rien contre ce pays avant d'écraser un kangourou par une nuit sans lune. Sa rencontre avec la jeune et robuste Angie va le mener en plein coeur du bush. Au milieu de nulle part. Au sein d'un clan d'allumés coupés du monde, sans aucune route pour quitter ce traquenard. Nick, désormais n'aura qu'une seule obsession : comprendre ce qu'il fait là et sauver sa peau. Fuir alors que toute la communauté le surveille.

Lolita de Vladimir Nabokov

Nombre de pages: 470
Auteur: Nabokov Vladimir
Editeur: Gallimard
Challenge: ABC 2012

Mon avis:
Mouaif! Je ne peux pas dire que j'ai été choquée! Plutôt ennuyée! Si j'ai lu avec application le début très vite j'ai pratiqué" la lecture en diagonale". Le sujet en lui même est choquant: La pédophilie, racontée par un pédophile en plus.
Mais il faut le dire Humbert Humbert est certes un pervers mais surtout un geignard imbu de sa petite personne. Il m'a été antipathique plus par son caractère que par ses penchants (même si ceux-ci le rendent déjà fortement antipathique). On découvre toute l'histoire de son point de vue, avec ses mots, son style, ses idées...
La jeune enfant qu'est Dolores apparaît forcément par le prisme du pervers. Certes elle n'est pas forcément innocente. Mais ceux qui se passent entre des enfants du même âge n'a rien à voir avec l'influence que peut avoir un adulte, surtout si celui-ci profite de circonstances favorables pour lui et défavorables pour sa victime. Pour moi elle est une jeune fille qui manque de chance. La relation qu'elle a avec sa mère est étrange. Cette dernière regrette un fils disparu et cristallise sur sa fille des ressentiments qui n'ont pas lieu d'être. Elle la voie comme un obstacle à son accomplissement personnel. Cette insécurité émotionnelle ébranle de suite les fondation de l'identité de Dolores. Ses expériences avec la sexualité vont finir de saper le tout. C'est une longue descente aux enfers...Pour elle et pour nous! 
C'est bien écrit mais le narrateur est tellement ... Chiant. Il n'est même pas un méchant digne de ce nom. Il oscille entre l'autoflagellation mais en réussissant à se dédouaner de toute responsabilité (ce qui relève du prodige) et il passe son temps à se regarder le nombril. Son acte final est le reflet d'un orgueil outragé...
C'est définitivement un mouaif pour cette lecture, qui était en fait une relecture mais à l'époque j'étais jeune...

4ème de couverture:
Humbert Humbert est en prison pour meurtre. Il raconte tout ce qui l'a conduit jusqu'ici, de son enfance avec son premier amour à sa rencontre des dizaines d'années plus tard avec Dolorès Haze une "nymphette" de 12 ans. Humbert est subjugué par la jeune fille et accepte même d'épouser la mère de Dolorès pour rester près d'elle. Jusqu'au jour où la "Grosse Haze" comme la surnomme Humbert découvre la vérité et meurt accidentellement. Commence alors un long voyage en tête à tête entre Humbert et l'adolescence.

vendredi 2 novembre 2012

Funérailles Célestes de Xinran

Nombre de pages: 190
Auteur: Xinran
Editeur: Philippe Picquier
Genre: Témoignage
Challenges: Challenge ABC 2012

Mon avis:
Un fabuleux voyage à travers le Tibet et le destin d'une femme amoureuse. Il se dégage une sérénité de ce tout petit roman!
J'ai aimé la rencontre avec Wen et Zhuoma, deux femmes obstinées et passionnément amoureuses. C'est certes romancé mais la découverte de la culture tibétaine m'a émerveillée et surprise, (bien que tout ceci soit gâchée par la note du traducteur à la fin!).
Wen part à la recherche de son jeune mari , disparu dans les montagnes tibétaines lors d'une mission avec l'armée de libération chinoise. Elle va traversé la chine puis le Tibet. Perdue au milieu d'une nature hostile et merveilleuse elle va faire la connaissance d'une tibétaine, Zhuoma. Celle-ci apparaît sur la route en piteuse état. A partir de ce moment le destin des deux femmes va rester liées. Elles vont être recueillies par une famille de nomades.
Wen va découvrir un mode de vie différent, une culture différente, une façon d'appréhender la vie différente. J'ai aimé la philosophie de vie tibétaine. Plus sereine que la notre. J'ai aimé aussi ces histoires d'amour, celle de Wen et Zhuoma, ou celle de la famille qui les recueillent.
J'ai aussi beaucoup aimé la spiritualité du récit . Sans compter l'image forte de ce que sont "les funérailles célestes".
Mon plaisir a été un peu gâcher par la note de fin. En effet je suis peut être un peu naïve mais j'avais envie de prendre cette histoire pour ce qu'elle était, une histoire et pas l'Histoire. Je n'avais pas forcément envie de recevoir une leçon de vérité historique. Parce qu'après tout véridique ou pas , enjolivée ou pas, cette histoire reste un récit merveilleux qui m'a émue et touchée. 

4ème de couverture:
En 1956, Wen et Kejun sont de jeunes étudiants en médecine, remplis de l'espoir des premières années du communisme en Chine. Par idéal, Kej un s'enrôle dans l'armée comme médecin.
Peu après, Wen apprend la mort de son mari sur les plateaux tibétains. Refusant de croire à cette nouvelle, elle part à sa recherche et découvre un paysage auquel rien ne l'a préparée, le silence, l'altitude, le vide sont terrifiants. Recueillie par une famille tibétaine, elle apprend à respecter leurs coutumes et leur culture. Après trente années d'errance, son opiniâtreté lui permet de découvrir ce qui est arrivé à son mari...
Quand Wen retourne finalement en Chine, elle retrouve un pays profondément changé par la Révolution culturelle. Mais elle aussi a changé: en Chine, elle avait toujours été poussée par le matérialisme; au Tibet, elle a découvert la spiritualité.


Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness

Nombre de pages: 833
Auteur: Harkness Deborah
Editeur: Le Livre de Poche
Genre: Fantastique
Challenges: Pal à 0, Big Challenge n°94

Mon avis:
Quelle belle découverte! Plus de 800 pages de pur bonheur. Cette histoire est vraiment prenante.
Diana Bishop est une jeune historienne de talent et une sorcière qui se nie. Elle va par mégarde mettre sur la main sur un mystérieux manuscrit et déclencher une suite d'évènements qui vont remettre en cause l'ordre du monde. Entre prophétie et choix personnels le destin de Diana s'écrit
Je ne me suis pas ennuyée une minute lors de ma lecture. Même si ici les vampires ne correspondent pas à l'image folklorique , j'ai adhéré aux idées de l'auteur, les trouvant tout à fait plausible . De la magie, du danger , de la romance, de l'alchimie (deux livres de suite c'est peut être un signe!), du mystère.
On voyage de l'Angleterre (Oxford) à une bourgade des Etats-unis (Madison) en passant par la France (Châteaux médiévaux). Le cadre est magique et les personnages tout autant.
J'ai apprécié le personnage de Diana, à la fois femme forte et fragile. Pleine de confiance et de doute. Elle est intelligente, obstinée mais aussi passionnée et sensible.
Matthiew, vampire de son état, est un être à part. Il tient autant du loup que du vampire. Toutes les références aux côté animal du fonctionnement des vampires est assez réjouissant.
C'est un premier tome. Il fixe donc l'univers de l'auteur. Un monde peuplée de quatre types de créatures, les humains, les sorciers, les démons, les vampires. Ils existent des règles, des rites , des traditions. Diana Bishop se passionne pour l'histoire des sciences et l'Alchimie. On découvre ici beaucoup de principes alchimiques, c'est obscure et ouvre de nombreuses voies à des interprétations. Je ne m'étendrai pas dessus car risque de spoile, mais petit à petit on a l'impression que ce qui a été écrit il y a des siècles sur la pierre philosophale ne parle pas forcément d'un caillou (j'en ai déjà trop dit, honte à moi!).
Cette histoire est également peuplée de méchants. Des vrais, bien sadiques, bien cruels, bien haïssables. En bref des méchants comme je les aime. 
Il y a aussi un peu de légèreté dans ce tome. Les dangers sont partout mais il y a de l'humour. Entre les relations entre Matthew et Diana, quelques répliques de Marcus, la maison des Bishop... Quelques bons moments.
Ça se lit vraiment vite. Je me répète mais je l'ai dévoré avec une sensation de manque à la fin et une furieuse envie d'acheter la suite. Le style de l'auteur est trépidant. Elle alterne les chapitres où Diana et la narratrice avec ceux où le narrateur est totalement extérieur à l'histoire. Du coup on a à la fois les sentiments de l'héroïne et ce qui se passe lorsqu'elle n'est pas là ou pas en état. On évite donc le problème des récits à la première personne qui peuvent laisser dans l'ombre des pans entiers de l'histoire.
J'ai aimé la vision de l'alchimie et des créatures de l'auteur. Tout son univers est bien ficelé. Même l'explication sur les mythes des vampires. A la fin de ce premier tome toute l'histoire prend une autre dimension que la simple poursuite d'un manuscrit enchanté.

4ème de couverture:
Diana Bishop est la dernière d'une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous - démons, sorcières et vampires - le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu'énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

mercredi 31 octobre 2012

Côté face d'Anne Denier

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Auteur: Denier Anne
Editeur: Anne Denier
Genres: Fantastique, romance
Challenges: PAL à 0, Big Challenge n°49

Mon avis:
Ce livre est terrible. Tout le long je n'ai su si j'étais émue par l'histoire d'amour que l'on devine ou horrifiée par la relation dominée-dominant. L'ambiance générale est lourde, pesante, angoissante mais il y a aussi cet amour qui traverse les siècles, cette passion dévorante...
Le texte est rédigé comme un journal. On suit l'héroïne dans sa descente aux enfers. Mais entre ces pages on a aussi le droit à des réminiscence du passé. On pense tout de suite à la réincarnation. Mais c'est un peu plus compliqué que cela , en fait c'est beaucoup plus compliqué.
L'héroïne est jeune, aux prises avec un présent terrifiant et un passé angoissant. Pas la joie en somme. Elle ne sait pas qui est cette autre qui l'habite ni si son désir, son attrait pour ce jeune homme est sien ou celui d'une autre. Et elle ne sait si ce jeune homme est celui dont elle se souvient ou celui qui la menace. 
L'histoire se construit peu à peu , comme un puzzle. Ce livre m'a vraiment surprise, parce que j'ai émis des hypothèses (peu être un peu trop simplistes) et l'auteur m'a emmené en d'autres lieux, plus complexes, plus noirs mais aussi plus passionnants. 
A noter l'absence de prénom des personnages... Ce choix stylistique ajoute à l'ambiance. Les personnages secondaires sont pour le coup vraiment secondaires, même si ils sont très présents. Pas clair mon explication! Les seuls qui sont cités sont au coeur de l'histoire, passée mais aussi présente, même si au départ on ne fait pas le lien. Tout comme le nom de l'héroïne qu'on ne connaît pas. Parce que la jeune fille du départ n'est pas complète, n'est pas elle même, ou plutôt pas qu'elle. On lui découvre un prénom et une identité à la fin. Et encore, elle s'exclame qu'elle n'est pas elle, plus elle. Un être différent, plus abouti. Sur son présent elle est entourée d'amis pleins de bonnes intentions mais maladroits dans leurs actions comme dans leurs paroles, bien que j'ai une préférence pour n°1, même si je le connais peu! Pour ce qui est de la vie passée, elle est tiraillée entre deux hommes, les Ténèbres et la Lumière.
On sent que le combat qu'elle a mené à cette lointaine époque est en prise direct avec les évènements qui lui arrivent, même si le lien n'est pas évident.
En plus de cette intrigue on est plongé à bras le corps dans l'univers sombre de l'alchimie, des meurtres et du sado-masochisme, d'une autre époque avec des règles strictes.
C'est un livre palpitant! Qui a une suite! Et avec la fin de ce tome je ne peux que rajouter le deuxième sur ma pile à acheter!

4ème de couverture:
J'étais en retard et si ce n'avait pas été le cas jamais je n'aurais pris ce tram et jamais je ne l'aurais rencontré. Lui. Celui qui allait détruire ma vie en réveillant une mémoire qui sommeillait en moi et dont j'ignorais l'existence. Un autre côté de moi-même. "Te séduire, t'emmener, te torturer, te violer et t'assassiner." J'avais une vie...

Les Bannis et les Proscrits , tome 5: L'étoile de la Sor'cière de James Clemense

Nombre de pages: 829
Auteur: Clemens James
Editeur: Milady
Lecture commune du 31 octobre 2012 organisée par Ptitelfe.

Mon avis:
A chaque fin de tome je me suis dit "celui-là c'est le meilleur!". Pas d'exception pour cet opus. Une fin en feu d'artifice! Avec beaucoup de tensions. Mon pauvre petit coeur a eut du mal à s'en remettre. Au dernier mot de la dernière ligne toutes les questions ont trouvé leur réponse.
Il ne me semble pas en avoir parlé dans mes chroniques, les préfaces et prologues. Parce que à chaque fois l'histoire ne commence pas d'emblée. On a d'abord le droit à une intervention d'un professeur au sein d'un collège d'érudits. Ses propos fort mystérieux ont toujours suscité mon intérêt! Comment l'histoire d'Elena est-elle arrivé jusqu'à eux et quelles sont les conséquences de ses aventures dans ce nouveau monde? Deuxième prologue à chaque fois avec l'intervention du rédacteur de ces manuscrits. On ne découvre son identité qu'à la fin de ce tome. Il a été condamné à l'immortalité par Elena, pourquoi? Réponse à la fin du tome!
Ce tome est donc le dénouement de l'aventure d'Elena et de ses compagnons. Elle aura duré plus d'un an pour les conduire à l'affrontement avec le seigneur noir. Alors tout ne vient pas si vite, en fait dans cette histoire rien ne vient vite.
Même dans cette fin on a le droit à de nouveaux personnages et à des revenants. Comme toujours des histoires parallèles. J'aime bien ce principe de diviser . On suit tour à tour les héros et la fin d'un livre créait une sorte de manque. Mais bon sang que leur arrive t'il?
Beaucoup de tensions donc dans cette fin! J'ai même craint pour certains de mes personnages préférés. J'ai tourné les pages avec angoisse. Et oui pas moyen de savoir si James Clemens fait partie de ces auteurs un brin sadique qui vous font vous attacher à un personnage pour le faire disparaître de façon cruelle (au mieux), stupide (au pire). 
Et en rédigeant cette chronique je me rends compte qu'il est difficile de parler des personnages ou même des intrigues sans nuire au suspens. Ce qu'il faut savoir c'est que l'on retrouve tous les protagonistes, dans des situations où on ne les attends pas pour certains, avec des intérêts ou quêtes personnelles à suivre , qui parfois s'opposent à la grande guerre contre le Mal. 
Un bon tome avec de l'aventure, de la romance, du danger, du suspens. Je ne peux pas dire que je sois triste de quitter Elena et ses compagnons car la fin est fidèle à mes souhaits.

Ptitelfe a proposé un questionnaire pour clôturé toutes ces LC:
1-Qu'avez-vous pensé de l'intrigue générale?
En fait je n'ai pas eut l'impression qu'il y ait eut qu'une intrigue. Je m'explique... Certes il y a la guerre contre le coeur Noir, le seigneur du Mal mais tout autour gravitent des prophéties des quêtes personnelles. Mogweed et Fardale veulent lever la malédiction qui pèsent sur eux (dans le 5ème tome on découvre une prophétie cachée sur eux!), Tol'chuk qui doit purifier la sanguine , pierre des esprits de son peuple (avec la révélation sur ses ancêtres qui remet beaucoup de choses en question), Méric et la recherche du descendant du roi el"phe qui doit réunir le peuple des airs, Neel'han et sa quête pour sauvé sa sylve, Kral et la reconquête du trône de cristal avec la prophétie annonçant la destruction de son peuple, Kast et Sywen avec la légende des merai et l'histoire des sanguinaires... Et on sent très vite que toutes ses quêtes et prophéties participent à un grand Tout, plus grand encore que la seule lutte contre le Mal.
2- Quels sont vos personnages préférés , pourquoi?
Sans hésitation, Kast et Sywen, parce que c'est trop romantique. Mon côté fleur bleue ne peut qu'être profondément émue par cette histoire. C'est beau, c'est violent, c'est passionnel. Je dis oui, oui, oui!
3-Citez un exemple, et un seul, qui vous a le plus marqué dans la saga.
Comme j'ai dis que Sywen et Kast étaient mes personnages préférés je ne dirai rien sur eux. Ce qui m'a marquée c'est l'épisode avec Vira'ni. Ce que le seigneur noir avait fait d'elle et par quel biais. C'est à ce moment là que l'on prend toute la mesure de la corruption du coeur noir. Même avec toutes les horreurs il reste un brin d'humanité au fond des Ténèbres! Un tout petit brin d'accord, mais un brin! Ca m'a aussi marqué parce que les araignée c'est vraiment pas ma tasse de thé!
4-Que pensez-vous du style de l'auteur?
Au départ un peu trop d'apostrophes à mon goût. Par contre j'ai beaucoup apprécié le découpage en livres où on suit tour à tour les personnages (mon côté masochiste aime la sensation de manque!). Le style est vivant, prenant.
5-Seriez vous prête à découvrir l'autre saga de James Clemens: les chroniques des Dieux?
Ahhhhhhh! Moi oui mais mon portefeuille! Ma liste de livres à acheter est tout simplement indécente!!

4ème de couverture:
Ce sera bientôt l'ultime combat contre le Seigneur Noir.
Elena la sorcière a regagné l'île de Val'loa où elle espère reconstituer ses forces. C'est alors qu'Harlequin Quail entre en scène, un petit homme en costume de bouffon qui se prétend espion. Il revient tout juste de la forteresse de Noircastel où subsisterait l'un des portails du Weir, le plus puissant, avec lequel, dans une lune à peine, le Seigneur Noir instaurera un règne maléfique. Elena et la puissante magie du Journal Sanglant peuvent encore l'arrêter, mais Noircastel est un bastion impénétrable, et seul le Seigneur Noir sait où le portail est caché.
Traqués par les sbires de l'ennemi, menacés par un traître dans leurs rangs, Elena et ses courageux compagnons vont tenter d'achever une quête désespérée. En route, de nombreuses questions trouveront leur réponse, maintes illusions voleront en éclats et les liens de la magie et de l'amour seront éprouvés jusqu'au point de rupture...

samedi 27 octobre 2012

Les trois amazones de Marion Zimmer Bradley, André Norton et Julian May

Nombre de pages: 397
Auteurs: Marion Zimmer Bradley, André Norton et Julian May
Editeur: Olivier orban (photo des éditions pocket)
Genre: Fantasy
Challenges: A vos nombres, PAL à 0

Mon avis:
Tout d'abord j'ai acheté ce livre sur Internet et surtout sur un malentendu. Je pensais acheté un livre appartenant à la romance de Ténébreuse et en fait il s'agit du cycle du Trilium. Il s'agit ici d'un livre écrit à six mains. Concept étrange!
Il s'agit vraiment d'un conte avec tous ses éléments. Le Bien, le Mal, Une sorcière (gentille), un sorcier (méchant), une prophétie, des princesses, un prince charmant... Le prologue est un peu indigeste! Heureusement la suite est beaucoup plus facile à lire!
Par contre si j'ai apprécié l'histoire j'ai eut du mal avec les personnages des princesses. Certes chacune a ses forces mais aussi ses faiblesses. Et ceux sont ces dernières ont été pour moi un véritable répulsifs. Entre l'orgueilleuse Haramis, l'intransigeante Kadiya et la chochotte Anigel j'ai eut du mal à choisir ma préférée. 
Ce que j'ai beaucoup apprécié en revanche c'est le peuple des Insolites et les Disparus. Entre ces êtres puissants et mystérieux disparus dans des circonstances encore plus mystérieuses et ces créatures vivants au milieu des ruines des cités des premiers mon coeur balance. Les Insolites sont vraiment attachants, plus sages et généreux que les humains. Ils sont très différents les uns des autres. J'ai beaucoup aimé les Visis, le peuple des neiges.
Pour ce qui est du lieu de l'intrigue il est idéal. Ces marais peuplés de merveilles et d'horreur, les montagnes riches et hostiles, les ruines belles et imposantes souvenirs d'une gloire éteinte...
Pour ce qui est des personnages, là par contre je ne suis pas fan. Aucun ne trouve vraiment grâce à mes yeux. Le prince Antar, en amoureux transi (beurk), Orogastus, grand sorcier mais un peu crédule quand même , (et après coup pas si grand que ça, en fait même un peu minable, en fait même assez décevant). Des questions qui ne trouvent pas de réponses, pourquoi Binah est elle différente lors de ses apparitions aux princesses? Pourquoi Orogastus semble t'il appartenir à la même race que Binah? 
Dernier petit bémol: la fin sonne comme une fin (ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants gnangnan), mais il s'agit d'un premier tome d'une saga. J'ai du mal à voir l'ouverture pour une suite dans cette fin.
J'ai vraiment un sentiment partagé avec ce roman , j'ai aimé l'univers, les lieux, mais pas les personnages et l'intrigue (un peu trop simple pour moi). Je ne pense pas que je serai devenu fan de MZ Bradley si j'avais commencé par ce roman (heureusement pour moi, ce fut la romance de Ténébreuse qui m'a fait connaître l'auteur!).

4ème de couverture:
Au royaume du Ruwenda, trois filles naquirent en une seule nuit aux souverains. Durant de nombreuses années, la paix régna sur le pays, puis les princesses eurent dix-sept ans... Et brusquement, tout bascule dans l'horreur. Le Maître des Ténèbres envoie ses guerriers conquérir le royaume : grâce aux pouvoirs occultes du sorcier Orogastus et à la cruauté des assaillants, la résistance est balayée en quelques heures, Le roi et la reine périssent ; les trois princesses, la spirituelle Haramis, l'intrépide Kadiya et la douce Anigel deviennent des fugitives. Leur seul espoir réside en la Dame Blanche, magicienne protectrice du royaume, et en de mystérieux talismans... Aventures, magie et danger... Le Cycle du Trillium, étonnante réussite de l'écriture !à six mains, se fit d'une traite !

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle de Jonas Jonasson

Nombre de pages:515
Auteur: Jonasson Jonas
Editeur: Libra Diffusio
Genre: Humoristique

Mon avis:
Un pur moment de bonheur. J'ai beaucoup apprécié l'humour de l'auteur mais aussi la philosophie de vie que dégage ce roman.
On suit un vieil homme de cent ans qui fugue par la fenêtre de sa chambre de la maison de retraite. Par ce petit pas commence une cavale qui va le transporter à travers tout le pays. Il va faire la connaissance d'un certain nombre de personnes , qui il faut l'avouer semble atteintes du même mal que lui. Quel est ce mal, cette maladie, cette folie douce? Il s'agit de prendre la vie comme elle vient, avec une certaine bonhomie, peu importe les évènements. C'est le principe de la pensée positive.
En fait on ne suit pas une histoire mais trois. Tout d'abord on part dans un road movie improbable avec le centenaire Allan Karlsson. Il va lui arriver un certain nombre de mésaventures, de situations cocasses. Il va aussi rencontrer pas mal d'âmes esseulées et c'est lui qui va souder un groupe d'originaux, de marginaux. Les personnages sont attachants, les situations drôles, les répliques hilarantes...
Tout au long de son parcours Allan va se souvenir de sa vie passée. Et là du coup, son petit périple suédois à l'air d'une promenade un dimanche matin. Les souvenirs remontent de son enfance à son entrée en maison de retraite. Allan, bien que complètement dénué de sens politique, va rencontrer les personnes les plus influentes de son époque. Et face à cet homme , plein de bonté et de bon sens, ces grands vont apparaître humains ou complètement fous (ridicules, absurdes). Sa philosophie de vie va lui permettre de surmonter tous les obstacles qui se dressent devant lui. Il faut dire que le brave homme a un hobby des plus déconcertant. Il a une passion pour les explosifs. Il se fait un devoir de faire exploser un peu tout et n'importe quoi. 
Troisième histoire: L'enquête de police. En effet la fuite du centenaire et ses premières décisions, aventures, vont obliger la police à se mobiliser. Et là c'est un peu du délire pur. L'inspecteur et le procureur n'ont que des bouts d'informations et montent des théories de plus en plus rocambolesques. C'est assez amusant de les voir s'empêtrer dans l'absurde.
Alors pas de grandes descriptions de personnages, ni de l'intrigue car je trouve que ces deux éléments font partie intégrante du plaisir de lecture de ce roman. J'ai beaucoup ri! Le style est vraiment vivant! Je me suis attachée à Allan et je serai bien partie en vadrouilles avec lui. Ce livre m'a aussi fait réfléchir sur le sens de la vie et surtout sur la façon de l'appréhender. Peu importe les évènements Allan garde la Banane "La vie est ce qu'elle est et elle sera ce qu'elle sera".

4ème de couverture:
Le jour de ses cent ans, alors que tous les notables de la ville l'attendent pour célébrer l'événement, Allan Karlsson s'échappe par la fenêtre de sa maison de retraite quelques minutes avant le début de la fête organisée en son honneur. Ses plus belles charentaises aux pieds, le vieillard se rend à la gare routière, où il dérobe une valise dans l'espoir qu'elle contienne une paire de chaussures. Mais le bagage recèle un bien plus précieux chargement, et voilà comment Allan se retrouve poursuivi par la police et par une bande de malfrats… Commence alors son incroyable cavale à travers la Suède, mais aussi, pour le lecteur, un étonnant voyage au coeur du XXe siècle, au fil des événements majeurs auxquels le centenaire Allan Karlsson, génie des explosifs, a été mêlé par une succession de hasards souvent indépendants de sa volonté.

lundi 22 octobre 2012

La Belgariade, tome 2: La reine des sortilèges de David Eddings

Nombre de pages: 414
Auteur: Eddings David
Editeur: Pocket
Genre: Fantasy
Challenge: Pal à 0

Mon avis:
J'adore cette saga! Je l'ai lu, relu, rerelu et je ne m'en lasse pas. Et je m'en souviens! (Petit détail qui peut avoir son importance!)! 
Le contexte: Zedar, (le traître, le félon...) , a réussi à dérober l'orbe d'Aldur dans la salle du trône de Riva (charmante petite île soumise à la brise marine!). Belgarath, aussi nommé "sire Loup", va à la ferme de Faldor en Sendarie, pour aller chercher sa fille, Polgara. Il repart avec elle, Garion et le brave Durnik, le forgeron. Au cours de leur périple ils vont être rejoints par de nouveaux compères. Il est question ici de politique, de prophétie, de guerre divine... Un régal, en somme!
La poursuite de l'Orbe est une quête au long cours, ils en profitent pour faire du tourisme dans les différentes contrées de cet univers. Univers que j'apprécie beaucoup.
Tout comme j'apprécie les cheresques, grosses brutes au grand coeur avec un humour désopilant. Si!Si! Désopilant! J'aime aussi beaucoup les Drasniens et leur goût pour l'espionnage, les intrigues et autres ruses. Silk et Barak me font sourire et rire lors de leurs dialogues et réparties. On découvre également les Mimbres, dans la personne de Mandorallen. Ah! Que c'est romantique! Que c'est dramatique! Tant de civilités! Que c'est comique! "Permettez sire que je vous tue!"Ils sont polis les Mimbraïques! 
Petit voyage en Tolnédrie où tout s'achète et se vends! Et en Nyssie, où les drogues et poisons règnent, tout comme Salmissra!
Autre moment délectable, la rencontre avec les Dryades, qui regardent les grands guerriers comme des cadeaux pour la Noël!
Chaque lecture est un plaisir. J'apprécie cet univers et les personnages. Polgara commence à se décoincer un peu. Belgarath est toujours pareil à lui-même! Garion se découvre peu à peu, même s'il ignore encore quelle est sa place dans l'histoire. On en apprends un peu plus sur tous les personnages, (leurs histoires, leurs traumatismes). On en apprends un peu plus aussi sur les prophéties. Ça se lit vite, très vite!

4ème de couverture:
Horreur! Le dieu pervers, Torak, va s'éveiller! Les temps sont venus, l'univers vacille et Belgarath se hâte: il n'esy que temps de retrouver l'Orbe d'Aldur, le joyau du destin, qui peut sauver les hommes de la colère des dieux. De la brumeuse Arendie à la putride Nyissie, patrie des Hommes-Serpents, Belgarath entraîne Garion sur une route semée d'embûches. Garion, le petit paysan qui n'a jamais cru aux sorts, ne sent pas la haine qui le menace, ne comprend pas ces femmes qui se pressent autour de lui: une pour l'instruire, une pour le séduire, une pour le réconcilier avec les pouvoirs dont il ne veut pas...
Est-ce lui, l'Enfant de Lumière, le descendant des rois de Riva, l'enfant marqué par les présages, de toute éternité, pour affronter Torak?

Chroniques de la fin du monde, tome 3: Les survivants de Susan Pfeffer

Nombre de pages: 253
Auteur: Pfeffer Susan
Editeur: Pocket
Genres: Science-fiction, jeunesse

Mon avis:
J'ai lu les deux premiers tomes , (et dans l'ordre, tout comme il faut!), et j'étais donc obligé de lire celui-ci où les deux héros des précédents ouvrages se rencontrent, et aussi parce que je veux savoir!
Toute l'histoire est racontée du point de vue de Miranda, où plutôt de son journal! Aïe!! Du coup Alex est un peu laissé de côté, même quand il entre dans l'histoire. J'aurais aimé que le livre soit divisé en trois partie, l'une sur Miranda, une sur Alex, et la dernière qui les fait se rejoindre. Je ne suis que lectrice, je prends donc ce qu'on me donne, et je prends avec plaisir.
Ce roman se lit aussi vite que les deux premiers! Par contre j'ignore si Susan Pfeffer est dépressive ou sadique, mon coeur balance, mais que c'est dur, que c'est triste, que c'est cruel! En cette année où on nous promets la fin du monde l'auteur ne nous laisse aucun espoir! Quand c'est la cata c'est la cata! 
Pour ceux qui n'ont pas lu les deux premiers tomes, ou qui ont une toute petite mémoire: La Lune a été percutée par un astéroïde et s'est donc dangereusement rapproché de la Terre. Même sans être astrophysicienne je sais que la Lune joue un rôle extrêmement important pour la vie sur Terre (et pas seulement pour les Garous!). Du coup après la catastrophe c'est le cataclysme: Raz-de-marées, volcans endormis qui se réveillent, de la cendre partout, du soleil nulle part, le froid, la neige, la maladie, la faim, la mort... Il fait gris, tout est gris et c'est la fin ou presque!
Dans le premier Tom on suit Miranda, jeune lycéenne un peu insouciante, en rébellion face à sa mère, coincée entre un frère aîné, Matt, et le petit dernier, Jon. Sa mère, Laura, prends très vite les bonnes décisions. Pour survivre à cet hiver éternel ils ont un avantage, voir même deux, ils sont ensembles et ont un poêle à bois! Donc même si c'est dur Miranda est en famille, entourée, elle ne prends pas les décisions!
Dans le deuxième tome, on suit Alex. C'est toujours la fin du monde mais manque de chance pour Alex et ses soeurs, leurs parents sont partis au Mexique et le grand frère Carlos est engagé dans les Marines. Alex se retrouve à devoir assumer la responsabilité de la survie de ses soeurs, Brie et Julie. De plus ils vivent dans une grande ville, ce qui n'est pas forcément un avantage lorsque l'on est des enfants livrés à eux-même! Alex s'endurcit au fur et à mesure! Il souffre plus que Miranda, d'autant plus que c'est lui qui endosse la responsabilité des décisions qui peuvent, vont coûter la vie à ses soeurs et lui.
Deux fins du monde bien différentes en fait!
Dans ce tome pas d'améliorations climatiques, pas de mannes nourricières, pas de sauveurs de l'humanité! On continue dans le mode "fin du monde!". Miranda fait preuve d'humour parfois, de manque de maturité d'autres, de réalisme de temps en temps. La rencontre entre Miranda et Alex est étrange! Ce seraient-ils plus en temps normal? En tout cas dans ce nouvel univers on aime parce que demain est peut être le dernier jour et qu'il serait bête de mourir sans avoir aimé. En tout cas c'est comme ça que je le ressens! 
On en apprends un peu plus sur le monde, son fonctionnement, ses rumeurs!
Une question me taraude à la dernière page! J'ai cherché des réponses mais n'en ai point trouvé! Y a t'il un tome 4? Si la réponse est négative, c'est officiel l'auteur fait partie des écrivains sadiques!

4ème de couverture:
Cela fait maintenant un an qu'un astéroïde a percuté la Lune et provoqué un bouleversement climatique sans précédent.
Dans un monde ou tout s'écroule, Miranda tombe pourtant éperdument amoureuse d'Alex, qu'elle vient de rencontrer. Mais une terrible tornade approche : les deux jeunes gens parviendront-ils à s'aimer dans un tel chaos ? Leurs destins sont en suspens...

Magicienne de Didier Quesne

Nombre de pages: 315
Auteur: Quesne Didier
Editeur: Nestiveqnen
Genre: Fantasy
Challenge: Challenge ABC

Mon avis:
Quelle surprise!!
L'auteur nous narre le destin d'une jeune fille étrange, Sylve. Dès sa naissance elle se démarque et suscite chez ses contemporains la méfiance et la jalousie. L'histoire se déroule dans un patelin reculé au Bas Moyen-âge. L'Eglise n'est pas encore implantée partout mais son influence, par le biais des inquisiteurs, est cependant énorme. Sylve a le malheur, ou le bonheur, d'être rousse (ou plus précisément de la couleur des feuillages d'Automne), intelligente, (ce qui a l'époque est un crime pour une femme du commun), avec un grand sens de la répartie, (pas bon lorsque l'on a affaire à des mâles bas du front!). De son village à la cour du Roi , on suit le combat de Sylve pour vivre une vie normale!
J'ai beaucoup aimé le personnage de Sylve. Elle ne se laisse pas facilement démonter, et malgré ses pouvoirs énormes elle reste humaine et généreuse. Elle ne cherche ni la gloire, ni la fortune mais à vivre une existence simple auprès de ceux qu'elle aime. Malheureusement pour elle, elle rencontre bien trop souvent des hommes aux motivations sombres et douteuses.
Afin de ne pas trop dévoiler l'histoire je ne m'étendrai pas sur les autres personnages, mais on croise à la fois ce que l'humanité a de pire et de meilleure. Sylve aura a affronté un adversaire des plus tortueux. En plus d'être misogyne , (ce qui déjà est impardonnable!), il a une perversité sans limite. On aura aussi le droit à un peu de douceur dans ce monde de brute. Une occasion de dire que tous les hommes ne sont pas pourris!
Petite particularité du roman, un peu déstabilisant au départ, le langage... En effet la langue utilisée est un peu désuète, voire complètement passée. Elle est d'époque! Au départ j'ai été un peu déconcertée puis après quelques pages les yeux et les oreilles s'habituent , s'accommodent, apprécient. Mon cerveau n'étant pas toujours très réceptif il y a eut quelques erreurs d'interprétations, (Et oui "prou" ne veut pas dire "peu"!). Mais j'ai aimé m'immerger dans ce monde, même si après plusieurs heures de lecture mon phrasé faisait beaucoup rire mes interlocuteurs!
Même si l'intrigue tourne autour de la destinée de Sylve il est aussi question de l'influence de l'Eglise, de l'acceptation de la différence, de la place des femmes dans la société et la religion. Ici le fait religieux n'apparaît pas comme facteur de progrès mais comme élément tyrannique, rabaissant les femmes à la place la plus vile, dictant les manières et pensées des gens. 

4ème de couverture:
La tradition veut que les enfants roux soient suspectés d'être liés avec le Diable. Alors, quand on s'aperçoit que la petite fille née le jour de la fête des morts est rousse, il y a de quoi déclencher la vindicte populaire. Il est vrai que Sylve n'est pas une petite fille comme les autres. Bien qu'elle ne comprenne pas ce qui la différencie des autres. C'est vrai qu'elle possède de nombreuses facultés qui feraient trembler le moindre habitant de son village. Toutefois, il s'avèrera qu'elle n'est pas un suppôt du Diable, mais une vraie magicienne ...