dimanche 26 août 2012

L'élégance du Hérisson de Muriel Barbery

Nombre de pages: 410
Auteur: Barbery Muriel
Editions: Folio
Genre: Contemporain

Mon avis:
Deux récits parallèles, deux personnages qui se croisent, liés par leur intelligence hors norme et par une conscience exacerbée du monde qui les entoure.
L'histoire se passe de nos jours, dans un coin huppé de Paris. Le 7 rue de Grenelle est un immeuble cossu peuplé de privilégiés et d'une concierge. Une cohabitation des classes sociales... On découvre l'intérieur de certains des habitants et celui, très important de Madame Michel, la concierge. 
Madame Michel, Renée de son prénom, est une concierge quinquagénaire. Elle donne l'apparence d'une femme pauvre, culturellement et économiquement. Elle cherche à se rendre transparente. Mais il ne s'agit que d'un leurre. Madame Michel est un personnage d'une rare profondeur. Elle a une richesse intérieure incroyable. C'est un plaisir de lire ses pensées. C'est une autodidacte de la réflexion. Une âme sensible, lucide et généreuse.
Paloma Josse appartient à une famille aisée et pourtant... C'est une gamine intelligente mais profondément mal dans sa peau car incomprise par sa famille. Elle nous livre un portrait sans concession de cette dernière. Elle est sévère dans ses jugements et pourtant si attachantes.
Kakuro Ozu, un vieux monsieur japonais qui en reprenant l'appartement d'un propriétaire décédé va chambouler l'ordre établi. Il est éloigné des conventions sociales. Pour lui seul l'esprit compte et non les apparences. Il a une délicatesse et une finesse qui font paraître les autres un peu balourd.
Manuela est une femme de ménage espagnole. Elle travaille au service de certains propriétaires et est amie avec Madame Michel. Décrite par Renée comme "une aristocrate du coeur". Je trouve ce qualificatif particulièrement juste. Elle a un grand coeur et une capacité de raisonnement simple mais juste.
D'autres personnages évoluent autour d'eux mais , (en dehors de Paul N'Guyen), ce qu'ils sont permets d'admirer encore plus les personnages cités ci-dessus. Même s'ils font parti des privilégies, des élites , ils apparaissent comme mesquins, petits, manipulateurs, médiocres. 
Paloma au début du livre se demande quel est le sens de la vie. J'ai trouvé que ce roman y répondait. On trouve ici des individus solitaires, épris d'intelligence et de beauté, qui se croisent et se reconnaissent. La vie c'est profiter des opportunités d'être surpris, émerveillé.
Le récit est construit sur une alternance de deux points de vue, celui de Madame Michel et de Paloma. Rédiger  sous forme de journaux intimes , on découvre leurs pensées profondes. 
J'ai pleuré mais j'ai surtout souri et ri. J'ai beaucoup aimé la référence à Tolstoï, ainsi qu'à l'art, (même si je suis un peu hermétique à ce dernier il faut l'avouer). Le langage est soutenu mais il n'est nul besoin de se référer sans cesse au dictionnaire, le contexte suffit amplement à expliquer le sens des mots.
C'est un très beau livre, plein d'émotion.

4ème de couverture:
" Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois.
Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. 

Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches.
Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. "

Zombie thérapie de Jesse Petersen



Zombie thérapie de Jesse Petersen
Nombre de pages: 284
Auteur: Petersen Jesse
Editions: Milady
Genre: Chick - Lit, Fantastique

Mon avis:
Susan et David sont un jeune couple à la dérive. Les aléas de la vie les ont séparés au fur et à mesure les conduisant au bord du divorce.Ils suivent une thérapie conjugale. Heureusement pour eux, et malheureusement pour l'humanité, des scientifiques ont joué avec leurs éprouvettes et déclenchés une épidémie de morts vivants cannibales. La fin du monde est la meilleure des thérapies..
Tout commence à Seattle, aux Etats-Unis. Une grande ville ce n'est pas l'idéal en cas d'épidémie. Nos héros sont donc obligés de prendre la route pour aller se perdre dans un patelin (où la situation n'est pas meilleurs, les zombies ne sont pas sectaires!). On a même le droit à une petite descente dans un casino typiquement américain, ( un bon moment de rigolades avec les mamies zombies accros aux machines à sous!). 
Susan et David sont vraiment un couple typique, avec toutes les petites phrases assassines et les coups bas qui vont biens. En même temps dès le départ on sent qu'ils sont attachés l'un à l'autre. Nos héros vont croiser pas mal de mondes, même si la plupart sont morts il y a quelques vivants. Amanda, la blonde décérébrée, William, le gourou machiavélique, Conrad, le plouc (c'est Susan et David qui le disent moi je me dédouane de toute responsabilité!). Un portrait intéressant de l'Amérique.
Une intrigue assez simple, les zombies attaquent. Point sympathique, si on peut dire, les morts vivants conservent pendant quelques minutes leurs facultés intellectuelle. Chose fort effrayante parce que normalement un zombie est insensible à la douleur mais bête. Alors s'il se mets à réfléchir, les vivants n'ont pas beaucoup de chances de survie. Sympathique aussi l'écriture sous forme d'un guide de conseils, à la fois sur la survie et sur l'entente matrimoniale. Quelques titres de chapitres m'ont bien fait sourire.
C'est un livre drôle, pas forcément le but premier d'un livre sur les zombies, qui respectent pas mal de codes du livre de morts - vivants. Il y a une suite je la lirai peut être.

4ème de couverture:
Sarah et David sont au bord du divorce et tentent une thérapie de couple. Mais en arrivant à leur rendez-vous, ils trouvent leur conseillère conjugale en train de dévorer les clients précédents. Certes, ces gens sont morts, mais ils pourraient avoir la décence de se comporter comme tels.
Sarah et David voulaient sauver leur mariage, maintenant ils doivent sauver leur peau. Avant, elle faisait des listes, maintenant elle laisse des morceaux de cervelle partout. Avant, il passait son temps à jouer à Resident Evil, maintenant ça lui sert!

La guerre de la faille tome 1 : Magicien de Raymond Feist



La guerre de la faille , tome 1 : Magicien de Raymond Feist
Nombre de pages:657
Auteur: Feist Raymond
Editions: Bragelonne
Challenges: PAL à 0, Baby challenge Fantasy
Genre Fantasy
Cette version comporte les chroniques de Krondor tome 1 et 2, à savoir Pug, l'apprenti et Milamber, le mage. Chacun des tomes est une partie de l'ouvrage.

Mon avis:
Voilà le début d'une grande saga de Fantasy. J'ai déjà lu des ouvrages de cet auteur et dans cet univers mais il est bon de se pencher sur la genèse. Cela permet de mieux appréhender des allusions faites dans d'autres livres.
L'univers est celui de Midkemia, monde moyenâgeux avec un système fortement féodal. Les connaissances scientifiques de l'époque ne permettent que de percevoir une part infime de l'ensemble de la planète. L'intrigue porte essentiellement sur la rencontre de deux mondes bien différents. Seulement l'agresseur ne vient pas de l'autre ôté de l'océan mais de l'autre côté de l'univers. En parallèle de l'évolution du conflit on suit un certain nombre de personnages qui ont vu leur destinée modifiée par cette guerre. Le personnage principal est Pug, même si des personnages secondaires sont très importants comme Tomas ou Arutha.
Comme dit ci-dessus Midkemia est un monde peu vaste, on y trouve le Royaume, (pas besoin  d'aller chercher très loin pour en connaître le système politique), les cités libres et l'empire de Kesh. En face on trouve Tsuruanani, (excusez l'orthographe incertaine!). C'est un monde beaucoup plus complexe, avec un régime politique bien particulier et excessivement complexe. La magie y est fortement présente et constitue un contre pouvoir d'importance. Elle est l'agresseur de Midkemia par le biais d'une faille spatio temporelle.Les deux mondes s'opposent au niveau climat, culture et richesses. Leur population n'est pas identique, même si l'on rencontre des humains sur les deux. Ainsi Midkemia est plutôt doté d'une population empruntant à nos légendes, (de façon assez fidèles de plus), nains, elfes, dragons, gobelins, trolls, etc. Du côté de Tsuruanani, la population est plus exotique, comme les thuls, (sorte de centaure), les soldats fourmis, (pas retenu le nom je suis impardonnable).
Pug est le personnage principal. Il s'agit ici de son enfance et de son adolescence, c'est un personnage récurrent que l'on retrouve dans beaucoup d'autre ouvrages de Feist. Il est orphelin. Dés le départ il y a un mystère sur sa naissance car on ignore l'identité de ses parents. Très vite on se rends compte qu'il est différent, il a un grand potentiel magique mais ne parvient pas à s'en servir malgré tous les efforts de son maître Kulgan. Pug est particulièrement coriace. Il affronte ses ennuis, même si pendant un moment je l'ai trouvé un peu abattu, un peu trop prêt à se contenter de son sort.
Tomas est le meilleur ami de Pug, presque un frère puisque Pug a été élevé par les parents de Tomas, au château de Crydee. Tomas rêve de devenir chevalier. Il est courageux et loyal. Il aura également à affronter de grands dangers, mais les plus redoutable ne seront pas les ennemis armés face à lui mais une force obscure blottie en son sein. On le retrouve également dans d'autres ouvrages et ce fut fort intéressant pour moi de le connaître "avant".
La famille de Crydee est composée de duc Borric, homme courageux avec un grand sens de l'honneur, Lyam, son fils aîné, Arutha, sombre mais plein de fougue, Carline, un peu gamine trop gâtée, on apprends à la découvrir et à l'apprécier au fil des pages. Autour d'eux évoluent Martin l'Archer, homme de la forêt mystérieux ami des elfes, Kulgan, le magicien du Duc, un bonhomme avec un grand coeur et de l'humour.
Chez les elfes à remarquer la reine Algarana, elle a un rôle important à jouer dans le destin de Tomas, qu'elle a beaucoup impressionné. Les elfes sont un peu la mémoire de Midkémia, ils se souviennent d'une époque lointaine où ils étaient proches des Moredhels et où régnaient les seigneurs dragons. C'est un peuple étrange avec beaucoup de pouvoirs mais qui vit un peu replié sur lui même.
Chez les nains, Dolgan, un grand guerrier, amateur de tabac et proche de Tomas. Il est un ami fidèle. J'ai aimé son humour et son courage.
Macros le noir, magicien de légende, dans un premier temps il n'apparaît qu'au travers de ouïe dire pour jouer u rôle beaucoup plus concret. C'est un personnage étrange et trouble, ses motivations ne sont pas toujours claires.
Laurie, saltimbanque, ami de Pug, esclave sur Tsurinuana. Il est drôle, charmant et assez chanceux, vu son incapacité à assimiler son statut d'esclave.
Il y a encore beaucoup d'autres personnages, avec des rôles importants. Cette multitude ne nuit pas à l'histoire ou à l'attachement que l'on peut porter à chacun. Ils sont tous bien travaillés avec des caractères bien trempés.
L'intrigue tourne autour du conflit entre l'agresseur (l'empire de Tsuruannani) et l'agresse (Midkemia). Ce conflit est le prétexte à des luttes internes dans les deux opposants. Cependant on devine une trame plus profonde, un plan d'ensemble ne se limitant pas aux petits mondes de Tsuruannani et de Midkemia.
J'aime beaucoup le style de Raymond Feist. A chaque fois je suis transportée dans son univers et il m'est difficile de m'en séparer. Il est l'un de mes auteurs de Fantasy préféré.
Ce tome permets de présenter tout un univers qui servira d'ancrage à de nombreuses histoires.   

4ème de couverture:
Pug, un jeune orphelin, vint un jour du royaume des Isles. Sur les terres de Krondor, il devint l'apprenti du maître magicien de la cour de Crydee. Lorsque éclata la Guerre de la Faille, comme tant d'autres innocents, il fut capturé et réduit en esclavage par les Tsurani, un étrange peuple de guerriers venu d'un autre monde. Là-bas, dans l'empire exotique de Kelewan, il obtint un nouveau nom : Milamber. Il apprit à dompter les pouvoirs inimaginables qui sommeillaient en lui et s'opposa à un ennemi maléfique, plus ancien que le temps lui-même. Magicien est l'histoire de cet homme. Le jour viendra où il détiendra le sort de deux mondes entre ses mains. 

Note: En version "poche" il est édité en 2 tomes chez J'ai Lu.
Premier tome: Les Chroniques de Krondor, tome 1 : Pug, l'apprenti
Deuxième tome: Les Chroniques de Krondor, tome 2 : Milamber le mage

Mercy thompson, tome 1 : L'appel de la lune de Patricia Briggs



Mercy Thompson, tome 1 : L'appel de la lune de Patricia Briggs
Nombre de pages : 374
Auteur: Briggs Patricia
Editions: Milady
Challenges : PAL à 0, Big Challenge n°31
Genre : Urban Fantasy

Mon avis:
Mercy Thompson est garagiste et changeuse. Un jeune loup garou effrayé et perdu trouve refuge au près d'elle. Lorsque celui-ci est assassiné et la fille de l'alpha du coin kidnappée, elle se jette la tête la première dans les ennuis.
L'aventure se passe au Etats -Unis. D'abord dans un lieu très urbain, Tri-cities, qui comme son nom l'indique regroupe trois grosses villes. Des kilomètres de rues obscures, d'immeubles, de terrains vagues.Les Tri-cities sont proche de la réserve de Walla-walla.Il ne s'agit pas d'une réserve pour indiens mais pour les Faës. Mercedes, quant à elle, vit dans une caravane qui longe la somptueuse propriété de l'alpha du coin. L'aventure va également nous conduire dans le Montana, dans une petite bourgade entourée par la forêt. Il s'agit d'une ville unique en son genre puisqu'elle est le domaine des loups garous, ils y vivent à la lumière du monde.
Mercedes Thompson, dite Mercy, est le personnage principal de cette série, (évident vu qu'elle porte son nom!). Elle a été élevé par des loups garous après que sa mère naturelle est découvert sa capacité à se changer en coyote. Elle tient cette particularité de son père, d'origine indienne. Les changeurs sont rares et il y a beaucoup de mystères autour d'eux et donc de Mercy. Dans ce tome on commence juste à lever le voile. Mercy a un sacré tempérament. Elle tient tête même si ce n'est pas toujours évident ou prudent. Véritable bourreau des coeurs elle est assailli par quelques prétendants , plutôt appétissants. Elle ne semble même pas se rendre compte de l'effet qu'elle produit. Cela ne la rend que plus charmante.
Son voisin, Adam, est l'alpha du coin. C'est à dire le loup garou dominant. Il a un caractère de cochon. Mais de suite il y a quand même quelque chose qui le rend un brin sympathique. Et ce sentiment va en s'accentuant au fil des pages. On en apprend plus sur son passé (soldat au Vietnam) et sur lui. Il est un bon père d'une fille de quinze un brin délurée, Jesse. La fin laisse présager beaucoup de bonnes choses pour la suite.
Le triangle amoureux se referme avec Samuel, fils de Bran, le Marrock, (grand chef de tous les loups garous des Etats Unis). Il est l'amour de jeunesse de Mercy. Il a un peu le look et le comportement d'un ado, mais il ne faut pas se tromper sous cette apparence feinte se cache de nombreuses blessures. J'aime bien son côté taquin.
Autour de ces trois là gravite un électron libre qui pourrait bien transformé un triangle en carré. Attention à ce stade il ne s'agit que d'une supposition de ma part, mais je l'ai trouvé tellement investi... Ce trublion est Stefen, un vampire. On découvre par son intermédiaire le monde de ses créatures de la nuit. Les vampires ici ne sont pas forcément gentils et ont des moeurs quelque peu particulière.
On trouve aussi Jack, un flic sous couverture. Je trouve sa capacité à se déguiser suspecte. Il n'en pince pas pour Mercy mais est un bon ami à elle.
Zee est l'ancien propriétaire du garage de Mercy et un Faës. Cette série en effet ne se contente pas des créatures telles que les lycan ou vampires mais se plonge aussi dans toutes les vieilles légendes celtiques. Zee est un gremlin, un Faë avec une affinité avec le métal et non un proche cousin de Guizmo, (pour ceux qui ne comprenne pas l'allusion c'est que vous êtes trop jeune, et ça me file un gros coup de vieux!). Il a une apparence assez débonnaire mais deux ou trois sous-entendus nous laisse comprendre qu'il est loin d'être inoffensif.
Il y a une foule d'autres personnages, je me suis contenté de décrire mes chouchous.
L'intrigue est bien menée. Vous avez d'abord le contexte.En raison des progrès techniques certaines créatures mythiques ont été obligés de révéler leur existence au monde. Pour l'instant les loups garous sont encore dans l'ombre.
L'arrivée d'un jeune loup apeuré va d'abord amener à penser qu'il s'agirait d'un complot. Tout se complique avec l'enlèvement de Jesse. L'histoire est intéressante car pas évidente. On ne se rends compte de toutes les ramifications qu'à la toute fin.Et encore, je pense que certains points n'ont pas été évoqués et seront développés dans les tomes suivants , (les hommes gris, complot chez les vampires,...).
Cette intrigue quelque peu sanglante est joliment empaqueté dans une histoire d'amour ...Le tout est de réussir à en connaître les protagonistes!
J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur. Ca se lit tout seul et les références au Folklore donne une autre saveur à cet ouvrage d'Urban Fantasy

4ème de couverture:
" Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. " 
En effet, Mercy Thompson n'est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, c'est une dure à cuire qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n'est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d'une bande de loups-garous, le minibus qu'elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d'enlèvement...

Incarceron de Catherine Fisher



Incarceron de Catherine Fisher
Nombre de pages: 498
Auteur: Fisher Catherine
Editions: Pocket
Genres: Jeunesse, Fantasy

Mon avis:
C'est l'histoire d'une rencontre entre deux destins que tout opposent. Finn est prisonnier au coeur d'Incarceron, Claudia est la fille du Directeur, promise à un destin royal. Mais le hasard va leur permettre de se rencontrer chacun cherchant à s'échapper, qui de sa prison, qui d'un mariage arrangé. Et tout cela sur fond d'intrigues politiques.
L'histoire se déroule en deux lieux fortement différents. Tout d'abord Incarceron, prison intelligente construite au lendemain d'une guerre. C'est un lieu mystérieux, sombre, torturé, pleins de tours et détours, mais aussi d'endroits étranges et quelque part merveilleux. On y découvre une faune et une flore bigarrées. Le deuxième lieu n'est connu que comme "l'extérieur", en opposition à Incarceron. Il s'agit d'un monde classique, si ce n'est une hypocrisie étrange qui a tout bloqué au XVIIIème siècle. Mais très vite on se rends compte que cette dictature temporelle ne s'impose pleinement que pour les petites gens. Les plus fortunés peuvent profiter de tous les avantages de la modernité mais de façon clandestine. Pour la galerie ils doivent suivre "le protocole". Il s'agit d'une monarchie dirigée par une reine bien mystérieuse. On trouve une opposition politique, mais on se rends compte que la situation est loin d'être simple. L'extérieur paraît bien banal au regard d'Incarceron. Ici aussi il s'agit d'une prison mais de l'esprit, qui oblige à rester figé éternellement dans un mode de pensées archaïques.Chacun des habitants d'un monde se leurrent sur l'autre, en le considérant comme paradisiaque.
On suit deux personnages différents avec des intrigues parallèles qui finissent par se rejoindre. Il y a tout d'abord Finn, jeune homme au passé trouble, amnésique et aux visions prophétiques. Il est courageux et loyal. Autour de lui gravite un certain nombre de personnages secondaires. Keiro, son frère de sang. Il est un peu roublard, trouble et cache un sombre secret. On doute regulièrement de lui. Il y a aussi Gildas, le sapienti. Il croît aux visions de Finn, espérant fuir Incarceron sur les traces de Saphique, le seul prisonnier qui soit parvenu à fuir. Au cours de leur périple ils vont être rejoint par Atti, une jeune fille intelligente et qui s'attache immédiatement à Finn.
On suit également Claudia. Elle est la fille du directeur et en tant que telle elle joue un rôle particulièrement ingrat. Sa vie n'est qu'une comédie, ou plutôt une tragédie. Pourtant elle cherche désespérément à échapper à son destin. Elle s'oppose en cela à son père, John Arlex. Celui-ci est un personnage froid, hautain. Il possède le mystère de la prison et le garde jalousement. Il nourrit également de grands projets pour sa fille. Il est un personnage très antipathique. Claudia est heureusement épaulée par Jared, un sapient. Malheureusement ce dernier est gravement malade, ce qui laisse plané un sombre nuage sur son devenir. Il est le seul à connaître la vraie Claudia, par delà le masque de la jeune fille froide et méprisante. Claudia s'oppose à son père mais aussi à la reine Sia, qu'elle soupçonne d'avoir assassiner l'héritier légitime du trône, Gilles.
Enfin un personnage un peu à part, Incarceron. Car en plus d'être le lieu de l'intrigue elle est également un personnage à part entière. La prison, conçue d'abord comme un être doué d'intelligence appliquant la justice dans un monde utopique, a été pervertie et se révèle être une créature cruelle et totalitaire. Plus on en découvre sur elle plus on est horrifié. En même temps, vers la fin on découvre une autre facette de sa personnalité. Elle est vulnérable parce qu'elle a conscience de ses limites.
L'intrigue est bien ficelée. L'auteur nous dévoile très vite un mystère pour en laisser dans l'ombre quelques uns. Ce premier tome présente les personnages et l'ambiance général ainsi que les différentes problématiques de ces deux mondes. En effet tout fini sans qu'il y ait vraiment de réponses sur la fin d'Incarceron ou sur la rigidité temporelle de cette société. Il reste également le mystère des origines de la reine.
Le style de l'auteur est simple et vivant. On alterne les points de vue passant de Claudia à Finn, reste à savoir si cet aspect sera conservé dans la suite. Chaque chapitre est agrémenté d'archives , soit de la légende de Sapphique, soit des premiers habitants d'Incarceron ou du roi qui par décret à figer ce monde au XVIIIème siècle.

4ème de couverture:
Incarceron, une prison à nulle autre pareille : elle décide qui doit vivre... et qui doit mourir.
Rien ne peut lui échapper
Finn est prisonnier d'Incarceron, un univers pénitentiaire plein de dangers, de trahisons et de menaces. Il tente par tous les moyens de s'évader.
Claudia, la fille du directeur d'Incarceron, vit à l'Extérieur, dans un royaume figé au XVIIIe siècle. Piégée par une existence qu'elle n'a pas choisie, elle cherche à percer les mystères de la Prison.
Un jour Finn et Claudia trouvent une clé, qui permet à chacun de communiquer avec l'autre. Alors surgit un espoir, la possibilité d'échapper à un destin tout tracé dont ils ne veulent pas. 


samedi 25 août 2012

Darling Lilly de Michael Connelly

Nombre de pages:441
Auteur: Connelly Michael
Editions : Points
Genre: Policier
Partenariat avec le site Livraddict et les éditions Points

Merci à Livraddict et aux édition du Points pour cette lecture.

4ème de couverture:
Brillant scientifique, chef d'entreprise, le Californien Henry Pierce se sépare de sa petite amie. Il change d'appartement et de numéro de téléphone, mais reçoit désormais des appels étranges. Ces hommes veulent parler à Lilly, une call-girl. L'affaire prend un vilain tour lorsque Henry est tabassé par deux voyous. Qui se cache derrière cette histoire et pourquoi lui en veut-on à ce point?

Mon avis:
On suit le minutieux travail d'enquête d'Henry Pierce. Un évènement de son passé le pousse à s'intéresser au sort de Lilly. Il ressent que quelque chose de redoutable s'est produit. Seulement son obsession pour cette disparition prend un tour étrange quand il devient suspect.
 L'histoire se déroule à Los Angeles dans ses quartiers chics comme dans ses lieux de débouche. Le laboratoire d'Amadeo Technologie est un bijou de modernité et de paranoïa. A l'inverse les immeubles où se trouvent les appartements des filles sont sordides. Pas dans le sens d'insalubre mais dans le fait qu'il s'agisse de lieux déshumanisés où le pire se passe. On navigue en compagnie de Pierce dans tous ces lieux à la recherche de la mystérieuse Lilly.
Henry Pierce est un personnage facilement attachant. Il a un côté sauveur de l'humanité. A une autre époque il aurait été un chevalier revêtu de son armure d'or sur son fier destrier volant au secours de la pucelle en détresse... De nos jours il cherche à secourir par tous les moyens des prostituées. Il est intelligent mais humain. On le découvre assez vite marqué par son passé, bien que l'ampleur du traumatisme n'apparaisse qu'en toute fin d'ouvrage. C'est un vrai scientifique, dans le sens que très vite il rationalise, teste. 
Lilly Quilan est un personnage intéressant. Elle est l'objet de la quête de Pierce. Même si elle n'intervient jamais directement en tant que personne on en apprend beaucoup sur elle, et quelque part on désire aussi la retrouver. 
Robyn, partenaire de Lilly, prostituée , elle va "aider" Henry. C'est un personnage complexe. Elle intervient beaucoup dans le déroulement de l'histoire mais là encore on ne prends la mesure du personnage qu'à la fin du roman. 
L'inspecteur Renner est un flic efficace aux méthodes un peu abruptes. Même s'il fait fusse route il le fait avec panache. De plus il est difficile de lui reprocher de croire à la culpabilité de Pierce car tout est contre lui.
Zeller est un ami de faculté de Pierce et un hacker. Personnage peu sympathique, en tout cas pour moi. Il a un peu le genre "vieux beau". Il va lui aussi "aider" Henry dans son enquête.
La recherche de Lilly est loin d'être une chose simple. Pourtant cette intrigue commence en douceur: un numéro attribué par erreur. La curiosité qui pousse Henry à savoir pourquoi il a le numéro d'une call-girl et qu'est devenue celle-ci. Puis très vite l'histoire s'emballe. Il ne s'agit plus de retrouver une personne mais de sauver sa peau puis de prouver son innocence. La fin est surprenante et tout le talent de l'auteur est là. Il nous amène à une issue qu'il était impossible de prévoir une dizaine de pages avant.
Connelly a un style très agréable à lire. J'ai un peu peinée avec les descriptions scientifiques mais ça vient plus de mon inculture en matière d'ordinateur que de l'auteur. On dévore les pages avec entrain

mercredi 15 août 2012

Chronique des vampires , tome 1 : Entretien avec un vampire d'Anne Rice



Chronique des vampires , tome 1 : Entretien avec un vampire d'Anne Rice
Nombre de pages: 444
Auteur: Rice Anne
Editions: Pocket
Challenges: Prochaine lecture de sa PAL choisie par Grizelda , Big challenge n°95
Genres: Fantastique, Thriller

Mon avis:
Avant de lire le livre, j'avais vu l'adaptation cinématographique qui m'avait déjà plu. Les vampires ont fasciné le public bien avant Twilight. Anne Rice colle assez au mythe du vampire tel qu'on le connaît. Au cours d'un entretien avec un jeune journaliste , un vampire va raconter sa naissance et son existence dans la peau d'une créature de la nuit.
Le lieu: L'histoire est divisée en quatre grandes parties. La première se situe à la Nouvelle Orléans et dans ses alentours, la deuxième en Europe de l'Est, la troisième à Paris et la dernière signe le retour à la Nouvelle Orléans. On découvre les lieux par les yeux du narrateur, Louis. Les descriptions sont assez vivantes, à partir de la transformation de Louis, les décors ne sont que nocturnes et du coup donne une ambiance étrange aux lieux. Louis étant un jeune homme fortuné, il nous offre plus souvent une vision d'une société priviliégée que des bas fonds, même si ceux ci sont souvent le terrain de chasse des vampires.
Les personnages: Trois personnages principaux. Le premier est sans nul doute Louis, le narrateur. Jeune homme torturé par la mort de son jeune frère, il fait un vampire bien étrange. Il a une sensibilité exacerbé et semble se complaire dans une sorte de mélancolie. Il apparaît aux yeux des autres vampires comme faible, en effet il culpabilise énormément au sujet des humains.
 Il a été créé par Lestat. Ce dernier est plus fidèle à l'image du vampire. Il est cruel, meurtrier. Il semble dépourvu de toute morale, et pourtant attaché à Louis d'une manière un peu trouble. Il ne semble porté que par ses désirs. Il reste assez mystérieux jusqu'au bout. On ignore beaucoup de choses sur lui, par qui il a été fait, d'où il vient.
 Claudia est le seule personnage féminin ayant un rôle important. On la voit évoluer de petite fille à une femme contrainte et désabusée. A l'image de Lestat elle apparaît comme cruelle et manipulatrice. Elle est aussi très attaché à Louis.
Armand est un personnage qui apparaît beaucoup plus tardivement. Il est un élément déclencheur de par son attachement excessif à Louis. 
En rédigeant cette chronique je me rends compte que tout le monde est raide dingue de Louis. Comme il est le narrateur , on peut peut-être le soupçonner de manquer d'objectivité. Ou alors il est vraiment irrésistible...
L'intrigue: Toute sa vie, qui est fort longue, Louis est à la recherche du sens de son existence. Il en aurait sans doute été de même s'il était resté humain, mais ici cette recherche prends une autre perspective au regard de l'humanité. Il ne peut se contenter "d'être" à l'instar des autres vampires. On découvre vite que la vie éternelle n'est pas forcément une sinécure. Cela peut même être l'enfer. Au cours de leur voyage, ils vont même faire la connaissance de vampires qui ont perdu toute conscience humaine. A l'inverse on découvre des spécimens incapables de s'adapter aux changements. Le récit tourne également beaucoup autour de la notion d'amour. On est très loin de la notion romantique de ce sentiment. Ici les sentiments m'ont mises assez mal à l'aise, je les ai trouvé "salis", dénaturés. J'ai par contre beaucoup apprécié cette description sans fard de la condition de vampire.

4ème de couverture:
De nos jours, à la Nouvelle Orléans un jeune homme a été convoqué dans l'obscurité d'une chambre d'hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Comme l'interviewer, nous nous laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde sensuel et terrifiant où l'atroce le dispute au sublime. Véritable livre culte, premier volet des incontournables Chroniques des vampires, Entretien avec un vampire renouvelle totalement l'un des mythes les plus riches et les plus ambigus du fantastique.    

17 lunes de Kami Garci et Margareth Stohl



17 lunes de Kami Garcia et Margareth Stohl
Nombre de pages: 567
Auteurs: Garcia Kami et Stohl Margareth
Editions: Blackmoon
Genre: Jeunesse et Fantastique

Mon avis:
Deuxième tome d'une série de trois, 17 lunes est la suite logique de 16 lunes
Petit résumé de 16 lunes:
Ethan Wate est un jeune homme qui vit à Gatlin, bourgade de Caroline du sud. Il vient de perdre sa mère et rêve d'une mystérieuse jeune fille tout en entendant une chanson intitulée 16 lunes. La jeune fille en question s'appelle Léna et arrive à Gatlin. Elle est une enchanteresse frappée de malédiction. Lors de ses 16 ans, ou seizième lune d'enchanteur, elle devra se vouer aux Ténèbres ou à la Lumière. Son choix ne sera pas sans conséquence car il entraînera la mort de la moitié de sa famille. Il s'avère que Léna et Ethan sont liés et que la seizième lune passe sans qu'il y ait hécatombe. Pour autant l'aventure continue avec une nouvelle chanson: 17 lunes.
17 lunes se passe toujours principalement à Gatlin, mais aussi dans le monde des enchanteurs par le biais des tunnels, ainsi qu'un lieu mythique appelé "La Grande Barrière", (ce qui m'a fait tout de suite penser à la grande barrière de corail. Le monde des enchanteurs est un lieu en dehors du temps et de l'espace, il n'obéit pas aux mêmes règles. Il est à la fois un lieu d'émerveillement et d'horreur. 
On retrouve tout naturellement Ethan, il est toujours le narrateur. Donc forcément on découvre tout par le bout de sa lorgnette. Il est toujours aussi amoureux de Léna , mais sa relation déjà peu simple, (il peut littéralement mourir d'amour!), se complique encore avec une Léna qui s'éloigne et s'attache à des personnes peu fréquentables. Ce tome est l'occasion d'en découvrir un peu plus sur lui, sur ce qu'il est.
Léna, même si elle tient toujours le destin du monde dans ses mains, apparaît comme plus effacée. Elle semble prendre la mauvaise voie mais plus comme un spectre que comme la Léna du tome 1. Le principe de la narration ne permets pas de bien appréhender son état d'esprit. Ces choix m'ont souvent paru incohérents, tout comme à Ethan.
Amma a ici un rôle beaucoup plus important même si elle n'intervient que plus ponctuellement. On découvre ses pouvoirs ainsi que ses relations avec les enchanteurs.
Link m'est très sympathique. Il est un garçon généreux, drôle mais peu réfléchi. J'ai apprécié sa loyauté vis à vis d'Ethan et son attirance pour Ridley, surtout la façon dont il résiste à la tentation.
Ridley est vraiment un personnage complexe. Elle est normalement vouée au Mal, mais elle s'avère un sujet plutôt maladroit en raison d'un attachement, (bien compréhensible!), à Link. On lui découvre aussi beaucoup d'humour et une certaine force de caractère.
D'autres personnages du tome 1 refont surface. Leur rôle est assez important mais leur intervention reste sporadique, même si pour certains elle ne manque pas de piment.
Par contre on découvre trois nouveaux personnages. Et je pense que deux d'entre eu auront un rôle très important dans le tome 3. Liv est une jeune anglais , apprentie bibliothécaire, pleine d'humour et de ressources. Elle s'attache au mauvais garçon , au mauvais moment. John Reed fait son apparition au début du livre. Il est d'office très mystérieux. Mystère qui sera levé au gré de la lecture. On sent qu'il est loin d'être du côté du bien malgré se pupilles vertes, (signe de lumière chez les enchanteurs). Il se rapproche de Léna avec une influence totalement désastreuse. Enfin même si physiquement il est peu présent, ce personnage est fortement important. Il s'agit d'Abraham Ravenwood, le patriarche. Il est à l'origine de la malédiction des Ravenwood et représente le mal absolu. On le découvre , ainsi que ses relations avec Sarafine, la mère de Léna, et Hunting, le frère de Macon. La fin du roman laisse présager de son rôle dans le prochain tome.
Tout tourne encore une fois autour de l'accomplissement de la destinée de Léna. Beaucoup d'autres choses entrent cependant en ligne de compte. Tout d'abord le rôle d'Ethan, pas seulement à lié à son ascendant du même nom, mais à sa qualité même. Il reste jute à savoir s'il est vraiment lié à Léna ou à un autre membre du monde des enchanteurs. On découvre aussi la malédiction qui touche les Ravenwood, ainsi que les relations entre Lila et Macon. Le travail de leurs recherches portant sur le rapprochement des mortels et des enchanteurs cela laisse un peu d'espoir pour la suite. Tout finit sur la chanson 18 lunes, qui je croie est le dernier tome.
Le styles des auteurs est particulièrement vivant. On ne s'ennuie pas. Par contre la narration du seul point de vue d'Ethan laisse des pans entiers de l'histoire dans l'ombre.

4ème de couverture:
Je n'aurai jamais imaginé que Léna pourrait me fuir ou me cacher des choses. Qu'un jour arriverait où nous ne nous comprendrions plus. Mon statut de Mortel m'interdisait l'accès au monde des Enchanteurs, mais était-ce une raison pour rompre tout lien?
Après le désastre du seizième anniversaire de Léna, j'avais pensé que l'aimer et la soutenir suffiraient. Mais il fallait croire que je m'étais trompé. Et que notre amour, indestructible hier, était à présent voué à l'échec...  

Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini, de Katarina Mazetti



Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini de Katarina Mazetti
Nombre de pages: 203
Auteur: Mazetti Katarina
Editions: Gaïa

Mon avis:
Petit livre jeunesse bien plaisant qui nous conte l'histoire de Linnea, dix sept ans, suédoise, qui vient de perdre sa meilleure amie Pia. Cette perte fait l'objet d'un premier roman "Entre Dieu et moi, c'est fini", que je n'ai pas lu, fidèle à ma tradition de ne pas pouvoir prendre des tomes dans l'ordre, (beaucoup trop conventionnel pour moi!). L'absence de prise de connaissance du premier tome ne nuit aucunement à la compréhension de cet opus. Certes la perte de son amie a un impact sur le récit, mais il tourne surtout autour des relations entre personne et de la confiance, voir naïveté! La rencontre avec sieur Loup n'est qu'une partie de l'histoire. En effet , Linnea commence par nous raconter sa vie dans son charmant patelin suédois avec ses deux amies, avec qui elle s'est liée après le suicide de Pia. Elles sont un peu bizarres, entre la cleptomane et l'apprentie sorcière. 
Linnea est une adolescente typique qui prend les mauvaises décisions. Bon d'accord elle ne prends que les mauvaises décisions, mais elle a une certaine fraîcheur qui donne à l'histoire un petit plus. Racontée de son point de vue, le récit est intimiste, on a envie de lui donner des conseils, de la consoler, de la houspiller. Pourtant face à toutes les péripéties qui lui tombent dessus elle a du répondant, et ne se laisse pas abattre. J'admire la patience et la tolérance de sa mère, je ne suis pas sure qu'à sa place j'aurai aussi bien pris les choses. En fait je sais que je les aurai mal prise, (soyons honnêtes!). Le loup est vraiment un méchant loup, mais vu de l'extérieur ça se voit comme le nez au milieu du visage. Il est la suite logique de l'aventure de Linnea avec  ses amies et le prétexte au voyage qui va suivre. J'ai beaucoup aimé Knotte le petit frère de Linnea, il est très attendrissant, tout comme sa grand mère un peu exentrique. L'aventure reste à la fois gentille et pourtant elle nous présente aussi une image contrastée de la société. Ceux qui ont le plus ne sont pas les plus généreux. 
Petit plus de l'ouvrage des éditions Gaïa, les pages sont roses. Il paraît que c'est pour faciliter la lecture, une façon de se donner bonne conscience pour cette petit coquetterie. 

4ème de couverture:
Linnea, dix-sept ans, ne s'est pas vraiment remise du suicide de Pia, sa meilleure amie. Elle a bien essayé de se faire de nouvelles copines, mais entre celle qui la suit comme un labrador et celle qui joue la star partout où elle passe, ce n'est pas très brillant. Linnea cherche sa place. Elle cherche le sens de la vie, aussi. Et obtient finalement quelques réponses pas idiotes du tout, en questionnant tout le monde et n'importe qui, genre son petit frère: "C'est comme un film, tant qu'on n'a pas vu la fin, on ne peut pas savoir de quoi ça parle. Si?"
Alors elle envoie tout balader, grâce à sa grand mère qui lui file un paquet d'argent. Linnea décide de partir en voyage. A la gare de Stockholm elle croise la route de Mark. Un de ces mecs qui bouleversent votre itinéraire. Un de ces loups face auxquels on devient Petit Chaperon rouge.

mardi 14 août 2012

Ramsès, tome 1, le fils de la lumière de Christian Jacq


Ramses, Tome 1 : Le fils de la lumière de Christian Jacq
Nombre de pages: 441
Auteur: Jacq Christian
Editions: Pocket
Challenge: PAL à 0
Genre: Historique, romance

Mon avis:
J'ai toujours été passionnée par l'Egypte, cette civilisation qui a laissé tant de monuments incroyables. J'ai déjà lu pas mal d'ouvrages de Christian Jacq, j'aime sa façon de faire revivre cette époque.
La série des Ramses est consacré au Pharaon Ramses, comme son nom l'indique. On le découvre dans son intimité. Ce premier tome est consacré à la jeunesse de Ramses, avant son sacrement. On découvre qu'il n'était a priori pas destiné à régner. On découvre également les traditions de l'Egypte pharaonique quant à la transmission du pouvoir.
Le récit nous fait visiter l'ensemble de l'Egypte du Nil au désert. On la découvre au détour des rituels accomplis par le pharaon Séthi, père de Ramses. Les monuments ont une grande importance dans la liturgie pharaonique. On découvre également tout un pan de la politique étrangère et intérieur des pharaons. Maîtres d'un empire ils devaient cohabiter avec des voisins pas toujours amicaux. Avec l'arrivée des grecs il y a une confrontation entre deux philosophies de vie que tout oppose. On retrouve dans cette série des lieux évoqués dans d'autres ouvrages de Christian Jacq, notamment Abydos, grand lieu de culte, Menphis ou encore "la place de vérité".
Beaucoup de personnages dans ce premier opus. Certains sont connus comme Ménélas, Moïse, Homère. D'autres, bien que non illustres, jouent un rôle important dans l'histoire, comme Chénar le frère de Ramses, ou Iset, la maîtresse du futur pharaon. Le personnage principal reste le jeune Ramses. On le voit évoluer au travers de l'enseignement de son père. J'ai trouvé chez lui une certaine innocence, une trop grande confiance dans la nature humaine. Il est également très humble, courageux et généreux.
Ce premier tome présente les protagonistes mais mets aussi en place un ensemble de complots, une énorme toile d'araignée qui semble emprisonné Ramses. Même si par la connaissance de l'Histoire je sais qu'il a été couronné e qu'il a régné j'ai du mal à voir comment il va pouvoir se dépêtrer de tous ces ennuis.
J'aime beaucoup le style de Christian Jacq, je me répètes. Il est simple et vivant et même si après la lecture d'un de ses romans je ne suis pas une spécialiste, j'ai l'impression de m'être cultivée. Je n'ai pas la naïveté de penser que tout est réel, mais comme je ne me destine pas à devenir professeur d'histoire ou Egyptologue je pense être à même d'accepter deux ou trois contre vérités comme étant réelles sans trop me poser de question. En tout cas ces ouvrages m'ont toujours donné envie de prendre un avion direction Le caire pour voir les merveilles de l'Egypte.

4ème de couverture:
Ramses. Son nom incarne l'éclat et la puissance de la civilisation pharaonique.Fils du soleil et du dieu vivant, il a régné pendant plus de soixante ans et a porté l'Egypte à un degré de grandeur jamais atteint dans l'Histoire. Pour l'heure, l'enfant-dieu n'a que quatorze ans. Comment succédera-t-il au pharaon Séthi, son père? Quelles seront les épreuves surprenantes de son initiation secrète? Saura-t-il choisir entre Iset la Belle et la mystérieuse Nefertari? Dans sa marche vers le trône, Ramses ne peut compter que sur de rares amis : Améni, le scribe, Sétaou, le charmeur de serpents, et Moïse, son condisciple hébreu.

dimanche 5 août 2012

In Tenebris de Maxime Chattam


In Tenebris de Maxime Chattam
Nombre de pages: 599
Auteur: Chattam Maxime
Editions: Pocket
Lecture commune du 8 août 2012 organisée par Samlor
Genre: Thriller

Mon avis:
Ce tome suit "l'âme du mal", il se situe à peu près un an après la fin du tome. On retrouve l'inspecteur Annabelle O'Donnell de New York. Elle est appelée par son collègue Jack Thayer auprès d'une femme manifestement victime d'un enlèvement. Divisé en grandes parties le livre nous plonge lentement mais sûrement dans l'horreur la plus indescriptible.Même si l'aventure commence avec Annabelle ,l'âme du mal concernait Joshua Brolin que l'on retrouve plus tard dans cet ouvrage.
On retrouve New york et ses abominables souterrains mais on explore également d'autres états américains plus "ruraux". Preuve que le Mal ne sévit pas que dans les grandes villes, même s'il y est bien représenté. Je me suis demandée si le chemin pris par l'enquête d'Annabelle et Joshua allait recouper celui pris par l'enquête de Brady dans la promesse des Ténèbres. Par curiosité j'aimerai savoir si les souterrains de New york ressemblent réellement à la description qu'en fait Chattam. Nous avons aussi le droit à une petite leçon d'histoire sur le trafic ferroviaire aux États-Unis, ce qui ne manque pas d'intérêt.
J'ai eu plaisir à retrouver Annabelle, je l'avais trouvé quasi inexistante dans la promesse des ténèbres et ce fut pour moi une vrai découverte du personnage. J'ai aimé son courage et sa sensibilité. Elle a une façon d'appréhender l'affaire très intéressante. On retrouve également un autre personnage phare de Chattam, Joshua Brolin. Il apparaît comme marqué par son passé. Brolin est chargé ici de retrouver une jeune femme, Rachel. Son affaire rejoint celle d'Annabelle lorsque les photos trouvées chez un meurtrier sont publiées dans les journaux. Rachel est sur l'une d'elle. Annabelle et Joshua vont alors collaborer. Leur relation est un peu plus complexe qu'une simple relation de travail. Annabelle est toujours marquée par la disparition de son mari, (explicitée dans la promesse des Ténèbres), on se demande si une aventure amoureuse est possible entre les deux héros. On retrouve également Jack Thayer, qui m'est encore moins sympathique que dans la promesse des ténèbres. Les autres personnages sont également bien exploités et sont tous importants à un degré ou un autre.
L'intrigue est complexe. On commence par quelque chose de simple, (enlèvements avec tortures et meurtres), terrible mais avec un coupable bien identifié et facilement apréhendable. Après tout dégénère assez vite, on découvre que ce premier criminel n'est que l'arbre qui cachait la forêt. Au fil du récit l'intrigue devient de plus en plus complexe avec des ramifications assez incroyables. On finit sur un dernier rebondissement, ou plutôt sur deux rebondissements, l'identité de Caliban et la nature du culte qu'il a créé.
Le style de Chattam est toujours aussi sombre. Il nous décrit la noirceur humaine mais critique également notre société qui engendre ces monstres. Même au niveau de ses personnages principaux il brouillent légèrement les pistes. Ses héros ne sont pas tout blanc, ils ont en eux une part d'ombres non négligeables. Au niveau de l'écriture, Chattam alterne les points de vue, on passe de celui des enquêteurs, au criminel, aux victimes. Cela rend l'ambiance encore plus angoissante. J'ai eut l'impression d'entendre le tic-tac d'un compte à rebours funeste du début à la fin de la lecture.

4ème de couverture:
Chaque année, des dizaines de personnes disparaissent à New York dans des circonstances étranges. La plupart d'entre elles ne sont jamais retrouvées. Julia, elle, est découverte vivante, scalpée, et prétend s'être enfuie de l'Enfer. On pourrait croire à un acte isolé s'il n'y avait ces photos, toutes ces photos...
Annabel O'Donnel, jeune détective à Brooklyn, prend l'enquête en main, aidée par Joshua Brolin, jeune spécialiste des tueurs en série. Quel monstre se cache dans les rues enneigées de la ville? Et si Julia avait raison, si c'était le diable lui-même? Ce mystère, ce rituel... Dans une atmosphère apocalyptique, Joshua et Annabel vont bientôt découvrir une porte, un passage... dans les ténèbres.

mercredi 1 août 2012

Anges et démons de Dan Brown


Anges et démons - Saga Robert Langdon de Dan Brown
Nombre de pages: 569
Auteur: Brown Dan
Editions: J.C Lattes
Lecture commune du 31 juillet 2012

Mon avis:
Enfin je lis le premier tome des aventures de Robert Langdon, après le Da Vinci Code et le symbole perdu je me penche donc sur Anges et démons.
Robert Langdon est spécialisé en symbologie. Il s'est intéressé notamment aux francs-maçons et aux Illuminatis, une secte ancienne anti-religieuse. Ils sont censés avoir disparus depuis une centaine d'années mais un cadavre est retrouvé au CERN avec une marque au fer rouge sans équivoque. Le directeur du Cern fait appel à Langdon pour retrouver le ou les meurtriers et ce qu'ils ont volé. Il sera assisté dans sa quête par la fille de la victime . Il s'avère que l'objet du délit est au Vatican et qu'il est une arme destructrice, de l'anti-matière. Manque de chance pour nos héros, le conclave pour élire un nouveau pape commence ce jour-là. Hasard? Non , début d'un plan incroyable que même les partisans de la théorie du complot n'aurait pu imaginer.
Si vous désirerez une visite au pas de course du Vatican et de Rome, c'est le bon livre!
Quelques petites agaceries, que je n'avais pas forcément relevé dans les deux autres opus. Tout d'abord les débuts de paragraphe au présent pour nous présentent un monument, une oeuvre. J'ai trouvé le système un peu lourd. Comme si un professeur mettait l'histoire sur pause pour m'instruire, (même si c'est nécessaire je n'aime pas m'en rendre compte!). Ensuite j'ai trouvé le sieur Langdon un brin timoré. Combien de fois a-t-il eu le réflexe de penser: "Non , c'est trop incroyable donc c'est impossible, point final", pour après se rendre compte que "bah si, en fait c'est possible, c'est même ça!".
Il est vrai par contre que l'intrigue est bien menée, j'ai bien aimé la fin, mais j'aurai souhaité en plus un petit chapitre plus ouvert qui aurait crédité la thèse d'un complot Illuminatis. Le personnage de l'assassin est par contre ,à mon goût, trop développé. Pour moi il n'est qu'une arme, avec une psychologie un peu limite, (Femmes pas bien!, Eglise pas bien!, Viol bien!, meurtres bien!). Et surtout où le cerveau l'a t-il trouvé!! J'ai beau chercher dans les pages jaunes, j'ai rien trouvé à "Assassin".
Comme toujours avec les ouvrages de Dan Brown, en tout cas ce qui parle d'histoire, je n'ai qu'une envie me ruer à Rome pour voir tous les lieux dont il parle avec le risque d'être déçue!

4ème de couverture:
Robert Langdon, le célèbre spécialiste de symbologie religieuse, est convoqué au CERN, en Suisse, pour déchiffrer un symbole gravé au fer rouge retrouvé sur le corps d'un éminent homme de science. Il s'agirait d'un crime commis par les Illuminati, une société secrète qui vient de ressurgir après une éclipse de quatre siècles et a juré d'anéantir l'Eglise catholique. Langdon ne dispose que de quelques heures pour sauver le Vatcican qu'une terrifiante bombe à retardement menace!  

Dix petits nègres d'Agatha Christie


Dix petits nègres d'Agatha Christie
Nombre de pages: 222
Auteur: Christie Agatha
Editions: Editions du Masque
Challenges: Big challenge, Challenge à vos nombres, Lecture commune  du 31 juillet 2012

Mon avis:
Même si je n'avais jamais lu d'Agatha Christie, (Oh sacrilèges!, Oh lectrice de pacotille!), je la connaissais de nom. Pas compliqué, elle est la reine du polar. Et une chose est sure, elle n'a pas usurpé son titre! Il y a certes bien une enquête mais chaque personnage est à la fois enquêteur, suspect et victime. Les dix personnages, (onze si on compte monsieur O'Nyme), sont tous antipathiques. L'auteur dévoile assez vite la noirceur de leur âme. Ils sont réunis tous les dix sur une île mystérieuse, avec une comptine et dix petites figurines. Le premier crime a lieu assez vite, les autres s'enchaînent avec une rapidité confondante et suivent à la lettre près la macabre comptine.
Le dernier chapitre nous laisse la mâchoire pendante , il faut lire l'épilogue pour tout comprendre. Je ne suis même pas sure d'avoir laissé passer des indices! Le style d'Agatha Christie est clair, percutant. Elle ne laisse rien au hasard. Tout se conjugue ici pour monter l'angoisse à son paroxysme. Une île hostile, la tempête, les autochtones un peu étranges, les convives criminels... J'en ai des sueurs froides rien que d'y repenser. Une petite question me trotte dans la tête, le coupable est-il à condamner ou pas?

4ème de couverture:
Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l'Île du Nègre, invités par un mystérieux M. Owen, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagés, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l'élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s'élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s'étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette dispara9i. Et les mort se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l'île, parmi les convives?

Anita Blake, tome 2: Le cadavre rieur de Laurell K Hamilton


Anita Blake, tome 2: Le cadavre rieur de Laurell K Hamilton
Nombre de pages: 373
Auteur: Hamilton Laurell K
Editions: Milady
Lecture commune du 30 juillet 2012

Mon avis:
Deuxième tome de la saga des Anita Blake, c'est avec plaisir que je retrouve l'héroïne. Mais dès les premières pages une question d'importance surgit: "Où est Jean-claude?". La réponse viendra bien vite! Comme à son habitude Anita a le chic pour se faire des ennemis, ce qui est plutôt étonnant vu que je la trouve plutôt très sympathique! Ici elle a décidé de se diversifier, parce que les vampires c'est sympa mais ça ne vous occupe que la nuit, il lui restait donc à combler le vide de ses journées. Chose faite puisqu'elle a réussi à susciter l'intérêt d'un pervers qui veut réanimer un cadavre, vieux de plusieurs siècles, et qui donc nécessite un sacrifice humain, et celui de a grande prêtresse vaudou du coin. Pour finir, parce que vous comprenez deux ennemis dangereux c'est peanuts pour miss Blake, elle traque un zombie fou amateur d'entrailles fraîches! Ah, oui! Il y a aussi Jean-claude...
J'aime vraiment beaucoup cet univers où les créatures mythiques tels que les lycanthropes, les vampires et les zombies existent. J'aime la façon rationnelle dont ils s'imbriquent avec la société. J'ai trouvé très drôle l'élaboration d'un code de travail pour les zombies. De plus avec la façon dont ils sont présentés je n'ai presque plus peur des morts vivants, j'ai bien dit presque!
Niveau personnages, j'aime toujours autant Anita. On en apprends un peu plus sur elle et sur ses dons en tant que réanimatrice, (parce qu'exécuter des vampires en soit, ce n'est qu'un petit job de week-end). La relation avec Jean-claude s'approfondi. Je n'arrive pas à savoir s'il est gentil ou la pire ordure. Mon coeur balance mais j'ai bien peur qu'il soit du côté obscur de la force, (arf! arf! logique pour un vampire!). Willy me plaît bien, il a un côté bon toutou, je l'imagine bien avec des yeux de Labrador et la tête penchée sur le côté. Les méchants sont vraiment pas gentils. Et encore une fois on se demande si Anita va s'en sortir, en même temps c'est un faux suspens vu le nombre de tomes de la série. Non le vrai suspens qui me tient en haleine: Anita va t'elle coucher avec Jean-claude? (Ca doit être l'effet vacances!)

4ème de couverture:
Savez-vous ce que c'est qu'une "chèvre blanche"? Eh bien, en jargon vaudou, c'est un doux euphémisme pour désigner la victime d'un sacrifice humain. Et quand ces types sont venus me demander de relever un mort de deu cent ans et des poussières, j'ai tout de suite compris ce que ça indiquait. Je veux bien égorger des poulets, un mouton, voir un buffle dans les cas désespérés... mais ça, non! Pas question... Mais je les ai envoyés promener, eux et leur chèque d'un million de dollars. L'ennui, c'est que tout le monde n'a pas mon sens moral. Que ces salauds vont bien dégoter quelqu'un pour faire le boulot. Qu'on va se retrouver avec un mort-vivant raide dingue, tout sauf végétarien, et semant la panique. Et que c'est encore la petite Anita qui va devoir se le coltiner! Comme si je n'avais déjà pas assez de problèmes avec les vampires...

samedi 28 juillet 2012

La comtesse de Ricotta de Milena Agus

Nombre de pages: 119
Auteur: Agus Milena
Edition: Liana Levi

Mon avis:
Voilà un petit livre pas forcement déplaisant mais qui a un énorme défaut. Pour tout expliquer une petit comparaison.
Une bonne copine vient prendre le café avec mignardise et surtout potins, (et oui je suis une potineuse chronique!). Elle commence donc à vous raconter une histoire bien sympathique, celle de trois soeurs issues de la noblesse italienne. Les aléas de la vie ont réduits les avantages acquis par leurs ancêtres. Elles sont un peu paumées. Vous avez celle qui a réussi, qui bosse et cherche à reconstruire la fortune familiale brique par brique. Mais cette quête la transforme en vieille fille aigrie. Heureusement elle va croiser le chemin d'un beau peintre en bâtiment amateur de porcelaine,(miam! Bien qu'un homme fan de porcelaine c'est suspect!). Il y a celle qui est marié et qui n'a pour seul but que de concevoir un enfant. Pou se faire elle va sacrifier sa carrière et attendre cet évènement avec son lot d'espoir et de désespoir. Et enfin il y a celle que l'on surnomme la comtesse de Ricotta, une brave fille avec le coeur sur la main mais une naïveté incroyable, (cela frôle le niaiserie). Elle a été abandonnée par le père de son enfant, qui en contrepartie fait profiter celui ci de ses cours de pianos. La comtesse lui trouve toutes les excuses du monde. En fait elle excuse tout le monde, elle aide tout le monde, elle aime tout le monde. De temps en temps elle prends conscience de la dure réalité et elle pleure. Elle a croiser son voisin, un homme étrange mais généreux.
Palpitant tout cela n'est ce pas? Sauf qu'après vous avoir raconter quelques hauts, quelques bas, votre copine se rappelle qu'elle a un pot au feu sur sa plaque à induction et vous quittes en coup de vent sans vous donner la fin. Rageant!
Alors oui je me doute qu'il y a un second degré, comme pour un conte, mais je n'étais pas forcément d'humeur à creuser...
Du coup même si le style est bon, simple, envoûtant, j'ai été frustrée de cette fin...

4ème de couverture:
La splendeur ancienne n'est plus, le palazzo familial se délabre, la plupart des appartements ont été vendus et les trois soeurs se partagent ceux qui restent. Seule l'aînée, Noémie, rêve de reconquérir le faste perdu et de restaurer la demeure sur les hauteurs de Cagliari. Les deux autres s'accomodent de la déchéance. Le sujet sur lequel en revanche toutes les trois s'accordent est l'amour imparfait. Toujours imparfait. Pour Maddalena, qui s'adonne avec persévérance à une sexualité fiévreuse, le désir d'enfant n'est pas satisfait. Pour Noémie , l'objet de l'amour est fuyant et dédaigneux. Quant à la plus jeune, la fragile comtesse Ricotta, on dirait que la vie entière lui échappe. Comme les objets de ses mains maladroites. Comme l'étrange petit garçon qu'elle élève seule. Mais peut-être que l'espoir se cache tout près, juste de l'autre côté du mur. 

mercredi 25 juillet 2012

Les enfants du pêcheurs, tome 2: La fille du mage de Karen Miller

Nombre de pages: 530
Auteur: Miller Karen
Editions : Fleuve noir
Partenariat avec Livraddict et les éditions Fleuve Noir

Merci à Livraddict et aux éditions Fleuve noir pour ce partenariat qui m'ont permis d'assouvir ma curiosité pour le destin de Lur

4ème de couverture:
Le royaume de Lur se meurt sans les pouvoirs d'Asher qui contrôlait le climat jusque là. Rafel, son fils, était parti en quête d'espoir, en quête d'un peuple qui pourrait les aider. Mais il n'est jamais revenu de son expédition au-delà des montagnes. Tous le croient mort. Sauf sa soeur Deenie qui le voit dans ses cauchemars. Elle sait que seuls les pouvoirs de Rafel pourront les sauver. Deenie est terrifiée à l'idée de partir à sa recherche, car elle a senti l'ombre maléfique d'un nouveau pouvoir assombrir le royaume. Et si Morg était revenu?

Mon avis:
Là encore la 4ème de couverture est loin d'être fidèle au récit, même si il y a une amélioration.
Si le tome 1 faisait de Rafel le héros ici l'histoire se recentre sur Deenie. Et quelle découverte! Elle était effacée dans le 1er tome ici elle se révèle comme déterminée, courageuse, pleine d'espoir et d'humour . Face à la situation désespérée du royaume de sa famille, elle prends la seule décision possible. Elle part à la recherche de son frère avec Charris, la fille de Pellen Orrick, l'accompagne dans son périple. De nouveaux personnages apparaissent, dont Ewen, homme de coeur et de courage. L'histoire quitte assez vite le petit royaume de Lur pour entrer dans des territoires inconnues qui révèlent autant de dangers que d'espoir.
On suit également "Rafel" et Arlin, tout les deux ont évolués. Même si Arlin reste très antipathique, il apparaît également comme plus complexe et avec quelques qualités. 
J'ai trouvé que l'histoire avait accéléré dans ce deuxième tome. J'ai eu à peine le temps de reprendre mon souffle. Là encore jusqu'au bout on se demande si ce sera un happy end, (en fait pour moi j'ai mis fin au supplice assez vite en lisant la fin, mais je suis faible!). On retrouve ici le principe du héros malgré lui de la "prophétie de Lur". Il y est également question de politique puisque les territoires inconnus sont peuplés et gouvernés. 
Je dois avouer que ce tome m'a plus enchanté que le premier, déjà parce qu'il s'agit d'une héroïne, et parce qu'il y a de la romance,(bah oui je suis une fille et un brin fleur bleu en plus!). Par contre j'ai été obligé de lire le dénouement deux fois car je dois concéder qu'à la première lecture je n'avais pas tout compris. Pour ma défense l'auteur nous oriente sur une piste pour prendre une courbe assez impressionnante à la fin. Ce tome réponds également à beaucoup d'interrogations laissées en suspens dans le tome 1 mais aussi dans la prophétie de Lur. Il y a comme un parfum de fin définitive.

En résumé: Un tome trépidant.


Les enfants du pêcheur, tome 1: Le mage prodigue de Karen Miller

Nombre de pages: 489
Auteur: Miller Karen
Editions: Fleuve Noir
Partenariat avec Livraddict et les éditions Fleuve Noir

Merci aux éditions Fleuve Noir et à Livraddict pour ce partenariat des plus plaisants.
4ème de couverture:
Dix-sept ans ont passé depuis la défaite du sorcier Morg et la destruction du mur de Barl, qui protégeait le royaume de Lur.
Très vite après ces évènements, une petite expédition est partie au-delà des montagnes à la recherche d'éventuels habitants. Mais elle n'est jamais revenue.
Asher et sa femme Dathné ont continué leur vie à Doranan, et ont eu deux enfants, Rafel et Deenie. La question d'une nouvelle expédition fait voler en éclats leur famille. Rafel, qui a hérité des pouvoirs de son père, mais a interdiction de les utiliser, décide de partir contre l'avis d'Asher.
Or bientôt, Rafel et ses compagnons tardent à revenir eux aussi...

Mon avis:
Comme souvent la 4ème de couverture est à coté de la plaque. Bien qu'elle soit indispensable pour donner envie aux lecteurs je trouve qu'elle ne rend pas fidèlement le cours de l'histoire. Tout ne commence pas 17 ans après la chute du mur de Barl, mais 10 ans. Si cette partie de l'histoire ne représentait que deux ou trois chapitres j'aurai compris mais il s'agit ici d'une grosse partie et importante qui plus ait.
Donc nous avions quitté Asher, Dathné et Lur à la fin du deuxième tome de la prophétie de Lur avec l'adage bien connu "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants!". Là le bonheur a duré 10 ans et il n'y a eu que deux enfants. La terre de Lur se rebelle contre l'agression de Morg. Cette partie permet de se souvenir d'Asher et Dathné mais aussi de présenter les nouveaux protagonistes.
Asher est toujours identique à lui-même: un homme qui voulait être pêcheur et qui se retrouve héros. Ça lui pèse et du coup le rends très sympathique. On découvre aussi ses deux enfants. Rafel est un garçon impétueux, il plane sur lui un mystère vite élucidé. On sent chez lui le héros en devenir. Sa soeur Deenie est beaucoup plus effacée, elle est dans l'ombre de son frère. Les méchants, parce qu'il y en a, sont Arlin Garrick et son père. Pour Arlin, on le plaint assez vite et je me suis demandée si un autre père n'aurait pas permis un autre destin. J'ai trouvé que Dathné était moins présente que dans la prophétie de Lur.
Pour l'histoire: Les changements opérés par Morg mais aussi par Barl ont endommagé sérieusement la terre de Lur. On suit ici un peuple qui cherche le moyen de sauver son monde pas toujours de façon opportune. De plus sur fond de cataclysme l'antagonisme entre Olkens et Doranens ne cessent de s'amplifier des deux côtés. 
Karen Miller est un auteur cruel, elle a pris mon petit coeur dans son poing et a serré. Il y a une atmosphère très oppressante dans cette lecture. J'ai tourné les pages en me demandant si la situation pouvait être pire, et autant dire que la réponse était aussi souvent négative que positive. Elle finit ce tome sur un gros suspens. Je l'ai plutôt bien vécu puisque le tome 2 était en ma possession. 

En résumé: Peu d'espoir dans ce tome , en plus d'affronter la destruction du royaume nos héros doivent faire face aux antagonismes qui polluent la société de Lur

dimanche 15 juillet 2012

Les chroniques de MacKayla Lane tome 1: Fièvre noire de Karen Marie Moning

Nombre de pages: 414
Auteur: Moning Karen Marie
Editions : J'ai lu
Challenge: Big Challenge n°12
Lecture communue du 15 juillet 2012 proposée par  Freelfe et avec - Math-en-book, - Mademoiselle-Soleil,- Newhope, - LesYeuxPlusGrosQueLeTemps, - Sokitty, (- pimousse4783), - Nefertari, - Mam'zelle Amandine, - jelydragon, - Aveline, - Kirkou3000, - Stellabloggeuse, - Endorphinage, (- lightjok), Guenièvre
- Demolyna, (- Nessa)

Mon avis:
Si pour vous une fée est une charmante créature un peu enfantine avec de jolies ailes et que vous tenez à cette image fuyez ce livre au grand galop! 
On suit MacKayla, une jeune californienne blonde adepte de la "rose attitude", à la recherche de l'assassin de sa soeur dans la verdoyante irlande. Il s'avère que Dublin est loin d'être verdoyante et a en plus une faune locale des plus antipathiques. MacKayla va être confrontée à une réalité terrifiante. Il faut dire que la jeune fille a un certain don et un don certain pour se mettre dans le pétrin.
J'avais déjà une vision un peu plus obscure du monde des fées avec "Faërie" de Feist. Ici on est dans la même tradition, mêmes les fées de lumière ne sont pas particulièrement bénéfiques vis à vis des humains. Quand aux Unseelies...
J'ai aimé le personnage de MacKayla, elle est fraîche, naturelle et plusieurs fois elle a eut des paroles que j'aurai pu avoir. Sans compter ma passion pour le rose, même si je ne m'en couvre pas! Par contre je ne la suis pas forcément dans le choix de ses alliés. Jerricho Barrons est pour moi un mystère. Je n'arrive pas à savoir s'il appartient au côté obscur de la force. Avec lui on procède par élimination, il n'est pas ceci, il n'est pas cela, ... Le soucis c'est qu'à la fin du tome il reste encore un paquet de possibilités inquiétantes.
A côté des Faës on croise également beaucoup d'autres créatures, dont des vampires. Du coup je me demande si le ténébreux Jerricho ne serait pas un lycanthrope.
Le style de Karen Marie Moning est agréable à lire même si ici il ne s'agit pas de grandes littératures. J'ai dévoré ce tome, j'ai bien rigolé, et j'ai même du frémir une ou deux fois. 
Comme il s'agit d'un premier tome il y a plus de questions que de réponses à la fin, sans compter que la différence entre les méchants et les gentils est des plus floues. 
Bon heureusement pour notre héroïne, en plus de son goût certain pour les vernis à ongles, elle est dotée de fabuleux pouvoirs, pas de chances pour elle ses ennemis aussi!

En résumé: Je vais continuer cette série, déjà pour savoir qui est vraiment Jericho et enfin dans les bras de qui va tomber Mackayla, et un tout petit peu pour savoir si le mal va l'emporter (mais ça c'est vraiment accessoire!)

4ème de couverture:
 MacKayla Lane perd sa soeur Alina, victime à Dublin d'un assassinat aussi cruel qu'inexplicable. Devant la mollesse de la police locale, elle quitte le sud des Etats-Unis pour l'Irlande afin de mener sa propre enquête. Elle y découvre que sa soeur y menait une double vie pleine de mystère au milieu de créatures démoniaques.

L'heure de l'ange d'Anne Rice

Nombre de pages: 270
Auteur: Rice Anne
Editions: Michel Lafon
Lecture commune du 15 juillet 2012 proposée par Lamiss59283 et avec Mamz'elle Amandine,
Antomilna

Mon avis:
Anne Rice est mondialement connue pour sa saga sur les vampires. Ici pas de buveurs de sang mais des anges. Ou plutôt un ange et un tueur à gages. 
Toby est un jeune homme au passé douloureux qui a trouvé l'oubli dans le meurtre commandé. Il est effrayant de voir avec quelle facilité il tue. Son dernier contrat est contrariant car salit un de ses refuges. Au cours de cet assassinat il fait la connaissance d'une créature étrange Malchiah. Celui-ci prétend être un ange et lui promets le pardon ainsi qu'une mission. 
Pour ceux ou celles qui auraient souhaité lire un livre consacré entièrement aux anges passés votre chemin. Ici le rôle de l'ange est plutôt celui d'un révélateur. On apprends certes que les anges sont partout mais ils semblent bien dépourvu face aux décisions humaines. Ils sont observateurs avec une sensibilité toute angélique. L'histoire tourne en partie autour de cette impuissance. Parce que Malchiah ne peut agir directement il fait appel à Toby pour répondre aux prières.
Du coup, deuxième partie de l'histoire. Après la découverte de Toby, de son passé, de son présent, on se plonge devant sa mission: sauver une communauté juive d'Angleterre au Moyen âge. J'ai beaucoup aimé les références historiques de cette histoire. Toby apparaît comme un deuxième personnage , par rapport  la première partie. Il semble avoir retrouvé l'usage de ses sentiments et c'est une bonne chose. Il y a quelques ficelles un peu grosses dans cette intrigue moyenâgeuse (les jumelles), mais ça se lit avec plaisir. Comme Toby on s'attache à cette famille, on cherche des rapports entre cette histoire du passé et celle plus personnelle de Toby. 
La foi est omniprésente, sujet oblige je dirais. Mais il est vrai que cela peut parfois être dérangeant! Il est aussi impressionnant de se rendre compte qu'au nom de la foi des crimes sont commis, (l'oppression des juifs!), alors que le motif premier de cette haine est la jalousie!
J'ai aimé la progression du personnage. De tueur froid et efficace il est devenu un être humain.

En résumé: Un premier tome prometteur, les anges n'y jouent par contre qu'un rôle très secondaires!

4ème de couverture:
Lucky, Toby ou encore Tommy… son nom importe peu. L’important, c’est sa discrétion, son professionnalisme, sa compétence à exécuter froidement les cibles qu’on lui désigne. Après un contrat particulièrement éprouvant, Lucky est abordé par un mystérieux inconnu, un certain Malchiah. Ce Malchiah sait tout de lui, dispose de pouvoirs stupéfiants, et prétend être son ange gardien. Il lui offre de racheter ses crimes en sauvant des vies plutôt que de les prendre, et d’aider une famille juive au Moyen Âge accusée de meurtres rituels.
Est-ce un ange, un rêve ou un cauchemar ?