jeudi 21 mars 2013

L'inquisiteur de Mark Allen Smith

Auteur: Mark Allen Smith
Editeur: Robert Laffont
Genre: Thriller
Prix: 21€

4ème de couverture:
Parfois la vérité est la pire des tortures… Geiger a un don : il décèle le mensonge au moment où il l’entend, et dans son métier –« la recherche d’informations » comme l’appellent ceux qui la pratiquent –, ce don est précieux. Ses clients, riches et impitoyables, sont les multinationales, les agents du gouvernement ou la mafia. Les méthodes de cet expert dans l’art d’interroger vont de l’agression brutale à la manipulation psychologique complexe, et il arrive toujours à ses fins. Il fait rarement couler le sang mais sait amener ses victimes au point où la souffrance s’efface devant la peur. Être un professionnel de la torture ne l’empêche pas cependant d’avoir un strict code de conduite et il refuse de faire son travail sur des enfants, des vieillards ou des infirmes qui seraient incapables de supporter la question. La vie de l’Inquisiteur bascule le jour où un client veut faire passer aux aveux Ezra, un jeune garçon de douze ans. Sans réfléchir aux conséquences, Geiger l’arrache aux griffes de son ravisseur et met alors le doigt dans un engrenage qui va faire voler sa vie en morceaux. En compagnie de son partenaire Harry, de sa sœur psychotique Lily et d’Ezra, Geiger entame une course poursuite au cours de laquelle de brûlants secrets politiques et personnels éclatent au grand jour.


Mon avis:
Mark Allen Smith propose un thriller haletant avec un héros hors normes.

Le livre est divisée en trois parties. La première est très différente tant dans son rythme que dans son intrigue. Elle est plus lente et plus froide que les deux autres, et présente Geiger, le héros de l'intrigue.
Geiger est un homme sans passé, sans nom, sans émotions. Il est spécialisé dans la "recherche d'informations", ce que l'on peut traduire par bourreau. L'histoire se passe de nos jours et la torture n'est pas légale mais utilisée de manière officieuse aussi bien par les malfrats que par les autorités légitimes.
On devine chez Geiger un passé trouble, terrifiant, affreux au point de devoir être totalement nié par celui qui la vécu. Geiger n'a aucune relation avec le monde hormis avec Harry et Corley.
Harry est son partenaire criminel. Ancien journaliste il recherche des informations sur les victimes et clients de Geiger. Il gère le site et est ce qui se rapproche le plus d'un ami. Il est un personnage attachant malgré ses dérives morales (bah oui! Il connaît la nature du boulot de Geiger!). Ancien alcoolique il entretient une relation de culpabilité et de profond attachement avec sa soeur , Lily.
Corley est un psychiatre , divorcé et désabusé, il trouve dans le cas de Geiger un regain d'intérêt pour sa profession. Il veut à tout prix connaître le secret du passé de ce patient différent en prise avec ses cauchemars.
Geiger est dans cette première partie un professionnel sans états d'âmes ou presque. Il est méticuleux jusqu'à l'obsession. Il apparaît hors de l'humanité au point d'être incapable de donner un nom à son chat.
Tout déraille avec Ezra (je ne spolie pas puisque c'est dans la 4ème de couv'). Un gamin atypique de 12 ans qui a le malheur d'avoir un père que de sombres individus recherchent. Geiger est chargé de le faire parler.
A partir de la deuxième partie on découvre un autre Geiger. Il est toujours décalé , "à coté" mais il s'anime, il s'humanise (presque). On le découvre, on découvre son passé. Il devient un héros dans le sens noble du terme.
Les individus malfamés qui poursuivent le gamin sont à la fois terrifiants par leur manque de scrupules et pathétiques (ils accumulent les gaffes!).

Il y a dans ce roman de nombreuses intrigues qui tournent toutes autour de la recherche de la vérité, Geiger et son passé, Corley et le passé de Geiger, Harry et sa relation avec sa soeur, Ceux qui poursuivent Ezra et son père. Le père d'Ezra. Ils courent tous après les informations, de manière différente et pour des raisons différentes mais c'est le même désir de découvrir qui les animent.

J'ai aimé le style de l'auteur. D'abord lent et froid en accord avec la personnalité de Geiger puis un style plus rapide, beaucoup plus rapide. Ses personnages sont attachants malgré ou à cause de leurs défauts. Geiger pourtant est un tortionnaire mais dès le départ on sent la blessure, l'humanité bafouée enfouie derrière sa carapace.

jeudi 14 mars 2013

Feed de Mira Grant

Auteur: Mira Grant, américaine , Mira Grant est un pseudonyme de Seanan McGuire
Bibliographie :
  1. Feed, Bragelonne, 2012
  2. Deadline, Bragelonne, 2013
  3. (en) Blackout, 2012
Editeur: Bragelonne
Genre: Horreur
Lecture commune du 10 mars 2013 organisée par Flo-tous-les-livres sur Livraddict

Mon avis:
Je vous entends déjà dire "Encore un livre sur les zombies!". Personnellement je ne m'en lasse pas, car à la différence des films ils ne m'empêchent pas de dormir. Et j'aime les zombies!!!!

Alors certes ce livre parle de zombies mais pas uniquement.
L'infection a eut lieu il y a 20 ans. Les raisons en sont connues et expliquées en long en large et en travers. Après 20 de cohabitations avec les "infectés" des mesures ont été prises , des tas de mesures. Là encore on les découvre au fil du récit.
Mais les zombies sont un élément du décor , pas forcément la trame principale de l'intrigue. Celle-ci aurait très bien pu se passer de leurs interventions, mais cela aurait été moins spectaculaire.

L'intrigue , parlons-en. On suit Georgia Mason, blogueuse journalistique. Car en 2034 les blogs sont devenus une institution, une référence. Ils ont supplantés la presse papier et ceux sont complexifiés. Bah oui j'ai un peu de mal avec toutes les sous catégories de blogueurs (Irwin, rédac, bardes ça va encore mais les sous-sous genres je décroche!).
Elle a 20 ans et pour elle les morts-vivants sont une réalité de toujours, il n'y a pas de avant! Elle a une obsession pour la vérité et la malchance d'avoir des parents adoptifs execrables.
Car ce livre est aussi une dénonciation du journalisme, (recherche de scoops, corruption, etc...), des blogs (recherche de l'audience, du scoop, ...)
Georgia fait équipe avec son frère Shaun (un irwin). Celui-ci prends beaucoup de risques, et fais preuve d'une certaine nonchalance vis à vis du danger. Il forme avec Georgia un duo étrange et attachant.
Buffy est le troisième membre de cette équipe et une barde. Elle paraît fofolle et enjouée. Elle a beaucoup d'imagination et un réel talent pour la technologie.

Ces trois-là vont être choisis pour suivre le parcours d'un candidat à la présidentielle américaine. Bah oui, il y a des zombies partout mais le show politique doit continuer (et quoiqu'on en dise c'est réaliste !)
Ils vont donc suivre la campagne deu sénateur Ryman, candidat boon enfant, sympathique et en danger. Car plane sur eux l'épée de Damoclès du complot.

Donc dans ce roman de presque 500 pages vous avez du zombies (des rixes, des moments de tensions, des explications!), une critique assez acerbe de la société (post apocalyptique mais aussi actuelle, si!si!) et une intrigue policière (mais qui est le grand mé"chant?).

L'auteur alterne le récit brut et les articles de blog des protagonistes. Son écriture est efficace, pas de temps mort. on voit les dernières pages arrivées avec angoisse. On referme le livre, désappointée et pourtant content qu'il y ait une suite.
Et oui! Suite il y a ! Le tome 2 est sortie cette année, (à rajouter sur ma liste urgent à acheter!) et le tome 3 est également sorti mais qu'en anglais (il faudra donc patienter ou apprendre l'anglais!).

4ème de couverture:
La bonne nouvelle : nous avons survécu.
La mauvaise : eux aussi.

2034. Il y a vingt ans, l'humanité a vaincu le cancer. Le rhume n’est plus qu’un mauvais souvenir. Mais elle a créé une chose terrible que personne n’a été capable d’arrêter. Une infection virale. Qui s’est propagée à une vitesse redoutable, le virus prenant le contrôle des cerveaux, avec une seule obsession : se nourrir.
Issus de cette génération sacrifiée, Georgia et Shaun Mason sont les maîtres de la blogosphère, devenue le seul média indépendant proclamant la vérité sur ce qui se passe derrière les barricades. Shaun, la tête brûlée, et Georgia, l’âme du duo, enquêtent sur l’affaire la plus importante de leur carrière : la sinistre conspiration qui se cache derrière les infectés. Et ils sont bien décidés à faire éclater la vérité, même s’ils doivent y laisser la vie.

mercredi 13 mars 2013

Loisirs créatifs: Je fais du crochet

Dernière de mes lubies: le crochet.
Ca m'a pris comme ça pendant les vacances d'hiver! Une envie, une impulsion et là en grande surface je trouve un livre sur le crochet. C'est un signe! C'est le destin! Je ne peux lutter!

Le livre le voici:
Je me lance dans la confection de deux Aminekos! Bah oui j'ai deux enfants et afin d'éviter tout conflit il me faut tout faire en double!

Enfin , je me lance! Tout est relatif! Il me faut d'abord me fournir en outils et matières premières! Et là je regrette de ne pas vivre dans une énorme ville ou de ne pas suffisamment connaître la mienne.
J'écume les supermarchés à la recherche de laine, indispensable pour réaliser la petite peluche... Et je rentre bredouille!
Heureusement "Google" est mon ami enfin surtout l'annuaire qui me fourni l'adresse d'un marchand de laine. Je m'y rends pleine d'entrain et demande le précieux matériau... Sauf qu'il y a plusieurs sortes de laine et que la vendeuse ne peut pas choisir pour moi! J'arrêtes mon choix sur des pelotes "Phil'coton" couleurs tabac, rose et blanc. Deux pour les couleurs, une de blanc.
Le magasin ne vends pas les crochets, ni la garniture, ni les aiguilles à broder, ni les petites bobines de fil en coton. Par contre la vendeuse m'indique un magasin susceptible de vendre tout cela, en fait même deux.
Je me dirige d'un pas alerte (pour ne pas dire pressée le parking étant payant) vers une boutique originale et charmante, où je trouve l'aiguille à broder, les crochets (il y a plusieurs tailles et donc à nouveau dilemne!) et les fils cotons, par contre pour la garniture choux blanc (il me faudra faire une expédition en magasin de loisirs créatifs plus tard...)

Je suis fin prête pour commencer l'aventure "Amineko".

Le livre est séparé en deux. La première est consacrée à la bestiole. Son créateur la mets en scène, la montre sous toutes les coutures, de toutes les couleurs. Ca donne envie 'en faire tout plein.
Deuxième partie: le patron. Ici pas de graphiques compliqués mais des tableaux tout simples (une fois que l'on a assimilé les points et le jargon!).
Deux patrons: un pour le taille normal et un pour le géant. Aveec un principe assez simple plus le crochet et le fil sont fins plus la peluche est petite (mais c'est plus difficile aussi!).

Pour moi crochet n°3 pour du fil 3.5.

Deux pages expliquent les différents points. Elles sont très bien faites si vous les suivez à la lettre.... Pour ma part étant une artiste (pas douée), je n'en ai fais qu'à ma tête il m'a donc fallu une après-midi entière pour assimiler le truc.  Et me haïr en me rendant compte que le livre répondait à mes questions.

Petits florilèges de mes âneries:
  • Le petit conseil super utile: passer un fil de couleur dans la dernière maille. J'ai mis à peu près deux ou trois heures à l'appliquer. Bah oui moi je suis une bête je peux me souvenir quelle est la première et la dernière maille sur un truc rond avec des mailles identiques.... Il m'a fallu plusieirs jours pour comprendre quelle était la dernière maille (bah non! C'est pas le truc sur le crochet, c'est celle avant!).
  • Le cercle magique: Il y a un schéma qui montre dans quel sens le prendre: Deux - trois heures pour le regarder  (Je comprends pas normalement je dois avoir deux fils et là j'en ait trois! Ouin! Ouin! Ouin!) Une fois le dessin analysé (ce qui demande à peu près 30 secondes (AHHHHHH! Il faut le tourner dans l'autre sens!)
  • Compter les mailles: Pas difficiles quand il n'y a que de la maille sérrée, mais quand il y a des augmentations et des diminutions c'est une autre histoire. Un truc tout simple, là c'est de moi, je recopie le patron point par point/
Dans le livre c'est 1 aug 1 ms répéter 7 fois
Dans mon cahier 1 aug 1 ms (maille sérrée) 1 2 3 4 5 6 7
Et je raye à chaque fois que je réalise la combinaison.
Actuellement je n'ai plus besoin de le faire (bah oui j'ai déjà entamé un autre projet) mais je recopie toujours le patron dans un cahier, cela me permets de le mémoriser.
  • Rembourrage: Dans le livre remplissez aux tiers ou deux tiers les pattes! Bah moi je suis une fille super généreuse alors c'est complètement qu'elles sont rembourrées les pattes. C'est des Aminekos sous stéroïdes!
(Pour le rembourrage j'ai commandé sur le net, parce que le magasin avait un délai de livraison de 15 jours et je n'ai pas trouvé de granulés de lestage pour le séant et les pattes, j'ai donc mis du riz: Si on crève de faim on aura toujours ça en réserve!).



Et après tous ses efforts :




vendredi 8 mars 2013

les hauts de Hurle-vent d'Emily Brontë

Auteur: Emily Brontë, Anglaise 30 juillet 1818 - 19 décembre 1848
Editeur: J'ai lu
Genre: Classique
Lecture commune du 7 mars 2013 organisée par Fille-de-Lecture sur Livraddict, avis des autres participants
Challenge: New Pal

Mon avis:
Les Hauts de Hurle-vent est considéré comme un classique de la littérature anglaise et à juste titre. Si je suis fâchée avec les classiques français (la faute à l'école), je dois dire que ma découverte des auteurs (surtout femmes d'ailleurs) anglais me séduit un peu plus à chaque jour.
Donc oui, j'ai aimé ce livre. Ce qui est étrange c'est que j'ai aimé l'histoire, l'écriture, le style et haï le personnage principal Heatcliff la plus grande partie du roman.
Petit aperçu de l'histoire: Mr Lockwood est locataire de la Grange, il va rendre visite à son propriétaire , le mystérieux Mr Heatcliff, et attérit dans une troublante compagnie. Trois êtres sont réunis sous le même toit et semblent se haïr . Il y a là Hareton Earnshaw, Catherine Heatchliff  et Heathcliff. Joseph le domestique fait partie du décor. A son retour à la Grange , il découvre que sa femme de charge, Mme Dean, connaît son propriétaire et son histoire. Et là commence le récit véritable....
Tout au long de ma lecture cette scène est restée présente à mon esprit. Le futur funeste du récit de Hélène Dean.
Le petit Heatchliff recueilli par le vieux Monsieur Earnschaw et par la suite humilié, méprisé par Hindley l'héritier. Heathcliff , compagnon de jeux de la jeune Catherine. Cet Heatchliff là est sympathique, touchant. Mais lorsqu'il revient accomplir sa vengeance on découvre un être cruel, sans pitiè, sans morale, sans scrupules. Et là j'ai commencé à le haïr! 
Catherine Earnshaw est une enfant attachante mais "pervertie" par son contact avec les Linton. Elle revient plus orgueilleuse et plus moqueuse vis à vis de son compagnon. On retrouve ce trait de caractère chez l'autre Catherine. Une sorte d'insouciance qui les pousse à agir et parler sans réfléchir au mal qu'elles peuvent faire.
C'est une histoire d'amour contrarié, mais surtout une histoire de vengeance, des vengeances en cascade. Hindley se venge d'Heatchliff, Heatchliff d'Hindley et Linton, ...
Le soucis est que leur vengeance a des conséquences sur des personnes innocentes.
Emily Brontë nous décrit un univers empreint d'une folie sombre où aucun espoir ne semble pouvoir éclore et pourtant...

4ème de couverture:
Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste.


Le train de 16H50 d'Agatha Christie

Auteur: Agatha Christie, anglaise 15 septembre 1890 - 12 janvier 1976
Editeur: Le livre de poche
Genre: Policier
Challenges: Chez Frogzine (nombres), challenge à vos nombre, new Pal

Mon avis:
Un policier rondement mené où l'on retrouve l'emblématique miss Marple et tout la subtilité de l'esprit d'Agatha Christie.
Tout commence dans un train, comme le laisse suggéré le titre, une femme revient d'une journée de courses et assiste impuissante à l'assassinat d'une femme dans le train voisin.
Tout le monde la prends pour une folle et seule son amie, miss Marple, va la prendre au sérieux et mener l'enquête. Pour les investigations de terrain elle va dépêcher une jeune femme intelligente . Celle-ci s'introduira en tant qu'employée de maison auprès d'une famille étrange.
De la découverte du cadavre à celui du coupable on va de rebondissements en rebondissements. Au lieu de voir la liste des suspects diminuer les coupables potentiels s'accumulent. On trouve à chacun des mobiles, des défauts, des faiblesses. 
Les personnages sont peints avec justesse et cette famille pleine de secrets et de rancunes étouffées suscite intérêt et suspicion.
J'ai découvert avec plaisir miss Marple vielle dame charmante et maligne. Ici elle ne joue pas forcément un rôle de premier ordre mais c'est elle qui lance le mouvement en envoyant Miss Eyelesborow (orthographe approximative du nom) et en résolvant l'affaire.
Je n'ai pu m'empêcher de me demander quand elle avait réussi à faire toute la lumière sur l'affaire. En plus de se mêler de l'énigme policière elle se penche aussi sur la vie amoureuse de sa jeune protégée.

Bref, un récit bien sympathique qui donne envie de déguster de nombreuses tasses de thé avec la charmante Miss Marple.

4ème de couverture:
Roulant dans la même direction et presque à vitesse égale, les deux trains semblaient disputer un match.
Mrs McGillicuddy, pour se distraire, regardait les occupants du compartiment qui s'offrait à sa vue. Ce qu'elle vit lui arracha un cri. Debout, le dos tourné, un homme serrait la gorge d'une femme: il l'étranglait. Le hasard voulut que le "16h50" ralentît et que le train "parallèle" le dépassât, disparaissant ainsi dans la nuit

vendredi 1 mars 2013

Les rois-dragons, tome 1 , le palais Adamantin de Stephen Déas

Auteur: Déas Stephen, anglais
Editeur: J'ai lu
Prix: 7.10€
Genre: Fantasy
Chalenges: Un mot des titres (roi), Littérature de l'imaginaire, ABC 2013, ABC 2013 de l'imaginaire, New Pal 2013

Mon avis:
Stephen Deas nous décrit un univers sombre où les dragons , simples montures (enfin simple... Tout est relatif), sont plus qu'ils ne le laissent penser au premier abord. Un monde où les complots politiques sont nombreux et complexes. Un monde où il n'y a de place ni pour l'amour ni pour l'amitié.
Comme tout premier tome l'auteur présente son univers, son intrigue , ses personnages. Il tisse peu à peu les liens qui se créent ou se rompent entre les protagonistes. 
Neige, le dragon femelle à la blancheur parfaite, présent de mariage volé (on ne sait pas par qui), qui se retrouve seule , loin des alchimistes et de leur magie. Elle retrouve peu à peu sa conscience. Et avec elle s'éveille un désir de vengeance. Elle se lie avec des humains pour sa survie, mais avec l'éveil vient un sentiment de supériorité et de mépris vis à vis de la race humaine.
Le prince Jezahl... Le comploteur par excellence, tous les moyens sont bons, le mariage, le poison, la trahison, les coucheries. Il mange à tous les râteliers. Même s'il est le méchant de l'histoire j'ai admiré sa finesse d'esprit. Il a toujours un coup d'avance , même s'il ne voit pas venir le gros nuage noir (ou blanc!).
Zafir, vipère aussi belle que venimeuse. Femme amoureuse et jalouse mais non dénuée d'ambition.
Shezira et ses filles... La reine Shezira est normalement la future grande Oratrice (chef des rois-dragons mais pour une durée limitée). Elle est honnête et entière et donc assez incapable de voir les complots. 
La société des rois-dragons est complexe et très hiérarchisée. Ainsi les rois-dragons sont maître en leur domaine mais tous les 6 ans est choisi un Grand Orateur parmi eux qui arbitre les conflits. C'est à l'occasion de cette passation de pouvoir que les ennuis commencent. 
Les dragons ou plutôt leur éducation ou élevage nécessite de nombreuses "castes", ainsi en est-il des écailleux, nommés ainsi car défigurés par le contact avec les jeunes dragons. Les alchimistes ont également un rôle important car ils fournissent les potions nécessaire aux dragons.
Il y a également cette guilde de marchands lointains , les Taykediennes, qui veulent à tout prix acquérir un oeuf de dragon et qui dispose d'une magie étrange.
Beaucoup de mystères, beaucoup de questions, mais c'est un premier tome et l'un de ses buts et de donner envie de lire les suivants. 
Mission remplie

4ème de couverture:
 Jadis, la race des hommes faillit bien disparaître sous les crocs des dragons, mais ils découvrirent un procédé alchimique par lequel ils soumirent leurs prédateurs. Les terribles créatures servent aujourd'hui de montures aux chevaliers et de monnaie d'échange entre les grandes maisons aristocratiques. Les Royaumes ont prospéré, attirant bien des convoitises, comme celle de cet homme qui rêve de les diriger tous. Un homme prêt à empoisonner des rois et des reines. Un homme prêt à assassiner sa maîtresse et à coucher avec la fille de cette dernière. Mais des flammes vont lui barrer la route du pouvoir. Un dragon s'est échappé, et il a retrouvé ses pleines capacités intellectuelles, toute sa fureur... À lui tout seul, il pourrait bien mettre la race des hommes à genoux.
Et il n'est pas seul.


La nuit des enfants rois de Bernard Lenteric

Auteur: Bernard Lenteric, français 1944-2009
Bibliographie:
  • La Gagne.
  • La Nuit des enfants rois.
  • Voyante
  • La Guerre des cerveaux.
  • Les Enfants de Salonique.
  • La Femme secrète.
  • Diane.
  • Substance B..
  • Ennemi.
  • Les Maîtres du pain, tome 1.
  • Les Maîtres du pain, tome 2. L'Héritage.
  • La Fortune des Laufer,
  • L'Empereur des rats.
  • Le Prince Héritier (suite de L'Empereur des rats).
  • L’Ange Gabriel.
  • Le Secret.
  • Vol avec effraction douce.
  • Hiram le bâtisseur de Dieu.
  • La Guerre des cathédrales,
  • Les Chemins de la gloire
  • Toutes les femmes me quittent 
Editeur: Le livre de poche
Genre: Thriller
Challenges: New Pal, Un mot des titres (roi), ABC 2013

Mon avis:
Un petit thriller bien ficelé qui met en scène des enfants, ou plutôt des adolescents à l'intelligence acérée mais à l'humanité en berne (on ne peut pas tout avoir!).
Jimbo Farrar est lui-même un génie, un être étrange avec beaucoup d'humour , de talents et de sensibilité. Il est l'autre, toujours, celui qui réunit, celui qui comprend, celui qui s'oppose. Il forme un duo étrange avec son compagnon Fozzy, un ordinateur aux voix multiples.
Mais quelle est l'histoire de ce petit thriller me direz vous?  Imaginez :  pas un mais sept super génies. Pas juste des enfants précoces , des enfants superbement intelligents. Imaginez-les grandissant au milieu d'êtres humains normaux. Imaginez des gamins de cinq ans qui comprennent tout mieux que vous, mais qui comprennent tout avec la froideur des machines. Ils se sentent seuls et c'est là où ils sont humains, la solitude tue.
De suite dans ce groupe de sept découvert par Fozzy et Jimbo on sait qu'il y en a deux dangereux, celui qui n'attaquera que pour se défendre et celui qui attaquera quoiqu'il arrive. 
Il faudra attendre la fin pour découvrir leur identité.
L'histoire aurait pu prendre une tournure différente s'il n'y avait pas eu un incident regrettable (ils sont intelligents mais un peu naïfs des fois!) qui les a uni dans la haine. Une haine de l'autre sanguinaire, destructrice.
Face à cette meute assoiffée de sang vous avez Jimbo, grand gaillard , qui se sent différent et coupable et qui ne sait comment et jusqu'où peuvent aller les super-génies.

Ça se lit d'une traite! Une course entre d'un côté des gosses perdus et parce qu'intelligents dangereux et un homme seul.

4ème de couverture:
Sélectionné parmi les meilleurs romans par toute la presse, La Nuit des enfants rois se déroule à toute allure, comme un merveilleux film, d'où l'on sort ébloui. Cela se passe, une nuit, dans Central Park, à New York : sept adolescents sont sauvagement agressés, battus, certains violés. Mais ces sept-là ne sont pas comme les autres : ce sont des enfants-génies. De l'horreur, ils vont tirer contre le monde une haine froide, mathématique, éternelle. Avec leur intelligence, ils volent, ils accumulent les crimes parfaits. Car ces sept-là ne sont pas sept : ils sont un. Ils sont un seul esprit, une seule volonté. Celui qui l'a compris, Jimbo Farrar, lutte contre eux de toutes ses forces. A moins qu'il ne soit de leur côté... Alors, s'ils étaient huit, le monde serait à eux et ce serait la nuit, la longue nuit, La Nuit des enfants rois.  








      


lundi 25 février 2013

Ne lâche pas ma main de Michel Bussi

Auteur: Michel Bussi, français
Bibliographie:

  • Éléments de géographie électorale : à travers l'exemple de la France de l'Ouest,
  • Pour une nouvelle géographie du politique : territoires, démocratie, élection,
  • Code Lupin,
  • Omaha crimes,
  • Mourir sur Seine,
  • Sang famille,
  • T'en souviens-tu mon Anaïs ?,
  • Nymphéas noirs,
  • Un avion sans elle, 
  • Ne lâche pas ma main
Editeur: Presses de la cité
Genre: Thriller
Partenariat Babelio et Presses de la Cité.

Merci à Babelio et aux Presses de la Cité, j'avais déjà beaucoup aimé un avion sans elle et cette lecture me confirme dans l'attrait que suscite cet auteur

4ème de couverture:
Un couple amoureux dans les eaux turquoise de l'île de la Réunion. Farniente, palmiers, soleil.
Un cocktail parfait. pourtant le rêve tourne au cauchemar. Quand Liane disparaît de l'hôtel, son mari, Martial Bellion, devient le suspect n°1. D'autant qu'il prend la fuite avec leur fille de six ans.
Barrages, hélicoptères... la course-poursuite est lancée au coeur de la population la plus métissée de la planète.
Et si cette chasse à l'homme, ponctuée de cadavres, dissimulait la plus redoutable des manipulations?

Mon avis:
En utilisant un procédé simple Michel Bussi augmente la pression. Pas de compte à rebours mais les minutes, les heures, les jours s'égrènent inexorablement, planant sur le lecteur comme des oiseaux de mauvaises augures.
Tout commence très vite avec la disparition d'une femme, des traces de sang, un mari victime puis suspect, le fantôme d'un petit garçon de six ans.
Très vite on devine que Martial Bellion connaît l'île, qu'il n'est pas un touriste comme les autres (pas de spoilers on le devine quasi de suite!).
On perçoit les secrets dans les secrets. On se laisse mener sur les fausses pistes pour arriver au bout du voyage la bouche grande ouverte face aux révélations ultimes.
Un suspens haletant du début à la fin. Tout cela dans un univers avec ses propres codes, ses propres noms. On découvre la Réunion , petite île à la population métissées. On découvre, les cafres, les malbars, les zoreilles, les zarabes, les zendarmes, les zamis... Heureusement des notes en bas de pages expliquent tout le folklore.
Les personnages sont un petit plus du roman. Aja femme de caractère, originaire de l'île qui lutte pour ne pas se faire déposséder de l'enquête. Elle est pleine de ressources.
Christos, arrivé par erreur sur l'île et qui ne la quitte pas. Un homme étrange, contradictoire mais tellement sympathique. Et que dire de son Imelda, détective en herbe.
Martial Bellion, père attentionné? Mari éploré? Meurtrier ? Victime? Il reste attachant comme personnage même si on n'arrive pas à le situer exactement. On tremble face à ses pensées, on hésite , on doute.
Un complot? Une vengeance? Un fou ? On s'interroge sur le mobile du crime, des crimes, car les morts s'enchaînent! 

C'est bien mené , j'ai eu un mal fou à ne pas lire la fin avant l'heure. Je l'avais fait pour "un avion sans elle" et ça gâche un peu , l'auteur ayant un don pour le rebondissement ultime, le dernier coup qui vous assomme.

 

Charly 9 de Jean Teulé

Auteur: Jean Teulé, Français
Bibliographie (romans):

  • Rainbow pour Rimbaud,
  • L'Œil de Pâques
  • Ballade pour un père oublié,
  • Darling,
  • Bord cadre
  • Longues Peines,
  • Les Lois de la gravité,
  • Ô Verlaine !
  • Je, François Villon
  • Le Magasin des suicides,
  • Le Montespan,
  • Mangez-le si vous voulez
  • Charly 9
  • Fleur de tonnerre

Editeur: Pocket
Genre: Contemporain
Challenges: A vos nombres, Chez Frogzine (nombre)

Mon avis:

Fou: le personnage principal, l'intrigue, l'écriture. Tout est fou dans ce roman et pourtant il y a comme un quelque chose. L'auteur ne se préoccupe pas de réalité historique et alors. Penser que le 1er avril on fait des farces et on accroche des poissons pour faire la nique au Roi qui change la date du début de l'année au premier janvier. Que le 1er mai on distribue du muguet porte-bonheur à cause de lui. Ça a un côté loufoque qui me plaît.

Le livre commence à la veille de la Saint Barthélémy, moment bien sombre de l'histoire de France. Cette décision ne s'est peut être pas prise ainsi avec cet échange entre le Roi et ses conseillers où l'on passe de 1 mort à des milliers, où la décision est prise un peu au hasard .
Par la suite ce roi ne prend que des mauvaises décisions entraînant encore de nombreuses morts, la ruine , le déclin. Pour sa défense il est entouré d'une famille de vipères, entre le frangin qui ne pense qu'à prendre sa place, la soeur qui se promène avec une tête en bocal et la mère qui collectionne les amulettes et les méchancetés.

Pourtant on le plains ce petit charly, entouré de mauvais et qui jour après jour se rend compte qu'il a fait tuer tous ceux qu'il appréciait.  
La prochaine fois que je vais au Louvre je ferme les yeux et imagine des lapins de Garenne fuyant un roi nu sur son destrier.

4ème de couverture:
  Charles IX fut de tous nos rois de France l un des plus calamiteux.
A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l Europe entière. Abasourdi par l énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses.
Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous.
Pourtant, il avait un bon fond

vendredi 22 février 2013

Rue des voleurs de Mathias Enard

Auteur: Mathias Enard, français né en 1972
Bibliographie:
  • Parle-leur de batailles, de roi et d'éléphants
  • rue des voleurs
  • Zone
  • L'alcool et la nostalgie
  • la perfection du tir
  • remonter l'orénoque
  • Bréviaire des artificiers
Editeur: Actes Sud
Prix: 21.50€
Genre: Contemporain

Mon avis:
D'emblée je me suis attachée au personnage de Lakdhar. Il aime lire, ce qui me le rend forcément sympathique, il trouve dans la lecture une fuite, un refuge, un espoir, un plaisir. Par contre dans sa vie de tous les jours il vit avec des oeillères, il ne voit pas ce qui est évident. J'ai aimé ce personnage aussi pour sa complexité. 
Lakdhar c'est d'abord un jeune marocain de Tanger avec des désirs simples, passer du temps avec son ami Bassam, draguer les filles, lire des polars, s'amuser. Il ne rêve pas de franchir le Détroit vers l'Espagne et des rêves de grandeur. Il désire sa cousine Meryem. Quelque part il est comme tous les jeunes, sauf qu'il vit à Tanger et que la religion tient une part importante dans sa vie et celle des autres. 
Il va être le témoin d'évènements sans vraiment y prendre part, sans non plus se rendre forcément compte de leur portée. Ainsi lorsqu'il est recueilli par un groupe d'islamiste il va rester aveugle à leurs vraies motivations.
Lakdhar c'est aussi le chanceux poissard. Contradictoire? Non , il se sort d'une situation pour retomber dans une autre, il peut avoir l'impression que c'est un mieux, de l'argent , de la liberté, une belle histoire, et hop, le destin lui donne un petit coup sur la caboche et arrive les ennuis.
C'est aussi le récit d'une errance, sans vraiment de but. Lakdhar ne rêve pas d'ailleurs mais voyage. Au cours de son voyage il croise des personnages aux caractères très variés. Bassam son ami d'enfance est un gars simple qui s'oublie peu à peu au profit d'une idéologie qui n'est pas complètement la sienne. Ainsi parfois au contact de Lakdhar on voit surgir un espoir , un éloignement des Ténèbres. 
Le cheik Nourredine est un serpent aux jolis couleurs, tout chez lui respire la duplicité.
 Judit, jeune femme espagnole...Elle est en prise avec la crise Espagnole (l'histoire se déroule au moment des printemps arabes et du mouvement des Indignés). Sa relation avec Lakdhar est étrange , entre rêve et réalité.

La fin du roman est surprenante Même si quelques indices au cours de la lecture laisse deviner où se trouve Lakdhar je n'ai jamais penser que cet acte final serait celui écrit par l'auteur, et pourtant il y a là une certaine logique.

Rue des voleurs est également le titre du dernier chapitre, là où tout fini mais aussi un lieu d'humanité, certes une humanité à la dérive mais vivante. Je ne suis pas sure que le personnage soit malheureux au début ou à la fin du livre, il a trouvé une certaine paix au milieu des bouquins et des souvenirs. Car il s'agit là de souvenirs, racontés à la première personne a posteriori. Quelques apartés montrent que le narrateur (Lakdhar), avec le recul, a pris la mesure de l'importance des détails, des évènements.
C'est un bon livre mais comme beaucoup de mes lectures du moment un livre où il y a un fort sentiment de gâchis.

4ème de couverture:
C'est un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, un musulman passable, juste trop avide de liberté et d'épanouissement, dans une société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes d'espagnol, mais assez de français pour se gaver de Série Noire. Il attend l'âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C'est avec elle qu'il va "fauter", une fois et une seule. On les surprend : les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi.
Commence alors une dérive qui l'amènera à servir les textes, et les morts, de manières inattendues, à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l'amour et les projets d'exil.
Dans "Rue des Voleurs", roman à vif et sur le vif, l'auteur de "Zone" retrouve son territoire hypersensible à l'heure du Printemps arabe et des révoltes indignées. Tandis que la Méditerranée s'embrase, l'Europe vacille. Il faut toute la jeunesse, toute la naïveté, toute l'énergie du jeune Tangérois pour traverser sans rebrousser chemin le champ de bataille. Parcours d'un combattant sans cause, "Rue des Voleurs" est porté par le rêve d'improbables apaisements, dans un avenir d'avance confisqué, qu'éclairent pourtant la compagnie des livres, l'amour de l'écrit et l'affirmation d'un humanisme arabe.




La machine à différences de William Gibson & Bruce Sterling

Auteurs: William Gibson et Bruce Sterling
Genre: Science fiction
Challenge: Chez Frogzine (steampunk)

Mon avis:
Le challenge mystère chez Frogzine consiste à lire dans un genre donné, tiré au sort chaque mois. Pour Janvier-février, c'était nouvelle (là pas de soucis) et Steampunk.
Pour Steampunk je suis allée chercher la définition sur Wikipédia. Et j'ai d'abord lu Anno Dracula de Kim Newman et j'ai aimé, manque de bol si c'était du Steampunk à sa sortie il a été reclassé plus tard et de façon rétroactive (je déteste la rétroactivité sauf si elle est à mon avantage). Première essai, premier échec. Je relis la définition et tombe sur un second titre "la machine à différences".

Les critères du Steampunk y sont bien, vapeurs et technologie (bon de la technologie à base de vapeur et charbon mais de la technologie). J'ai pas accroché, pire j'ai carrément décroché. L'univers déjà ne m'a pas emballé plus que cela. Je ne suis pas allée très loin dans ma lecture 1/3 du livre, mais pour être honnête même en refermant définitivement le livre à ce stade cela faisait longtemps que je regardais les pages plus que je ne les lisais.
Je pense que c'est le genre qui ne me botte pas plus que cela. Mon esprit pétrolier à du mal à concevoir des machines et autres autrement que ce qu'elles sont aujourd'hui. Du coup comme je n'arrive pas à me défaire de la réalité je n'arrive pas du tout à me transporter dans l'univers proposé par les auteurs.
Après il y a les personnages , dès le départ je ne me suis pas attachée. Je n'ai pas toujours compris leurs motivations ou leurs modes de pensée.

Il m'a fallu un temps fou pour lire ces quelques pages , j'ai donc préféré mettre fin au supplice et pour le livre et pour moi.

Opium Poppy d'Hubert Haddad

Auteur: Hubert Haddad, tunisien né en 1947
Bibliographie (romans):
  • Un rêve de glace
  • La Cène
  • Les Grands Pays muets
  • Armelle ou l'éternel retour
  • Les Derniers Jours d'un homme heureux
  • Les Effrois
  • La Ville sans miroir
  • Perdus dans un profond sommeil
  • Le Visiteur aux gants de soie
  • Oholiba des songes
  • L'Âme de Buridan 
  • Le Chevalier Alouette
  • Meurtre sur l'île des marins fidèles
  • Le Bleu du temps
  • La Condition magique
  • L'Univers, roman dictionnaire
  • La Vitesse de la lumière
  • Le Ventriloque amoureux
  • La Double conversion d'Al-Mostancir
  • La culture de l'hystérie n'est pas une spécialité horticole
  • Le Camp du bandit mauresque, récit d'enfance
  • Palestine
  • Géométrie d'un rêve
  • Opium Poppy
  • Le Peintre d'éventail 
Editeur: Folio
Genre: contemporain

Merci pour ce partenariat à Livraddict et aux éditions Folio. J'avais découvert Hubert Haddad  avec "L'âme de Buridan" et si le sujet m'avait semblé étrange j'avais aimé la poésie deses mots.

4ème de couverture:
 "Ils m'ont donné un revolver et quand j'ai tiré, j'ai vu que c'était sur mon frère."
Bertolt Brecht

C'est l'histoire d'Alam. Celle d'un petit paysan afghan, pris entre la guerre et le trafic d'opium. A travers ses yeux, nous découvrons les choix terribles qui s'imposent à l'enfant soldat. A travers ses aventures d'immigré clandestin, nous sont dévoilés dans toute leur absurde crudité les chemins de la drogue, du producteur de pavot à l'héroïnomane parisien.

Hubert Haddad nous offre un livre coup de poing. En poète, en homme libre, il sait que la littérature seule peut approcher la tragédie. Dernier fleuron d'une oeuvre encensée par le public et la critique, Opium Poppy résonne d'un lyrisme haletant, celui de l'urgence de l'engagement.

Mon avis:
Heureusement que je n'ai pas commencé ce roman dans l'optique de me remonter le moral!  Tout du long j'ai ressenti un grand sentiment de gâchis. Pas seulement face à ce jeune garçon dépouillé de tout, même de son prénom. Il n'a plus rien , plus de rêves, plus d'espoir, il avance pourtant mais comme une coquille vide.
Le roman commence dans un centre de jeunes réfugiés en France. De suite on est confronté à la violence, la violence que ces jeunes ont subie avant d'arriver dans ce lieu, la violence  qui continue à s'exercer insidieuse, naturelle presque , seule réponse connue .
Il prends par hasard le nom de son frère disparu. Sa vie se déroule devant nos yeux dans un incessant va et viens entre un présent sans futur et un passé qui mène peu à peu vers une issue inéluctable. 
Je suis allé voir à quoi ressembler les fleurs d'opium et il est effarant de voir qu'une chose aussi jolie puisse être la source de tant de désespoir et de malheur. 
En tant que petit paysan il cultivait le pavot pour le compte de gros caïd  avec cette pression des insurgés islamistes. Il a survécu en faisant la mule dans les villes.
Il a vu les conséquences de la radicalisation religieuse et perdue son seul espoir d'humanisation.
Il a été embarqué de forces dans des combats qui n'étaient pas les siens.
Je n'ai pas eut la sensation qu'il avait le choix, petit fétu de paille emporté par un courant bien trop fort.
Son arrivée en France aurait pu peut être le sauver mais le système n'est pas forcément capable de répondre aux besoins de ces gosses brisés. Et il continue encore et encore à tomber.
J'ai résister jusqu'au bout et n'ait pas lu la fin avant l'heure, ce qui est suffisamment rare de ma part pour que je le dise. 
J'ai particulièrement apprécié ce récit à deux temps où le passé et le présent se répondent, où l'un nourrit l'autre. J'ai pleuré sur Alam, le grand frère et le petit, celui qui essaie de vivre pour ce grand frère perdu.
J'ai crié face à cette situation qui ne peut laisser aucun espoir.
Je suis sortie lessivée de ma lecture, pas révoltée mais lassée face à ce qui existe encore aujourd'hui dans l'indifférence totale.


samedi 16 février 2013

La princesse des glaces de Camilla Läckberg

Auteur: Camilla Läckberg, suédoise née le 30 août 1974
Bibliographie:

Série « Erica Falck et Patrik Hedström »

  1. La Princesse des glaces, Actes Sud, coll. Actes noirs, 2008 ((sv) Isprinsessan, 2003), trad. Lena Grumbach et Marc de Gouvenain (ISBN 9782742775477)
  2. Le Prédicateur, Actes Sud, coll. Actes noirs, 2009 ((sv) Predikanten, 2004), trad. Lena Grumbach et Catherine Marcus (ISBN 9782742781799)
  3. Le Tailleur de pierre, Actes Sud, coll. Actes noirs, 2009 ((sv) Stenhuggaren, 2005), trad. Lena Grumbach et Catherine Marcus (ISBN 9782742786626)
  4. L'Oiseau de mauvais augure, Actes Sud, coll. Actes noirs, 2010 ((sv) Olycksfågeln, 2006), trad. Lena Grumbach et Catherine Marcus (ISBN 9782742791064)
  5. L'Enfant allemand, Actes Sud, coll. Actes noirs, 2011 ((sv) Tyskungen, 2007), trad. Lena Grumbach (ISBN 9782742794676)
  6. La Sirène, Actes Sud, coll. Actes noirs, 2012 ((sv) Sjöjungfrun, 2008), trad. Lena Grumbach (ISBN 978-2330008925)
Les six premiers romans de la série ont fait l'objet, en français, de livres audio publiés chez Audiolib, narrés par Christine Pâris (volumes 1 et 3), Éric Herson-Macarel (volumes 2, 4 et 5) et Jean-Christophe Lebert (volume 6).

Autre récit policier

Cyanure, Actes Sud, coll. Actes noirs, 2011 ((sv) Snöstorm och mandeldoft, 2006), trad. Lena Grumbach (ISBN 9782330001346) Ce roman met en scène le personnage de Martin Molin, collègue de Patrik Hedström dans la police de Fjällbacka

Editeur: Acte sud
Prix: 21.30€
Genre: Policier
Challenge: Un auteur de ma Pal

Mon avis:
Je suis forcément très proche du personnage d'Erika et je compatis à son obsession pour les points Weight Watchers (la frangipane c'est le quota de la journée!!!). Petite aparté diététique close!
Encore un policier nordique! Encore... Ils peuvent continuer car je ne me lasse pas de ce genre découvert il y a peu (quoique un an déjà!) et cette univers scandinave ne cesse de me séduire (ça doit être parce qu'il y fait plus froid que chez nous et que donc ça me réchauffe!).

Ici l'héroïne est une femme , ça change un peu, bon elle a un partenaire en la personne de Patrik (Patriiiikk!). Mais elle n'est pas un faire valoir. 

Dans ce premier tome elle est à une période charnière de sa vie : ses parents sont morts et son beau-frère est définitivement le roi des ordures (quoique définitivement...il devient vite l'empereur, voir le dieu des ordures!).
Toute l'intrigue se passe dans une petite bourgade suédoise du nom de Fjallballa (orthographe plus qu'incertaine mais je ne la changerai pas pour signifier comment j'ai galéré avec ce nom lors de ma lecture, vous pouvez imaginer le gros doigt posé sur la feuille décortiquant lettre après lettre pour essayer de former de façon vaine un mot compréhensible par mon petit cerveau!).
Fermons la digression linguistique!!

Donc tout se passe dans cette bourgade au nom charmant où rien ne se passe , où tout le monde se connaît. Sauf que l'on découvre un cadavre dans une baignoire. Le cadavre d'une jeune femme aux veines tranchées. Le cadavre d'Alexandra, amie d'enfance d'Ericka. Amie qui a quitté brutalement la petite bourgade de Falbala vingt cinq plus tôt. 
Ericka va alors être chargée par les parents de la défunte de rédiger la rubrique nécrologique. Et oui, Ericka est écrivain! Cela paraît simple , un suicide sauf que...
Et là entre en scène le beau Patriiiiick, flic de son état d'un petit commissariat à côté de la petite bourgade. (Le nom m'est encore plus une torture que Falabelack... ) Patrik est intelligent, charmant, divorcé. Pas de chance pour lui son chef est un abruti.( Le premier qui dit que c'est normal pour un chef je le tape!)
Patrik va donc mené l'enquête avec Ericka. 

J'ai particulièrement apprécié le déroulement de l'enquête qui mêle passé et présent. Les rebondissements qui émaillent l'histoire.
J'ai beaucoup aimé aussi que l'enquête ne soit pas la seule intrigue du roman. Et oui il y a de l'amour , de l'amitié. J'ai suivi avec intérêt ces petites histoires annexes, mon côté fleur bleue a été ravie!

Bonne nouvelle il y a cinq autres romans dans cette série. Mauvaise nouvelle c'est toujours dans la même petite ville au nom si Fabuleudantesque!!

4ème de couverture:
Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'œuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide.

Au-delà d'une maîtrise évidente des règles de l'enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et - tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol - disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu'on ne le pense.

vendredi 15 février 2013

Tout pour titou de violaine Bérot



Auteur: Violaine Bérot, Française
Bibliographie:
Tout pour titou
Notre père qui êtes odieux
Léo et Lola
Editeur:Lunatique
Genre: Drame

Mon avis:
De l'importance de lire les quatrième de couv': Je n'ai lu que les deux premières lignes, vite fait, et me suis dit qu'il s'agissait d'un livre sur le désir d'enfant...
1ère page: Le routier, géniteur de Titou s'exprime, il ignore qu'il est l'inséminateur naturel, il est cru, vulgaire.
Deuxième page: La mère, elle a trouvé une éprouvette à sperme sur pied pour son désir d'enfant. c'est limite mais pourquoi pas on fait avec les moyens du bord!
Troisième page: Elle apprend qu'elle attends des jumeaux, sauf qu'elle voulait UN enfant et pas deux. Elle décide d'ignorer le deuxième sciemment, de souhaiter sa mort. Là déjà je tique!
L'accouchement: à son retour elle mets Titou dans sa chambre , le deuxième bébé sur des coussins dans le cagibi où siège la machine à laver...
Bon à ce stade je vois que j'ai fait fausse route! Je décide de continuer dans ce qui sera un récit de maltraitance, autant pour mon désir de joie et légèreté.
Le point de vue des personnages alterne, principalement la mère, Titou et l'autre. Il y a aussi Betty, seul autre personnage a avoir un prénom.
C'est un récit très violent, très dur, très triste! La mère est frappa dingue, et pas la version gentille de la folie! Cette décision qu'elle prends le jour de l'échographie elle la maintient jusqu'à l'extrême, jusqu'à l'absurde! Elle échoue également à rendre heureux Titou, mais il faut dire qu'il lui manque le minimum de bon sens pour cela.
Titou, ado mal dans sa peau, complètement à côté de ses pompes. Il sent bien que la situation est anormale mais il la vit depuis sa naissance. Il essaie maladroitement de faire changer les choses, au départ pour de mauvaises raisons et puis après par un attachement à cet autre qui lui ressemble;
L'autre, c'est terrible ce petit mot... On a envie de le prendre de le cajoler ou de le secouer en lui disant de se rebeller, de crier, de se débattre. Mais sevré depuis sa naissance de tendresse et d'amour il est incapable de réagir normalement.
La situation a duré des années jusqu'à l'adolescence. Titou veut faire enrager sa mère et fait entrer l'enfant honni dans le jeu. Il va rompre l'équilibre, rebattre les cartes. Sauf qu'il n'a pas forcément la main heureuse.
Betty, la voisine, jeune fille joyeuse, colorée, va être l'explosif, un accélérateur.
Le livre est court, il se lit d'un coup. Le passage entre chaque personnage est douloureux, ils ne se comprennent pas, ne s'entendent pas... Nous seuls savons tout et voyons la situation empirer page après page jusqu'au dénouement.

4ème de couverture:
Quoi de plus beau que l’amour d’une mère pour son enfant ? Titou est choyé, dorloté, adoré. Tout pour Titou. Il se sent pourtant complètement démuni face à cette mère trop aimante. Il étouffe, il n’en peut plus, cherche par tous les moyens à la pousser à bout ; qu’elle le lâche un peu, il est grand maintenant. Mais voilà, Titou et sa mère sont liés par un lourd secret, tapi dans le noir, à côté de la machine à laver, derrière la porte : l’autre, l’ahuri.
Roman expurgé de toute narration classique, Tout pour Titou nous plonge sans ménagement au coeur des pensées intimes de chacun des protagonistes. Une exigence stylistique qui nous contraint à affronter tour à tour leur délire, leur colère, leur désarroi ou leur peur.
Implacable et monstrueux, ce court récit n’en est pas moins d’une noirceur éblouissante.

Planète à louer de Yoss

Auteur: Yoss, cubain
Bibliographie:
Interférences
Planète à louer
Editeur: Mnemos
Prix: 19.80€
Genre: Science Fiction
Challenges: Littératures de l'imaginaire, Le tour du monde en 8 ans

Mon avis:
Ce livre est une critique du Cuba dans les années 90. Seul soucis c'est que face à une inculte comme moi cela passe totalement inaperçu. Ou plutôt je me dis que si la société cubaine ressemble à ce que décrit ce roman c'est pas joli, joli.
Ce roman est surtout un livre de science fiction avec la technologie avancée, des extraterrestres ou xenoïdes nombreux, une domination sans partage. La Terre est une planète colonisée, dominée, exploitée, asservie! Pas beaucoup d'espoir dans ces récits.
Huit textes indépendants les uns des autres mais liés les uns aux autres par le biais des personnages. Ils entretiennent des liens les uns avec les autres. J'ai aimé découvrir, deviner ces liens au fil de la lecture.
L'architecture du livre est simple, un court avant propos illustre les rouages de cette société puis laisse place à l'histoire individuelle. Un profond sentiment de désespoir court tout le long. De la travailleuse sociale à la jeune orpheline en passant par les artistes, sportifs et scientifiques. Ils se vendent tous et ceux qui ne se vendent pas meurent. On y découvre aussi les races extraterrestres pour qui on éprouve peu de sympathie sauf pour "ToiGrandeBrut" mais c'est une exception. Les humains, personnages principaux comme secondaires, ne sont pas non plus tous sympathiques. Pourtant on s'attache, on comprends, on désapprouve!
C'est prenant! On vit chaque récit à fond! On espère à chaque fois!

4ème de couverture:
« Toute ressemblance entre la Cuba des années 1990 et cette terre du XXIe siècle est purement intentionnelle »

Dans un futur indéterminé, une guerre nucléaire totale est sur le point d'éclater. Afin de sauver la Terre, des espèces extraterrestres en prennent possession, après avoir fait montre de leur force en annihilant l'Afrique. Ils y imposent des règles draconiennes visant à rétablir l'équilibre écologique. Un siècle plus tard, notre planète est redevenue un paradis, un « monde souvenir », où les riches xénoïdes viennent faire du tourisme. Mais derrière l'image d'Épinal, les conditions de vie des Terriens sont loin d'être idylliques. Buca, la prostituée, Moy, l'artiste métis ou Alex, le scientifique de génie, tous n'aspirent qu'à une seule chose : fuir... partir... s'exiler... quitter la Terre... par tous les moyens !

Le livre de la mort - Anonyme

Auteur: Anonyme
Bibliographie (connue):
Le livre sans nom
L'oeil de la lune
Le cimetière du diable
Le livre de la mort
Editeur: Sonatine
Prix: 21.30€
Genres: Thriller, fantastique
Challenges: ABC 2013, Littérature de l'imaginaire

Mon avis:
Je suis passée directement du "livre sans nom" au "livre de la mort", les deux ouvrages intermédiaires étant aux abandonnés absents dans les rayonnages de ma bibliothèque municipale. C'est pas l'idéal pour la lecture mais on devine ce qui a pu se produire entre les deux livres.
Donc on retrouve le Bourbon Kid, ou plutôt JD. Il n'est plus un tueur sanguinaire, enfin presque plus, enfin presque plus pendant un temps, un court laps de temps.
Mais à sa décharge la ville de Santa Mondega est un repaire de créatures du mal et son passé de Bourbon Kid lui a créé quelques ennemis (Beaucoup? Beaucoup).
Comme le 1er tome c'est un roman déjanté. Pas le même effet de surprise que pour le premier, qui il faut le dire part dans tous les sens. 
C'est sanglant, c'est cruel, c'est drôle! Le personnage de Sanchez , patron du tapioca, producteur de Whisky-pipi, radin , balourd mais sacré veinard est l'un de mes favoris. C'est un loser mais dans toute sa splendeur! Le mec n'est jamais là où il faut , tout lui tombe tout cuit dans le bec et il fonce dans les embrouilles plus vite que l'éclair!
On suit aussi Kacy et Dante, vampires malgré eux. Ils sont mignons tous les deux. Assoiffés d'humanité! Et eux aussi aiment les embrouilles et les jolies pierres bleues! 
Et tout le monde court après un bouquin. C'est formidable ce monde où ils sont tous férus de littérature! 
L'histoire s'enchaîne à un rythme effréné et finie sur "Fin" (peut être). Et là je dis "oui". j'ai quand même demandé à mes bibliothécaires adorés de se procurer les deux ouvrages manquants , je veux tout savoir!! Et j'aurais ainsi le plaisir de relire les deux "livres".

4ème de couverture:
Il est sans doute préférable pour votre bien-être que personne n’inscrive jamais votre nom dans Le Livre de la mort, sans quoi il vous resterait très peu de temps pour formuler vos dernières volontés. Aussi on peut aisément comprendre que celui-ci fasse l’objet de multiples convoitises, en général assez mal intentionnées. Et que quelques contrariétés guettent son actuel détenteur, l’infortuné Sanchez.

Officiellement mort, le Bourbon Kid, le tueur le plus impitoyable que la terre ait jamais portée, devrait, pour sa part, pouvoir aspirer à des jours heureux en compagnie de Beth, son amour de jeunesse enfin retrouvé. Encore faudrait-il que sa nouvelle identité reste secrète, sans quoi ses nombreuses victimes et ses ennemis, plus nombreux encore, pourraient bien s’unir pour élaborer une terrible vengeance. Mais quand Beth est kidnappée et qu’il s’avère être le seul à pouvoir sauver la petite ville de Santa Mondega d’un terrible bain de sang, le Bourbon Kid n’a plus qu’une solution : revenir d’entre les morts. Plus sauvage et impitoyable que jamais.


mercredi 13 février 2013

Pourquoi être heureux quand on peut être normal? de Jeanette Winterson

Auteur: Jeanette Winterson, anglaise née le 27 août 1959
Bibliographie:
  •  Les Oranges ne sont pas les seuls fruits, Paris, édition des femmes (1991)
  •  Le Sexe des cerises, Paris, Plon (1995)
  •  Écrit sur le corps, Plon (1993)
  •  Art et Mensonge, Plon (1998)
  •  Powerbook, édition de l'Olivier (2002)
  • Le Roi de Capri, Gautier-Languereau (2005)
  •  Garder la flamme, Melville (2005)
  • L'Horloge du temps, Albin Michel « Wiz » (2008)
  • Pourquoi être heureux quand on peut être normal, Éditions de l'olivier (2012)
Editeur: L'Olivier
Prix: 21.00€
Genre: Autobiographie

Mon avis:
Je ne connaissais pas du tout Jeanette Winterson avant ce roman et c'est dommage. Cette lecture m'a donné envie de lire ses oeuvres précédentes. Elle y fait référence tout au long de son récit. Elle cite aussi de nombreux autres auteurs.
C'est un roman étrange. Il m'a fait penser à un retour sur des lieux passés. A chaque monument, endroit on évoque un souvenir , une émotion. Il n'y a pas forcément une suite logique. La chronologie va et vient. 
J'ai aimé ce récit pour l'importance de la lecture, de l'écriture. La littérature a été une bouée de sauvetage pour l'auteur. Elle se dévoile totalement , elle explique comment l'écriture la sauvée. 

Jeanette Winterson est une enfant adoptée. Ses parents adoptifs sont assez particuliers, surtout sa mère. Les violences physiques , que l'on devinent, ne sont rien en comparaison de la violence psychologique. Cette volonté d'étouffer tout droit au bonheur, à l'accomplissement personnel. La mère a un grave problème et est très intolérante.
Mais ,comme l'explique l'auteur, c'est peut-être grâce à cela qu'elle est devenue qui elle est. Un écrivain doué, reconnu mais une femme blessée maladroite dans ses relations aux autres et face à l'amour.
C'est vraiment étonnant j'ai apprécié cette lecture mais je ne trouve pas forcément grand chose à en dire. Tout du long j'ai eut envie de découvrir ses autres romans (je l'ai déjà dit) et j'avoue que ce fut un manque. C'est un récit très intime . L'auteur se dévoile sans fard, sans concessions. Elle évoque ses défauts aussi bien que ses qualités. Elle montre ses faiblesses. Elle partage avec nous cette recherche de bonheur, mais aussi la recherche de sa mère. Elle nous explique le cheminement de ses pensées et émotions.

4ème de couverture:
Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?

Étrange question, à laquelle Jeanette Winterson répond en menant une existence en forme de combat. Dès l'enfance, il faut lutter : contre une mère adoptive sévère, qui s'aime peu et ne sait pas aimer. Contre les diktats religieux ou sociaux. Et pour trouver sa voie.

Ce livre est une autobiographie guidée par la fantaisie et la férocité, mais c'est surtout l'histoire d'une quête, celle du bonheur. «La vie est faite de couches, elle est fluide, mouvante, fragmentaire», dit Jeanette Winterson. Pour cette petite fille surdouée issue du prolétariat de Manchester, l'écriture est d'abord ce qui sauve. En racontant son histoire, Jeanette Winterson adresse un signe fraternel à toutes celles - et à tous ceux - pour qui la liberté est à conquérir.

Pain amer de Marie-odile Ascher

Auteur : Marie-Odile Ascher, française
Bibliographie:
Pain amer est sont premier roman,
Le serment de maria, 2012
Editeur: Pocket
Prix: 7.22€
Genre: Historique

Mon avis:
J'ai trouvé ce livre très émouvant. 
Marina est née en France de parents russe. Son père a quitté la Russie lors de l'ascension au pouvoir des Bolcheviks. Il se réfugie en France avec deux de ses frères et son père. Il laisse au pays une mère, un frère et beaucoup de souvenirs. Ces réfugiés refont leur vie dans le Sud mais lorsqu'en  Staline offre une possibilité de retour ils vont quitter ce pays qui les a accueilli pour retourner vers la patrie de leurs souvenirs.
Marina, elle, est née en France, a grandi en France, a étudié, est amoureuse de Marc. Comme ses frères et soeurs elle ne parle pas russe, elle ne le comprends pas plus. Elle va suivre ses parents parce qu'elle est mineure, parce qu'elle est solidaire de sa famille et surtout parce qu'elle pense pouvoir revenir.
Pas de suspens dans ce récit vu que la première page se situe en 1991 en Ukraine d'où Marina se souvient. Je ne suis pas douée en géographie mais l'Ukraine n'est pas un département français ni à l'époque ni dans le passé. On sait donc qu'elle n'a pas pu faire le voyage retour.
C'est une histoire d'amour inconditionnel entre Marc et Marina. Un amour contrarié. Mais pas seulement c'est aussi le récit d'un lent renoncement, de l'étouffement de l'espoir de la capacité de l'individu de croire, de se tromper, de résister, de survivre et de vivre.
Marina est une jeune fille naïve et énergique. Je pense qu'elle se leurre sciemment. Elle est à la fois inconsciente et courageuse.
Son récit m'a arraché des larmes. 
La description de l'URSS y est terrible et paradoxale. Tout y est absurde rien ne semble vrai même les relations humaines. Et paradoxalement il y avait des possibilités quand on accepte l'absurdité du système. 
Les parents de Marina ont cru en chimère et cela bien au-delà du raisonnable mais je comprends ce besoin de retrouver son pays, son identité et la culpabilité qui peut surgir lorsque l'on comprend que ce que l'on cherche n'existe pas. 
Il y a des trous dans le récit. Tout y est perçu par le prisme de Marina et il faut le dire elle est très centrée sur son histoire d'amour contrarié. Mais au-delà de cet amour c'est sans doute l'espoir de retrouver une normalité, une liberté.


4ème de couverture:
En 1946, Staline offre l'amnistie aux Russes blancs résidant sur le territoire français et les incite à rentrer au pays. Quelque quatre à six mille personnes, celles-là même qui avaient fui les bolcheviks en 1920 pour trouver refuge en France, vont répondre à cet appel. Parmi elles, Marina et sa famille. La jeune fille, mineure, accepte d'accompagner les siens en Russie, mais elle est déterminée à revenir afin d'épouser Marc qu'elle aime passionnément. Le voyage en train s'étire, et la séparation se prolonge. Pour tromper l'absence, les jeunes gens s'écrivent, ne sachant pas encore que leurs sentiments vont se heurter au mur du totalitarisme... Pain amer est le récit de ce voyage de retour et des premières années d'installation en URSS d'une jeune fille née et grandie en France. Fondé sur une solide documentation historique, c'est aussi une réflexion sur la part de liberté dont l'Histoire, dans centaines circonstances, nous prive ; et qu'il nous faut reconquérir à force de pugnacité.